13/10/2010

Mount Kimbie – Crooks & Lovers

mountkimbie-crooksandlovers.jpgTrès belle hype de l’été, Crooks & Lovers sera-t-il le disque fondateur d’un nouveau genre que d’aucuns nomment déjà post-dubstep ? L’histoire le dira mais nous prenons déjà le pari que… peut-être. Au-delà de notre réponse de Normand, le verdict se fait plus nuancé (pour le post-machin) et sans ambigüité (pour la qualité musicale). Croisement entre une tonne de genres, le son de Mount Kimbie est avant tout d’une richesse inouïe et mérite – à lui seul – bien mieux qu’un simple qualificatif. Jouant à saute-moutons entre jazz, electronica, trip hop, dubstep, UK garage, voire pop, le premier opus longue durée de Dominic Maker et Kai Campos nécessite un temps d’acclimatation – impossible d’assimiler autant de belles choses d’un seul tenant en trente-cinq minutes chrono. Au fil du temps, la fascination pour les recherches sonores prend nettement le dessus, aucun acte gratuit n’ayant été posé par ces escrocs et ces amants. Mieux même, à chaque étape du parcours, les multiples trouvailles des Mount Kimbie embaument l’espace de leurs immenses beautés, jamais elles ne sont vaines ou de pure forme. Sans même parler de l’utilisation des samples vocaux, qui renvoient jusqu’au pourtant génial Burial à ses chères études. Ca vous suffit où il vous en faut encore ?

 

Un disque : Mount Kimbie – Crooks & Lovers (Hot Flush Recordings)
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