24/01/2013

Dark Dark Dark – Who Needs Who

folk, pop, dark dark dark, melodic records, critique, cabaretMalgré de multiples changements de personnel et en dépit d’une encore modeste discographie (troisième album), ils sont aujourd’hui cinq membres après avoir été quatre puis sept, Dark Dark Dark sait rudement s’y prendre quand il s’agit de mettre ses idées dans la bonne marche de l’écriture musicale. Malgré un style très composite, qui évolue entre éléments pop et cabaret berlinois jazzy parsemé de quelques enluminures balkaniques, telle l’improbable rencontre entre Lotte Lenya, Belle & Sebastian et Beirut, la recette fonctionne – et fichtrement bien. Au-delà de la très grande qualité des mélodies, dont l’évidence des ballades évoque parfois l’Amsterdam de Jacques Brel revu et visité par Shannon Wright, un des principaux atouts du style Dark Dark Dark réside en l’expressivité vocale de Nona Marie Invie, qui en dépit d’évidentes possibilités, range au rayon des oublis les démonstrations inutiles, et c’est pour mieux laisser parler les multiples nuances de sa musique. Au-delà de l’ampleur des demi-tons de sa voix, l’équilibre entre les différents participants est prépondérant dans la belle réussite de Who Needs Who. Dont le titre reflète à merveille les complémentarités de ses intervenants, qui laissent respirer le voisin en évitant de se la jouer faux modeste.

 

Un disque : Dark Dark Dark – Who Needs Who (Melodic)

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