27/11/2009

Leyland Kirby – Sadly The Future Is No Longer What It Was

leylandkirby-sadlythefutureVéritable identité du mystérieux The Caretaker (alias V/Vm), auteur des remarquables A Stairway To The Stars et Persistent Repetition Of Phrases, Leyland Kirby quitte – enfin – la coquille de l’anonymat volontaire. Comparé au meilleur des musiques ambient, celles d’un William Basinski (quand il ne s’emmêle pas les bandes) et de Janek Schaefer, le musicien britannique installé à Berlin explore, toujours un peu plus loin, une veine néo-classique automnale. Pleinement mélancolique, et c’est peu dire, elle est déclinée en trois doubles vinyls vendus séparément en 450 exemplaires seulement (ou en un coffret de 3 CD), telles des armes absolues contre les frimas automnaux à venir.

 

Installé à Berlin dans le formidable quartier de Friedrichshain, là où les clubs les plus fameux (Berghain, Maria am Ostbahnhof) côtoient les vitrines architecturales du néo-classicisme socialiste (Frankfurter Tor, Karl-Marx Allee), Kirby nous invite à prendre le temps de la déambulation ralentie. Narrée en vingt titres d’une splendide beauté formelle, ne vous étonnez pas de voir des larmes garnir vos joues, l’histoire peut se conter en de multiples tableaux pluvieux et solitaires. Les privilégiés d’entre nous qui ont l’immense chance d’avoir un jour parcouru les rues depuis l’Oberbaumbrücke jusqu’au Volkspark Friedrichshain, un soir frisquet, savent de quoi il en retourne.

 

Avant d’aborder la musique de Kirby, prenez le sentier de Google, bifurcation Youtube. Un click de souris plus loin, vous vous plongez dans une vidéo en noir et blanc, elle est volontairement floue et humide. Tremblotant d’émotion, pris d’une subite envie de gagner les bords de la Spree, elle vous  emmène en promenade dans des rues du quartier habité par le compositeur. Au travers des gouttes et des tremblements, nous passons outre les cocktail-bars embourgeoisés de la Simon-Dach-Strasse. Traversant une histoire mouvementée, nous débouchons au pied des prestigieux – et socialistes – palais des travailleurs de la Frankfurter Allee, vitrines d’une époque heureusement révolue où le tovarich Joseph Staline imposait sa loi martiale et inhumaine à tout un demi-continent. Pris dans un flot ininterrompu de sentiments forts, nous pensons au présent, marqué au fer rouge des expériences du passé.

Construits à des rythmes de forçats proprement insoutenables (ils ont débouché sur la révolte des ouvriers écrasée dans le sang le 17 juin 1953), les – oui, très – beaux immeubles en style confiserie de l’avenue voient défiler le passant pressé, abrité de la pluie et du vent sous sa cape. C’était en 1989, un nouvel espoir tourné vers l’ouest s’offrait à lui, il avait pour nom liberté (et capitalisme, aussi).

Déjà, l’enthousiasme n’était pas partagé par tous. Irréductibles anti-conformistes, les squatteurs chassés de Kreuzberg avaient investi les lieux, occupant tout un côté de la tellement délabrée Mainzer Strasse. Partisans d’une utopie fraternelle où la vie en communauté s’affranchirait des règles bourgeoises de la propriété privée, ils rêvaient d’une autre existence, elle avait également de fortes odeurs d’opiacées qui rendent heureux. C’était au début 1990, les Trabant décoraient encore les rues de Berlin-Est de leur silhouette caractéristique, en attendant la prise de pouvoir des Golf et BMW. Quelques mois plus tard, le rêve était terminé. Lâchés par les sociaux-démocrates, les quelque 500 occupants – oh, pas que des enfants de chœur – sont expulsés manu militari par plus de 4000 policiers (oui, quatre mille). Bienvenue en Occident, History Always Favours The Winners.

 

A l’heure des souvenirs officiels célébrant le culte de la fin de la guerre froide et des régimes communistes bloqués dans leur préhistoire idéologique, les vingt ans de la chute du Mur de Berlin sont aussi, peut-être surtout, l’occasion de faire le point sur la somme des espoirs exprimés et des déceptions engrangées. Certes, regretter le temps des missiles soviétiques braqués sur nos pays serait de particulièrement mauvais aloi, mais qu’avons-nous réellement gagné au change ?

Pour rester dans la capitale allemande, des zones entières de totale liberté artistique et/ou philosophique laissent peu à peu la place à des projets de luxe pour jeunes couples aisés en manque de lofts top cools (accent de Prenzlauer Berg en option).

Heureusement, ça et là subsistent des îlots de contestation. Quelques-uns demeurent implantés et vivaces (l’immense Cassiopeia, Revaler Strasse à Friedrichshain est un Recyclart au centuple), d’autres très sérieusement en péril (le club reggae Yaam en bord de Spree doit bientôt dégager pour faire place à des projets plus rentables, lisez contributeurs d’impôts). D’autres, volontairement ou non, ont basculé du côté obscur de la force en se transformant en attraction pour touristes venus chercher la coolitude berlinoise (le Tacheles, Oranienburger Strasse à Mitte). Et que dire de la reconstruction annoncée du château des Hohenzollern (Berliner Stadtschloss), l’ex-résidence impériale à deux pas de l’Alexanderplatz, démoli dans les années qui ont suivi la guerre. Remplacé vingt ans plus tard par le Palais de la République est-allemande, avant que les pelleteuses n’aient raison de ce dernier l’an dernier, sa future présence témoigne d’une volonté de mettre en creux un pan de l’histoire sans doute pas assez rentable.

Témoignage, un de plus, d’un abandon des rêves en un matérialisme marchand, le retour de ce symbole de l’absolutisme bourgeois risque, si l’on n’y prend garde, de transformer les villes – et nos vies tout entières – en une funeste parodie consumériste plus proche de Disneyland que de Käthe Kollwitz, la géniale sculptrice dont les œuvres forment le décor de plus d’un lieu berlinois. Ces utopies passées enfouies dans un futur devenu présent, Leyland Kirby les met en musique, superbement dosée et, osons le terme, libertairement émotionnelle. Les fans des GAS, Murcof et autres Harold Budd savent ce qu’il leur reste à faire.

 

Un coffret / Trois doubles vinyls : Leyland Kirby – When We Parted My Heart Wanted To Die / Sadly The Future Is No Longer What It Was / Memories Live Longer Than Dreams (History Always Favours The Winners)

26/11/2009

Anne Laplantine – A Little May Time Be

annelaplantine-littletimeDiscrète et admirable, l’évolution discographique d’Anne Laplantine n’a de cesse de nous ramener à l’essentiel. Jonglant avec les machines dont elle tire une humanité profonde que l’électeur FN – ou le fan de Michel Sardou - de base n’embrassera jamais, la créatrice de l’indispensable Nordheim s’amuse au jeu de la patience, au point que l’on se demandait si son devenir artistique ne devait pas se conjuguer au passé. Entre-temps, la Française avait éveillé jusqu’au magazine allemand Der Spiegel, après qu’elle a posté sur YouTube une série de vidéos thématiques reliées aux tueurs fous du campus de Virginia Tech ou de Tuusula (Finlande). Encore un peu et la voilà porte-étendard des massacreurs d’étudiants, là où son approche se voulait une réflexion dans la  lignée d’un Gus Van Sant dans son troublant film Elephant.

Successeur du peu couru (hélas) We de 2005, A Little Time May Be est du tout grand Anne Laplantine. Maîtresse de la miniature poptronica – les 58 pistes, dont 34 de brefs silences, sont compactées en 23 titres sur moins de 40 minutes – la Parisienne ex-Berlinoise manipule des samples lo-fi de guitare ou de flûte pour mieux échafauder des haikus musicaux d’une immense tendresse. En ancienne fausse nipponne, la japonitude de Laplantine est, vous le savez bien, une bénédiction au-delà de tout cliché zen pour jeunes branchés en mal d’évasion.

A la rigueur prévisible, cela reste à démontrer, le disque donne sans rien attendre en retour et s’inscrit dans le droit fil d’une discographie toute personnelle. Les anciens patronymes Michiko Kusaki et Angelika Koehlermann définitivement(?) rangés au placard, Mademoiselle L rend nos jours meilleurs et nos nuits plus douces.

 

Un disque : Anne Laplantine – A Little May Time Be (Ahornfelder)


April - Anne Laplantine

Rev - Anne Laplantine

24/11/2009

Shannon Wright – Honeybee Girls

shannonwright-honeybeegirlsJour après jour, siècle après siècle, elle nous hante, elle nous possède, elle ne nous lâche plus. Elle, la musique de Shannon Wright, est une odyssée vers une éternité rock, le vrai, celui hérité des héroïnes intemporelles que fut, qu’est Patti Smith. De sa carrière sans le moindre faux pas, à la – très – relative exception d’une collaboration bancale avec Yann Tiersen, la demoiselle d’Atlanta retire la substantielle moelle de son art sur ce nouvel Honeybee Girls. De la carrure énervée et psychanalytique du fantastique opus ‘Over The Sun’, elle fait rugir une basse et une guitare furieuses sans jamais être exhibitionnistes (Embers in Your Eyes, Trumpets On New Year’s Eve), du précédent et formidablement touchant Let In The Light, sans oublier les délices tourmentés du fondamental Dyed In The Wool, elle conserve une sérénité retrouvée. Oh, la souffrance n’est jamais bien loin, elle est toutefois d’une telle évidence que  sa troublante présence, entre larmes et frissons, donne une dimension supplémentaire à des chansons, d’une époustouflante maîtrise émotionnelle (tout le reste de l’album !). Et surtout, faudrait-il écrire plus que jamais, la qualité des compositions de Shannon Wright atteint un degré de perfection entre rage et lumière qui conforte son immanquable emplacement au panthéon éternel de nos envies musicales. On ne t’aime plus Shannon, on t’adore. For ever.

 

Un disque : Shannon Wright – Honeybee Girls (Vicious Circle)


embers in your eyes - Shannon Wright

Sympathy On Challen Avenue - Shannon Wright

23/11/2009

Le Loup – Family

LeLoup-FamilyLame de fond de ces dernières années, il suffit de voir les foules se bousculant aux concerts, la pop psychédélique aux belles harmonies vocales fait partie intégrante du paysage indie (presque) mainstream. Entre les expérimentations toujours audacieuses (les givrés Animal Collective), recyclage intempestif faussement osés (la relative déception Fuck Buttons sur leur second opus) ou vision arty folk des Beach Boys (Grizzly Bear, Fleet Foxes), la fratrie des babas s’agrandit chaque jour, très perceptiblement.

Second opus des Américains de Le Loup, Family promettait beaucoup, notamment à tous ceux, nombreux, qui s’étaient entichés des chœurs mirifiques du premier effort éponyme des Fleet Foxes ou de la bande à Avey Tare & co sur leur ultime livrée Merriweather Post Pavilion. Qui savent désormais qu’ils doivent compter sur la concurrence Sam Simkoff et ses musicos libérés. Car nos attentes sont pleinement satisfaites. Bien que très référencés, les morceaux du Loup tournoient et virevoltent, magnifiés d’oripeaux harmoniques pêchés dans l’étang où se nourrissent ici un Panda Bear, là un DeVotchKa (Grow). Très dynamiques, les compositions de Simkoff trouvent aussi un écho en l’americana des grands espaces, échos d’un banjo lumineux en sus (Morning Song), tout en n’oubliant le travail de synthèse, admirable, de toutes les références déjà citées. Un des disques de l’année pop ? Indeed.

 

Un disque : Le Loup – Family (Talitres)


Beach Town - Le Loup

Grow - Le Loup

22:19 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : folk, pop, critique, psyche, le loup, talitres |  Facebook |

22/11/2009

Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)

StephanMathieu+TaylorDeupree-TranscriptionsTrès ardues dès les premiers instants, les Transcriptions de Stephan Mathieu et Taylor Deupree s’inscrivent dans la durée, à plusieurs niveaux. Celui de l’auditeur, qui aura bien besoin de plusieurs écoutes attentives, de préférence au casque et dans le calme capitonné d’un salon de lecture, pour en saisir toutes les riches nuances. Celui des artistes, la matière première des huit morceaux datant des sources originelles de la musique enregistrée, entre cylindres de cire et 78-tours.

Tout en jouant les cylindres sur deux gramophones portables dont les sons étaient captés par un ordinateur via un micro, Mathieu les manipulait en temps réel. Les enregistrements du producteur allemand terminé, Taylor Deupree entrait en scène, en ajoutant divers éléments acoustiques et des sons de synthés vintage, tout en s’efforçant de respecter la source des enregistrements.

D’un abord délicat, l’œuvre dévoile sa grande complexité au fur et à mesure de sa fréquentation. Tout en superposant des couches tel un millefeuille élaboré sur de multiples générations, Mathieu et Deupree proposent un travail sonore d’une beauté stupéfiante. Jamais monotone, en dépit de son apparente abstraction, le disque écoule la chaleur de ses multiples sources au travers d’une refondation informatique d’une immense délicatesse. Ainsi, chaque instant voit les sonorités étagées du duo germano-américain évoluer en des circonvolutions magiques d’harmonies travaillées dans les moindres détails. Au final, on reste admiratif et béat.

 

Un disque : Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)


Largo - Stephan Mathieu Taylor Deupree

Genius - Stephan Mathieu Taylor Deupree

Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)

StephanMathieu+TaylorDeupree-TranscriptionsTrès ardues dès les premiers instants, les Transcriptions de Stephan Mathieu et Taylor Deupree s’inscrivent dans la durée, à plusieurs niveaux. Celui de l’auditeur, qui aura bien besoin de plusieurs écoutes attentives, de préférence au casque et dans le calme capitonné d’un salon de lecture, pour en saisir toutes les riches nuances. Celui des artistes, la matière première des huit morceaux datant des sources originelles de la musique enregistrée, entre cylindres de cire et 78-tours.

Tout en jouant les cylindres sur deux gramophones portables dont les sons étaient captés par un ordinateur via un micro, Mathieu les manipulait en temps réel. Les enregistrements du producteur allemand terminé, Taylor Deupree entrait en scène, en ajoutant divers éléments acoustiques et des sons de synthés vintage, tout en s’efforçant de respecter la source des enregistrements.

D’un abord délicat, l’œuvre dévoile sa grande complexité au fur et à mesure de sa fréquentation. Tout en superposant des couches tel un millefeuille élaboré sur de multiples générations, Mathieu et Deupree proposent un travail sonore d’une beauté stupéfiante. Jamais monotone, en dépit de son apparente abstraction, le disque écoule la chaleur de ses multiples sources au travers d’une refondation informatique d’une immense délicatesse. Ainsi, chaque instant voit les sonorités étagées du duo germano-américain évoluer en des circonvolutions magiques d’harmonies travaillées dans les moindres détails. Au final, on reste admiratif et béat.

 

Un disque : Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)


Largo - Stephan Mathieu Taylor Deupree

Genius - Stephan Mathieu Taylor Deupree

20/11/2009

Susanna And The Magical Orchestra – 3

rcd-2090---susanna-and-the-magical-orchestra_-3Passé un disque de reprises où le vieux complice Morten Qvenild – l’orchestre magique, c’est lui – avait laissé place nette à une uniformité lassante, bien que pleinement individualisée, c’est pleinement heureux que nous retrouvons la trace de Susanna K Wallumrød. Cet opus, dont on vous laisse deviner le numéro, est tout simplement son meilleur à ce jour. Toujours partisans de cette délicatesse alanguie élevée au rang d’œuvre d’art, la Norvégienne et son complice n’ont pas leur pareil quand il s’agit de se poser, loin des clameurs du monde. Toutefois plus riche en sonorités diverses, quitte à parfois – rarement, en fait – lorgner du côté de Björk et… Enya, l’album s’inscrit pleinement dans un continuum épris d’un songwriting lent et épuré. A son aise dans une dimension jazz folk ambient qu’elle maîtrise à la perfection, la chanteuse d’Oslo va chercher l’étoile plantée dans nos cœurs le temps de ses deux réalisations précédentes, le temps d’un abandon mélodique fascinant dans ses instants précieux et désolés.

 

Un disque : Susanna And The Magical Orchestra – 3 (Rune Grammofon)


Come On - Susanna & the Magical Orchestra

Recall - Susanna & the Magical Orchestra

18/11/2009

Neil Landstrumm – Bambaataa Eats His Breakfast

Neil Landstrumm – Bambaataa Eats His BreakfastReprésentant majeur de la scène électronique anglaise depuis un Restaurant Of Assassins gravé dans les mémoires, Neil Landstrumm s’inscrit encore un peu plus dans la lignée du magnifique Harmonic 313 sur sa nouvelle production. Toujours signé sur le label protéiforme Planet Mu, insatiable telle une plongée dubstep dans les entrailles analogiques, le cru 2009 du producteur écossais ne freine nullement ses ardeurs, sans pour autant se perdre dans des beats bombastiques à la… (censuré, pas de pitié pour les bourrins).

Adepte de croisements stylistiques entre grime, electronica, techno, IDM et tout ce que la scène UK compte de sous-chapelles, Landstrumm emprunte mille et une fausses pistes. Certaines ne mènent pas bien loin, à l’image du finalement binaire The Coconut Kestrel. D’autres, nettement plus nombreuses, incitent à pousser la porte du London Underground, direction une party noire de Croydon où le diable se fantasme en Kode9 (How Do You Feel?).

Tout comme sur le précédent Lord For £39, le rappeur d’Edimbourg Profisee vient poser son flow sur deux tracks inquiétantes (Can’t See Me), voire rageuses (Say ‘n Do). Disons-le tout net, la seconde s’incline face à l’angoissante beauté de la première. D’autres moments invitent à une régénération de gamers eighties transposée dans l’univers funky de notre temps (Schlump Funk), pour une échappée paroxysmique ouverte à tous les vents underground du Royaume-Uni.

 

Un disque : Neil Landstrumm – Bambaataa Eats His Breakfast (Planet Mu)


Cant See Me (feat. Profisee) - Neil Landstrumm

17/11/2009

Tomasz Bednarczyk – Let’s Make Better Mistakes Tomorrow

tomaszbednarczyk-letsmakeJeune musicien polonais dont les deux premières œuvres ont trouvé l’écrin subtil qu’elles méritent en le label Room40 de Lawrence English, Tomasz Bednarczyk traverse le Pacifique pour son troisième effort, hébergé par la maison new-yorkaise 12K. Le changement d’hémisphère n’implique nullement une nouvelle orientation, toujours basée sur des traitements ambient de la guitare et du piano autour de quelques notes éparses. La suite sur le Grisli.

 

Un disque : Tomasz Bednarczyk Let’s Make Better Mistakes Tomorrow (12K)


Autumn - Tomasz Bednarczyc

So - Tomasz Bednarczyc

14/11/2009

V/A – XVI Reflections On Classical Music

xvi_reflectionsŒuvre d’un immense passionné des musiques sous toutes leurs formes, le patron du label berlinois Nonine, Me Raabenstein, les seize réflexions présentées n’ont pour seul trait commun que la qualité, supérieure et la beauté, admirable. Rassemblées sans la moindre prétention musicologique ni stylistique, le terme classique recoupant aussi bien le néo-classicisme electronica de Takeo Toyama que l’ambient techno de GAS (le génialissime Zauberberg IV), l’ensemble des compositions est de plus haut niveau musical tout en demeurant très accessible.

Outre quelques personnages (re)connus, dont notre chouchou Sylvain Chauveau et son magnifique Il Fait Nuit Noire A Berlin, ainsi que l’incontournable Max Richter sur le très cinématique Arboretum, la compilation regroupe également des artistes moins fréquentés. Un exemple ? Direction plage treize quand le Californien Akira Rabelais nous gratifie d’un air vocal très mystérieux, où un chœur de la Renaissance se verrait projeté dans l’espace en 2050. Expérimental peut-être, réussi sûrement. D’autres noms, parmi nos favoris (Alva Noto & Ryuichi Sakamoto, Philip Glass, Gavin Bryars, Ryan Teague, Hauschka) viennent compléter ce panorama exemplaire, introduction rêvée aux musiques de notre temps.

 

Un disque : V/A XVI Reflections On Classical Music (Universal)


Daydream - Lawrence

1382 Wyclif Gen. II. 7 - Akira Rabelais