16/07/2008

Leslie Bloquert - L’Echappée Belle (CitySonics 2008)

lesliebloquert-electricchairEncore à l’état de prototype, Electric Chair de Leslie Bloquert joue de l’influence du toucher sur un socle vide muni de capteurs réagissant aux lampes qui la surplombent. Composée de 800 fibres optiques, l’œuvre de l’artiste française fait figure de work in progress dont nous sommes curieux de connaître l’évolution. L’ami Olivier, lecteur assidu de ce blog, sans doute encore plus…

15/07/2008

Nicola Ratti – From The Desert Came Saltwater

nicolaratti-fromthedesertcamesaltwaterLa mention Kompakt est trompeuse. Non, cette eau salée surgie du désert ne vous fera pas danser tout l’été à la suite des magnifiques Gui Boratto et The Field, ce qui n’enlève rien à la qualité des compositions ambient – où la guitare joue un rôle prépondérant – de l’Italien Nicola Ratti. Truffée de micro-sons, tels ces bruits de boîte métallique traînée sur le sol dans Cartographic Acrobat, la musique du multi-instrumentiste transalpin tend toutefois à l’éparpillement impressionniste, peinant à trouver sa route au beau milieu d’une forêt peuplée d’arbres nommés Machinefabriek et Giuseppe Ielasi (ici au mastering). Plus à son affaire quand l’instrumentation laisse libre cours à des volutes empruntées aux Suédois de Tape (le début de Voluta Musica), Ratti rate son coup quand il veut transformer l’essai Supersilent en voulant le confronter aux cuivres d’Edgar Varèse. En dépit de moments délicieux (Coconut et son fantôme de Matt Elliott), l’essai demeure trop inabouti pour convaincre pleinement.

 

En écoute sur LastFM

Un disque : Nicola Ratti – From The Desert Came Saltwater (Anticipate Recordings / Kompakt)

Christophe Bailleau / Julie Maréchal / Paradise Now - L’Echappée Belle (CitySonics 2008)

bailleaumarechalparadisenow-lechappeebelleDeux transats accueillent le visiteur de L’Echappée Belle, création audio-visuelle de Christophe Bailleau, Julie Maréchal et Paradise Now. Promenade aléatoire dans nos pseudo-campagnes labellisées Thomas & Piron, l’œuvre associe photographies de la campagne wallonne urbanisées, thèmes musicaux chers à la discographie de Bailleau et de Won et poèmes à la diffuse (in)quiétude. Le tout est profondément captivant.

14/07/2008

Elvis’ Ghettoblaster – Love Is A Schizophrenic Hungry Monster

elvisghettoblaster-loveLes mauvaises langues prétendent que le rock belge prend du gras au bide, qu’il s’embourgeoise et que son cœur de cible est désormais plus le quadra acheteur de sicav chez Fortis que des petits djeunes à la frange sauvage et au coup de coude mauvais. A l’écoute du dernier dEUS, difficile de leur donner tort. Heureusement, les quatre Bruxellois d’Elvis’ Ghettoblaster relèvent le flambeau de la gouaille rock et de l’évidence pop de bien belle manière. Complètement délirante par moments (le très rock Doll, empreinte de cette autodérision très noire jaune rouge, la musique de Grégory Joncret et ses potes remue – en version bien sarcastique – bien des clichés de la scène made in Belgium, et c’est pour mieux les détourner. Entre claviers à la Vive La Fête bien défoncés à coups de refrains punkoïdes (Die Ugly Girls Die), électronique de l’ex-Dead Man Ray Daan (Fears) démontée dans un vinaigre pop entre basse à la Breeders et clin d’œil à Tom Barman & co (Bells), le quatuor belge n’oublie pas les mélodies et rend encore plus ridicules les gesticulations pathétiques des BB Brunes et autres Plasticines. Que celui qui n’esquisse pas un large sourire à l’écoute de Dino et de sa bossa démantibulée sur fond de trip hop lève le doigt, il doit consulter d’urgence.

 

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Un disque : Elvis’ Ghettoblaster Love Is A Schizophrenic Hungry Monster (Autoproduction)

Iulia Popa / Yvat / Black Moon - Amusia (CitySonics 2008)

PopaYvatBlackMoon-AmusiaDans la même salle Saint-Georges que Other Side, Break, l’installation Amusia des Roumains Iulia Popa / Yvat / Black Moon invite le visiteur (ici plus que jamais acteur) à mettre – littéralement – la main à la pâte. Leurs sept sphères, entrouvertes en leur centre, sont munies de capteurs qui réagissent aux mouvements manuels, produisant des sons qui se rapprochent, ici aussi, de l’esprit du breakbeat. Et finalement, leurs boules de métal sont les cousines éclairées d’un fake turntablism éclairé et convaincant.

13/07/2008

Kan Mikami

kanmikami1Figure totalement méconnue du blues, en tout cas de ce côté de l’Eurasie, le Japonais Kan Mikami approche pourtant la soixantaine (il est né en 1950). Collaborateur de bien des fous furieux de la planète (John Zorn, Keiji Haino, entre autres), le singer songwriter nippon n’est certes pas à la tête d’une discographie pléthorique – quelques albums solo en tout, et ils sont d’une qualité et d’un aplomb expressionniste exemplaires. Petit dernier du chanteur de Vajra (le trio qu’il emmène aux côtés de Keiji H. et du batteur Toshiaki Ishizuka), Juw est comme de coutume fidèle au label P.S.F, donc introuvable en nos succursales discographiques aseptisées. Restent les disquaires du web…

 

En écoute sur LastFM

Un disque : Kan Mikami Juw (P.S.F. Records)

 

12/07/2008

Cléa Coudsi & Eric Herbin - Other Side, Break (CitySonics 2008)

CoudsiHerbin-OtherSideBreakD’une ludique simplicité, du moins en apparence, Other Side, Break du duo français Cléa Coudsi et Eric Herbin accueille le visiteur qui fait le choix – complètement judicieux – de parcourir le festival dans l’ordre de son catalogue. Hébergés dans la splendide Salle Saint-Georges, leurs deux circuits « audio-mobiles » se composent de morceaux de disques vinyles juxtaposés sur lesquels tournent deux petites voitures, elles-mêmes munies d’un haut-parleur. Détourné ainsi des codes du DJing, ce breakbeat à l’humeur ravageur conjugue jubilation des petits et enchantement des adultes. Ah yeah!

 

  Clea Coudsi & Eric Herbin

CitySonics 2008 - Introduction

citysonics2008Pour sa sixième édition, le festival en marge CitySonics est un très grand cru. Lunaires ou bricolées, solaires ou perfectionnées, les installations de la vingtaine d’artistes exposés tranchent dans le vif de leur idiosyncrasie, tantôt ludique, tantôt désespérée. Rendez-vous dans cette bonne ville de Mons jusqu’au 27 juillet. Et en ces pages, pour une critique individualisée des œuvres proposées.

23:06 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citysonics, citysonics 2008 |  Facebook |

Deerhoof passe à l'offense

deerhoof13Au fil des années devenu une légende vivante de l’indie rock, Deerhoof en est déjà à son neuvième album, l’air de rien. Prévu pour octobre sur le fidèle label Kill Rock Stars, Offend Maggie se composera de 14 titres, excusez du peu, répartis en deux actes. Souhaitons-le dans la veine de l’excellent Friend Opportunity, brillamment défendu sur scène l’an dernier en clôture du premier festival Sonic City.

 

Un disque à venir : Deerhoof Offend Maggie (Kill Rock Stars)

En clip (extrait de Friend Opportunity) : Deerhoof The Perfect Me

 

11/07/2008

The Dutchshit And The Puke

thedutchessandthedukeTu les connais depuis vingt et une secondes (et demi) que tu les détestes déjà, ces pâles copieurs même pas zélés de The Dutchess And The Duke. Tout, absolument tout, te débecte chez ces ersatz de Rolling Stones 1966 au conformisme neuneu d’un Jose Gonzalez. A commencer par cette coolitude calculée pour cartonner sur Pitchfork, et on ne parle même pas de ces putains d’accords de guitare carrément plombés du côté de Paint It Black et des Violent Femmes. Manquerait plus qu’ils deviennent hype, tiens.

 

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Un mp3 : The Dutchess And The Duke – Reservoir Park

Un disque : The Dutchess And The DukeShe’s The Dutchess, He’s The Duke (Hardly Art)