21/09/2009

SheKeepsBees – Nests

SheKeepsBees-NestsDonc, elle garde des abeilles. Qui ça, elle ? Et bien, une certaine Jessica Larribee, plus son compagnon de producteur Andy LaPlant aux fûts. La nature même de leur duo SheKeepsBees (un garçon, une fille, plein de possibilités qui rockent), le genre pratiqué (des songs à l’héritage bluesy évident), tout concourt à rameuter le couple de Brooklyn dans un enclos gardé par des certains The Kills, sans même parler des White Stripes. Sauf que la voix, grave et puissante, et le chant univoque de la demoiselle évoqueront immanquablement une PJ Harvey dopée à la testostérone (ou à Thalia Zedek), l’énergie libératrice en moins. Sans compter qu’en fin de bilan, on repassera pour la nouveauté, sans même parler de chansons à l’écriture souvent faiblarde (hormis la très entêtante Gimmie). Un petit stage de remise à niveau chez les Fiery Furnaces, peut-être ?

 

Un disque : SheKeepsBees Nests (Names Records)


Gimmie - She Keeps Bees

You Can Tell - She Keeps Bees

19/09/2009

Squarepusher – Solo Electric Bass 1

Squarepusher – Solo Electric Bass 1La donnée est peu connue des fans invétérés de l’IDM breakbeat (tendance jazz, tout de même) de l’animal Squarepusher, mais le gars Thomas Jenkinson a été élevé tout petit au biberon des notes bleues. Formé à la rigoureuse école du jazz où il apprit très tôt la basse, le producteur anglais s’est depuis fait un – énorme – nom en dehors de la musique improvisée, culminant au sommet des musiques électroniques grâce à des morceaux aussi imparables que My Red Hot Car ou Go Spactic et ses déchaînements de beats déstructurés qui rendent fou.

Inutile de le préciser, de tentation surexcitée, il n’est nulle question sur ce Solo Electric Bass 1, capté en concert à la Cité de la Musique de Paris en septembre 2007. Au-delà de l’époustouflante virtuosité de Jenkinson, bluffante et fascinante, c’est le raffinement musical de l’artiste qui retient avant tout l’attention. Alors qu’on aurait pu craindre les débordements excessifs d’un singe savant trop heureux de montrer son savoir-faire, les interprétations du musicien de Chelmsford tranchent dans le vif d’une vision organique, profondément dynamique et pleinement maîtrisée. A leur écoute, on ne voit pas le temps passer et c’est formidable.

 

Un disque : Squarepusher Solo Electric Bass 1 (Warp)

seb-1.01 - Squarepusher

seb-1.02 - Squarepusher

17/09/2009

Lightning Dust – Infinite Light

Lightning-Dust-Infinite-Light-477508Les premières secondes de la lumière, infinie comme elle est belle, l’indiquent, c’est un grand disque, celui du duo américain Lightning Dust, qui nous attend. Promenades élégiaques au son d’un piano bleuté et d’un orgue atténué, accompagnements de guitare d’une subtile discrétion, tout concourt à faire de cette Antonia Jane une des chansons coup de cœur de l’année. La suite est, sinon du même acabit, parfaitement recommandable, elle aussi. Entre compromis idéal entre Belle & Sebastian et The Kills (I Knew) et déclinaisons empoisonnées des Fiery Furnaces (The Times), les duettistes Amber Webber / Joshua Wells (tous deux membres de Black Mountain, par ailleurs) trouve le ton juste, la manière compositrice en sus. Romantique quand il faut, sans la moindre compassion adolescente svp (Never Seen), il tire tout le sel de la voix très sensuelle de Melle Webber, empreinte d’un vibrato à la Frida Hyvonen et d’une puissance très maîtrisée qui rappelle Martha Wainwright. Pleinement assumé, jusque dans ces excès (les trémolos de History, par exemple), Infinite Light risque d’encore faire parler de lui, et en (très) bien.

 

Un disque : Lightning Dust Infinite Light (Jagjaguwar)

 


Antonia Jane - Lightning Dust

The Times - Lightning Dust

Paranoia Birthday – Il Ne Restera / Hesta

HHH_88Emanation personnelle du fondateur du label bruxellois Young Girls Records, hébergeur de talent d’artistes inclassables parmi lesquels le farouchement indépendant Maurizio Bianchi et sa très recommandable Dekadenz, Paranoia Birthday nous présente au format CD-R ultra-limité (50 copies chacune) deux œuvres éditées par FF HHH, autre maison belge dans les marges (et pas qu’un peu).

Le premier EP deux titres Il Ne Restera est tout particulièrement intéressant, en dépit de son champ d’action fréquenté par l’incroyable Jim O’Rourke sur son magnifique I’m Happy, tout récemment réédité. Tournant sur d’obsédantes boucles à l’orgue qui virent de plus en plus à l’orage (sans qu’il ne craque jamais), Ni L’Amour prend tout son sens quand on l’écoute au casque. Harcelant et grésillant, le morceau termine par rendre complètement dingue, comme si un essaim de robots dans le brouillard cherchait à se faire embaucher dans un montre sidérurgique broyeur d’humains. Impressive. Le second titre Les Larmes nous entraîne dans les restes chauds d’un concerto pour orgue démoli par Fennesz (ou capté sur Radio Tirana), un UFO tournoyant à l’horizon. Avant une brève conclusion proto rock où une mélodie vocale – très – mal chantée sur un air joué sur chaîne hi-fi décomplexera tous les chanteurs en salle de bains de la planète.

Tout en anti-climax spatialisé, le second EP Hesta gargarise en toute volatilité les affres spatiales d’une musique obsédante débarrassée de toute tentation planante. Pleinement fantomatique et lunaire, le drone qui peuple le morceau-titre semble promis à une séance d’envoûtement vers l’au-delà, planté du côté de Henry Chopin ou d’Eliane Radigue. A la fois abstrait et inquiétant, le second et dernier titre Something Will Be The End Of… affronte un gang d’aliens déguisés en jardiniers mutants, entre autres explications improbables d’un monde qui offre des heures incomparables à nos imaginaires malades. Et hors de toute aseptisation, forcément insipide et indolore, la surprise guette au coin de chaque seconde, entretenue dans un cyberespace qui n’a jamais été aussi réel, ni prenant.

 

Deux EP : Paranoia Birthday Il Ne Restera / Hesta (FF HHH)


Hesta - Paranoia Birthday

14/09/2009

Cass McCombs – Catacombs

Cass-McCombs-Catacombs-470437La pochette – à l’entrée d’une grotte – et le titre sont parfaitement trompeurs, nulle trace de déprime existentialiste sur le nouvel effort du songwriter américain Cass McCombs. Epris de ballades totalement sixties, McCombs habite en toute sincérité un cabanon romantique, tapissé de veloutes à la M. Ward, orné de sucettes au goût de Zombies. Ouvert sur un splendide duo en compagnie de l’actrice Karen Black (qui à 67 ans, en a vu d’autres, notamment dans le fameux Easy Rider), le disque enchaîne sur une doucerette romance toujours fan des Byrds, une Prima Donna qui touche en plein cœur. Larme à l’œil et pourtant jamais pleurnichard, le Californien fait tout son miel d’une guitare et d’un piano, au milieu de discrets arrangements d’une élégance toute poétique, pleinement au service de mélodies aussi travaillées qu’elles sont attachantes. Et on en redemande.

 

Un disque : Cass McCombs Catacombs (Domino)

Dreams-Come-True-Girl - Cass McCombs

Prima Donna - Cass McCombs

13/09/2009

V/A – An Anthology of Chinese Experimental Music 1992 - 2008

chinesemusicImmense et diversifiée, la culture chinoise se déguste très largement au-delà des clichés habituellement véhiculés par des médias occidentalisés en mal d’exotisme. Vieille d’environ cinq mille années, ancrée dans une tradition qui juxtapose les différents cultes et philosophies (taoïsme, confucianisme, bouddhisme) en privilégiant l’harmonie à la compétition, elle s’est au fil des siècles inscrite dans une double évolution, interne et externe.

 

Tour à tour replié sur elle-même et ouvert sur le monde, l’Empire du Milieu – traduction littérale du mot 中国 (Zhong Guo, Chine) – n’a cessé d’osciller entre rejet et tolérance, rien qu’au cours du vingtième siècle écoulé. Telle une coquille fermée, il s’est cru plus fort que le dragon (symbole de puissance par excellence) en rejetant toute influence, à deux moments cruciaux de son histoire récente, la guerre des Boxers au tournant des 19è et 20è siècles et la période maoïste, principalement la révolution culturelle maoïste des années soixante, tant fantasmée par les intellectuels d’une certaine gauche soixante-huitarde en manque d’exotisme.

 

Trente années après les réformes économiques de Deng Xiaoping, homme fort du régime – il ne faut pas l’oublier – communiste (et tout ce que cela induit en termes de libertés publiques) de 1979 jusqu’à sa mort en 1997, l’intégration du géant asiatique à l’évolution du monde ne fait plus le moindre doute, en dépit de toutes les contraintes économiques et restrictions politiques d’usage que cet article n’oublie pas, tout en se focalisant sur l’étonnant foisonnement artistique de l’underground local.

 

Il n’est donc guère étonnant que les musiques électroniques aient été à l’avant-plan, si ce n’est l’avant-garde, de l’art chinois contemporain. Quoi de plus international, en effet, que les synthétiseurs, ordinateurs et autres laptops, instruments digitalisés dont la maîtrise artistique dépasse toutes les chapelles culturelles pour se fondre en une immense alliance planétaire, de Berlin à Tokyo, en passant par Sydney, Damas ou (évidemment) Pékin.

 

Remarquablement présenté et documenté (selon les bonnes habitudes du label bruxellois Sub Rosa), le coffret An Anthology of Chinese Experimental Music nous convie à découvrir les musiques d’avant-garde de la scène chinoise, au sens le plus large du terme. Tout en intégrant, évidemment, des artistes de la Chine continentale (Pékin, Shanghai, Hangzhou…), il étend sa vision aux producteurs d’outre les frontières de la République Populaire. De Taiwan à Singapour et de Hong Kong à la Malaisie, voire Berlin (!) c’est toute une génération d’électroniciens farouchement indépendantes et étonnamment créatifs qui nous tend les bras.

 

Mise sur pied par le pionnier hong kongais Dickson Dee aka Li Chin Sung à l’invitation du label manager Guy-Marc Hinant et complétée de deux livrets (les biographies des artistes et une introduction à l’histoire des musiques expérimentales en Chine), l’anthologie accorde toute la place, indispensable et méritée, aux pionniers du genre, notamment les essentiels Dajuin Yao et Yan Jun, sans doute déjà connus des lecteurs du Wire et des partisans les plus acharnés de toutes les musiques électroniques peu ou prou dansantes de la planète.

 

Raisons de lisibilité aidant, il nous est impossible d’entrer dans le détail des quarante-huit (!) artistes présentés. Néanmoins, nous tenterons d’explorer, disque par disque, les éléments les plus pertinents de la compilation, d’une variété stylistique bien plus grande qu’il n’y semble au premier regard.

 

Du premier des quatre CD, le nom déjà évoqué de Li Chin Sung retient merveilleusement l’attention, grâce aux dix extraordinaires minutes de son Somewhere, remplies de craquements industriels noyés dans un fascinant brouillard liquéfié. Ca date de 1994 et ça n’a pas pris une ride. Plus loin, la lenteur bestiale de Zenlu nous ouvre les portes d’un inquiétant voyage interstellaire (Zen), le monde hypnotique de Cheewei rappelle l’élégance de GAS et de Murcof (Evening Has Arrived), tandis que le bruitisme maléfique de Goh Lee Kwang nous plonge dans un trou noir aux allures morbides et infinies (Frong Spraying). Avant une très belle conclusion cosmique, signée du maître Dajuin Yao himself (Psycho Realm).

 

Le second disque débute par une cavalcade en breakbeat faussement dansante, tempi saccadés et ligne vocale étonnamment moyen-orientale. Total respect, totale réussite (Crawing State de Sun Dawei). Elle contraste avec la lenteur extrême de l’ambient du duo WFDD (Wang Fan + Dickson Dee) qui, tel un signal capté du fin fond de l’univers, nous renvoie à la place ridiculement modeste que nous occupons dans la galaxie (Sin). D’autres instants évoquent l’éternel retour de la musique industrielle, le cas échéant revue par Prurient (061020 de Stingrays), alors que le para_dot de Dennis Wong (aka Wong Chung Fai) rappelle l’influence majeure d’un alva noto et de son label Raster-Noton.

 

Placé en tête de la troisième plaque du lot, le très noise hardcore Fugutive du trio Torturing Nurse se mue en chambre d’écho de son Shanghai natal. Il contraste très fortement avec le faux calme précaire du Zero de Wang Fan, telle une sourde menace planant sur sa ville de Pékin. On ne s’y attendait guère, le souvenir du Shanghai glamour des années 30 imprègne le début de j gmc de Hong Qile, hélas noyé dans une masse bruitiste informe sans personnalité. L’humour est de la partie, par contre, sur une étonnante folk song, délirante et volontairement(?) mal troussée, qu’on verrait bien sur le label Paw Tracks (422189 de Z.S.L.O.)

 

L’ultime acte du coffret s’ouvre sur des secondes quasi-bartokiennes, magnifiques et suspendues à un fil au BBC Radiophonic Workshop (Through The Tide of Faces de Wang Changchun). Cette sérénité élégiaque fait place à une cavalcade bruyante qui risque d’effrayer jusqu’à Blixa Bargeld (A Dark Knife de D!O!D!O!D!) qui, elle-même, contraste à pas de loup avec le très cinématique It’s More Than Enough de Yan Jun, où un vieux téléphone fatigué ne cesse de sonner en arrière-plan d’un dialogue de film… russe (et oui). Vous l’aurez deviné, Bird Lady de Pei (aka Liu Pei-Wen) repose sur des field recordings de chants d’oiseaux (et d’un vieux pont vermoulu) et c’est mille fois moins passionnant que le morceau sans titre d’Eric Lin aka Lin Chi-Wei, empreint de l’héritage d’un Luciano Berio atterri au beau milieu d’un jardin d’enfants amoureux des chats. A l’image d’un projet fou où les surprises foisonnent et les découvertes pleuvent. De bonheur.

 

Un disque : V/A – An Anthology of Chinese Experimental Music 1992 - 2008 (Sub Rosa)


Evening Has Arrived - Cheewei

Para_dot - Dennis Wong AKA Wong Chung-Fai

422189 - Z.S.L.O.

10/09/2009

Fedaden – Broader

fedaden-broaderLa classe, toujours, la sensualité, souvent, tel était le credo développé par Fedaden en 2007 sur son troisième opus Palabras,  et ses multiples circonvolutions electronica entre Boards of Canada et Benge. Jamais bavard (en dépit de son titre) et d’une musicalité tonale hors de tout soupçon démagogique, l’univers de Denis Fédabeille réclamait une suite, à corps digitalisés et à cris nappés.

La nouvelle édition du musicien français l’annonce dès son titre, elle élargit le propos. Davantage de beats, échappés de Four Tet (par exemple), et même une pop song en compagnie d’un vocaliste, pas n’importe lequel. Répondant depuis plus de quinze années au nom de Dominique A, ce dernier vient poser son timbre unique et son phrasé particulier sur Danseur Inutile, il démontre la toute grande forme du Nantais de Bruxelles en cette année où il chante magistralement La Musique. Entièrement instrumentaux, les douze autres titres font tout particulièrement bonne figure, entre mélodies épurées sur fond de rythmes warpiens (le morceau-titre) et délectations vénéneuses pour dancefloor malade (Musicbox, Key).

 

Un disque : Fedaden Broader (Nacopajaz)


Danseur inutile (feat. Dominique A) - FEDADEN

Key - FEDADEN

09/09/2009

Jason Kahn – Vanishing Point

jasonkahn-vanishingpointArtiste sonore américain émargeant dans les frontières ténues qui séparent la noise music – le cas présent, il faudrait parler de silent music – de l’absence totale de reconnaissance médiatique (en dépit d’une vingtaine de sorties en dix ans), Jason Kahn risque d’entrer dans la cour élective des noms à suivre de l’ambient quietissimo (et c’est tout le mal que nous lui souhaitons à l’issue de ce remarquable Vanishing Point).

Ecrite dans la douleur du décès de sa fille Louise, l’œuvre du résident de Zürich développe des tonalités issues de certaines couleurs précises du spectre, plus précisément les fréquences du blanc, du rose, du marron et du bleu. A l’instar du récent Sur Fond Blanc du duo canadien Nicolas Bernier et Jacques Poulin-Denis, mais en une version plus métallique et moins pâle, Vanishing Point décline en une multitude de micro-évolutions sonores l’immense variété ébruitée du monde qui nous entoure.

Tout au long des quarante-sept minutes de son unique morceau, les sons imaginés par le patron du label Cut ne cessent de grandir et de nous prendre par le cortex. En un singulier – et superbe – flux et reflux d’une marée charriant son lot imprévisible de couches échelonnées (et c’est magnifique d’une précision… helvétique), l’œuvre ne cesse de progresser vers un infini inaccessible, entre échos lancinants d’une métallurgie désincarnée et souvenirs colorés d’une vie passée à trépas.

 

Un disque : Jason Kahn Vanishing Point (23five Incorporated)


Vanishing Point (extract) - Jason Kahn

08/09/2009

paTTon – Hellénique Chevaleresque Récital

paTTon – Hellénique Chevaleresque RécitalDeux frères, formés à la Brussels Jazz School, composent le duo paTTon, qui n’a rien de jazz (encore que le jeu de batterie…), tout en cultivant un phrasé spoken word plongé dans l’art du blues et de la folk. Cette fratrie – Sam (voix, batterie, électronique) et Max Bodson (voix, guitare, piano, basse, électronique) – n’a peur de rien, si ce n’est de la retape de sentiers battus et rien qu’en cela, elle se démarque de toute cette ribambelle d’imitateurs mal dégrossis qui peuplent l’essentiel de la scène franco-belge chantant en anglais.

Les premières secondes du morceau-titre laissent toutefois perplexes. Heureusement, cette vingtaine de secondes où les deux frangins de Bastogne échangent les page 1 et page 2 à qui pire pire n’augurent en rien de la suite, ombragée bien que pop.

Transpercé des grands espaces de l’americana, tout en contrastant avec les sombres forêts de leurs Ardennes natales, les mélodies escarpées de paTTon alternent le chanté et le parlé, rugueux tel du Rodolphe Burger folkoïsant. Par moments (Neighbours), c’est même fichtrement séduisant quand des arrangements tout simples (une guitare aux espagnolades raffinées, une batterie aux rythmes irréguliers et d’une sécheresse désarmante, un chouia d’électronique). Guère timide, sans être démonstrative genre ‘regarde comme je sais te pondre un hit’, la musique du duo belge s’égare une ou deux fois en des terres expérimentales qui ne sont pas leurs (Schnee (edit)), ce ne sont que scories mineurs face à des dialogues complices où le français en jette à l’anglais. Tels des Kat Onoma de la folk music ?

 

Un disque : paTTonHellénique Chevaleresque Récital (Matamore/Prohibited Records)


Hellénique Chevaleresque Récital - paTTon

Ramasser - paTTon