27/06/2010

Films – Messenger

films-messengerEmpreinte d’éléments néo-classiques, tel le monde funambulesque de Max Richter illustrant une fable ultime du grand cinéaste Kore-Eda Hirokazu (Nobody Knows, Air Doll), la musique des bien nommés Films se noie – hélas – dans l’évanescence bavarde. Formellement très belles, les atmosphères empreintes de cordes, de piano et d’électronique ont tendance à se perdre dans les méandres vaporeux d’une référence trop voyante. Instrumental, l’univers tonal et apaisant manque de relief rythmique, notamment lorsqu’il s’égare dans un substrat ambient, certes, subtil mais à qui il manque le support visuel pour emprunter davantage de sens. Chantées d’une voix féminine rêveuse, les mélodies s’insèrent dans l’immense interstice séparant les Dead Can Dance de Gutevolk en passant par Soap & Skin (le meilleur) ou Enya (ça devient gênant). A toi de voir, l’ami des elfes aux yeux bridés.

 

Un disque : Films – Messenger (Noble)

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