12/02/2008

Ohbijou pop

ohhhhbijou19Ils sont sexy (ça dépendra des goûts), ils sont sept (ou huit, ou neuf, c’est pas clair), ils sont de Toronto (là, pas de doute), ils jouent de la pop tantôt (très) orchestrée, tantôt (vachement) acoustique et ils s’appellent Ohbijou. C’est tout (mais oui) et c’est (très) bien.

 

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Un mp3 : Ohbijou – St. Francis

Un disque : Ohbijou Swift Feet For Troubling Times (Autoproduction)

 

22:27 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : preview, autoproduction, mp3, video, ohbijou, pop |  Facebook |

Fedaden – Palabras

fedaden_palabrasDisque déjà incontournable de l’electronica contemporaine (et à venir), Palabras de Denis Fedabeille, alias Fedaden, est notre disque de la semaine sur Octopus. Pour toi aussi, le fan hystérique des Boards of Canada.

 

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Un disque : FedadenPalabras (Nacopajaz)

11/02/2008

Giuseppe Ielasi – August

ielasi_augustAlbum – déjà – essentiel de l’electronica contemporaine, August du transalpin Giuseppe Ielasi navigue entre souvenirs de jazz, pop agenouillée et ambient nordique. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : Giuseppe Ielasi August (12K)

Emily Jane White, en clair obscur

emilyjanewhiteRarement une chanteuse folk aura-t-elle pratiqué le clair obscur de si belle manière que Tara Angell. Pleurons à gorges déployées, rions de toutes nos larmes, Emily Jane White, jeune songwriter (26 ans) de San Francisco, la rejoint sans crier gare, et se glisse dès un premier album redoutable d'additivité sensorielle en toute première ligne des jeunes femmes à forte tête et cortex fragile. Et pour ne rien gâcher, elle sera présente sur trois dates du festival Les Femmes S'En Mêlent. Oh yeah!

 

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Un mp3 : Emily Jane White – Blue

Emily Jane White – Dagger

Un disque : Emily Jane WhiteDark Undercoat (Double Negative Records)

 

10/02/2008

Frightened Rabbit – Sing The Greys

frightenedrabbit-singthegreysHabitués que nous sommes aux plaisirs divers de la foisonnante discographie fatcatienne, nous avons d’abord été surpris, puis bien vite agacés, d’entendre le pop rock très down-to-earth du trio Frightened Rabbit signé sur le prestigieux label anglais. Non que les chansons du groupe soient déplaisantes, certaines tiennent même le milieu du pavé, à condition de ne pas être tombé amoureux d’Interpol en 2005. Cette note positive mise de côté, nous nous concentrerons sur quelques détails de ce premier effort, et ils sont absolument insupportables. En tête de liste des défauts les plus rédhibitoires, le chant de Scott vaut son pesant de disques avariés, tant il nous rappelle un certain Chris Martin (Coldplay) qui se rêverait en Robert Smith (The Cure), sans même parler des écarts de justesse du jeune homme quand il s’égare dans les aigus. Ajoutez-y des arrangements pas originaux pour deux accords de Maxïmo Park, entre autres choses, et vous obtiendrez un fameux ratage sur (presque) toute la ligne. Une chose est déjà sure, on ne risque pas de refaire le coup du ‘ah, mais je préférais le premier’ quand sortira le second effort du lapin effrayé, qui devrait être produit par Peter Katis (Interpol, Mercury Rev).

 

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Un mp3 : Frightened Rabbit – Fast Blood (Live at SXSW)

Un disque : Frightened Rabbit Sing The Greys (Fat Cat)

 

09/02/2008

Bonnie Prince Billy sur le vif

bpb-wildinginthewestEmu à ne plus savoir qu’en faire, tu déambulais ce soir-là dans le charme clinique des couloirs blanchâtres de l’Ancienne Belgique, Bonnie ‘Prince’ Billy – seul à la guitare – t’avait retourné les tripes de son velours satiné. Courant désespérément derrière les souvenirs garnis d’inquiétude de cette soirée d’anthologie, tu découvrais la newsletter d’Other Music, elle t’annonçait la sortie australienne d’un live de Will Oldham, enregistré l’an dernier en Californie et, o joie, complété de trois inédits, co-écrits avec Neil Hagerty. Hé, hé.

 

Un disque : Bonnie ‘Prince’ Billy Wilding In The West (Spunk Records)

08/02/2008

Novö – Je Retiens Ton Souffle

novo_retiensDuo toulousain, Novö mamifeste ses influences en toute reconnaissance, entre Diabologum et Encre, entre Jean-Pierre Melville et Sylvain Chauveau. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : NovöJe Retiens Ton Souffle (Monopsone)

07/02/2008

Babils – The Joint Between

BabilsDisque fascinant que cette première sortie officielle du quintet belge Babils, jugez plutôt. Tout débute par une vraie fausse piste en forme de trompette, celle de Lukas Vangheluwe, qui entonne un air à la Giacinto Scelsi à réveiller des éléphants tout aussi goguenards qu’ils sont délurés. Foisonnante dans sa débauche de guitares tiraillées, de percussions en folie et de spectres électroniques kraftwerkiens, l’atmosphère radicalement libre de Gabriel Séverin (aussi connu sous le pseudo de Silksaw sur Sub Rosa ou Ant-Zen) et ses potes percute en toute fantaisie un jam en ébullition où les Birchville Cat Motel auraient convié les Drifting Bears Collective, voire le fêlés Nippons de Boredoms. Quand ils n’explorent les failles telluriques d’un Svarte Greiner en plein acharnement sur des cadavres exquis de chants bouddhistes (Quelqu’un Ecoute Dans La Pièce D’A Côté), les musiciens belges nous entraînent dans un dialogue motorique aux brisures de rock new-yorkais sur fond d’orage aux cuivres incandescents et de messe satanique (l’incroyable 2=3). Unique bémol de cette huitième sortie du label de Jérôme Deuson, Procrasti heurte les limites inhérentes à son propre jeu répétitif, entre obsession et lassitude, ce qui n’empêche pas que dès le morceau suivant, une flûte de dresseur de cobras envoûte de sa moqueuse séduction les axiomes malins d’un réseau de percussionnistes désaxés – c’est carrément sublimissime – dans un atelier sidérurgique peuplé de bambins ricaneurs. Plus loin, une vrille marquante où le krautrock décuple l’énergie du free jazz indique l’entrée d’une jungle revolution aux cris de pachydermes sous acide contagieux (Trismus), un répit bien provisoire fait bourgeonner les angoisses de la nuit abandonnée (Grigri), déchirée de riffs lézardés et de percus d’après l’orage annonciateurs d’un apocalypse aussi sombre que réjouissant.

 

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Un mp3 : Babils – 2=3

Un disque : BabilsThe Joint Between (Stilll)

05/02/2008

Broadcast en vert et contre tout

broadcast-warpcloseup2-350Composé à l’origine pour une compilation Static Caravan, le titre Green Peter du duo Broadcast (qui prépare un successeur au formidable Tender Buttons) dévoile une facette plus inattendue du groupe de Birmingham, un peu, voire beaucoup, free northern jazz tendance Basil Kirchin (dont ils sont grands fans), un peu, voire beaucoup, electronica noisy vintage (pour faire court, Stereolab vs Einstürzende Neubauten). Énigmatique et libre, intégralement.

 

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Un mp3 : Broadcast – Green Peter

04/02/2008

Gillian's Ex Reverie

exreveriePersonnage récurrent en ces pages, Greg Weeks est, outre son titre de maître à penser d’Espers, fondateur et patron du label Language of Stone. Déjà admirée ici même pour l’excellente Orion Rigel Dommisse, la maison de Philadelphie nous aurait-elle déniché en Ex Reverie (aka Gillian Chadwick) une nouvelle petite perle du songwriting folk au féminin, tendance plus rock prog psyché (l’ombre des Akron/Family rodant près des Fairport Convention) ? Réponse sur The Door Into Summer, première sortie de la demoiselle fraîchement émoulue (la sortie, pas la demoiselle).

 

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Un mp3 : Ex Reverie – Dawn Comes For Us All

Un disque : Ex ReverieThe Door Into Summer (Language of Stone)