03/11/2007

Joanne Robertson / Kiss The Anus Of A Black Cat / Jackie-O Motherfucker, triple grande affiche

DSCN1130La triple affiche de ce vendredi soir l’a (encore) prouvé dans toutes les largeurs, le Netwerk est la salle de concert la plus passionnante de nos trente mille kilomètres carrés. Entre musique folk d’une sombre intimité monochrome (Joanne Robertson), échappées rock acoustiques (Kiss The Anus Of A Black Cat) et psychédélisme débordant de la case folie furieuse (Jackie-O Motherfucker), nos pavillons déjà bien entamés par le récent Sonic City n’en reviennent pas encore tout à fait, vingt-quatre heures plus tard. Et une claque en pleine tronche, une !

 

Un mp3: Kiss The Anus Of A Black Cat – The Cranes Are Scared Of Sunworlds

01/11/2007

R.I.P. Charlie Nothing

ding2Ce soir-là, les yeux embués de Bonheur, je l’écoutais, sa poésie lunaire de bricoleur de l’éternel accaparait les oreilles, captivait les regards. Des vibrations brinquebalantes de son dingalator/dingulator se dégageait une humanité onirique entre deux traits d’humour grinçants, pour une séance d’écoute qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Rest In Peace, Charlie Nothing, we’ll meet again that’s for sure…

Drifting Bears Collective – South Of No North

driftingbearscollectiveCe n’est un secret pour personne, le disquaire bruxellois Le Bonheur traverse des temps difficiles. Sa sélection musicale, d’une intransigeance sans failles, ne trouve un écho qu’en un nombre de plus en plus restreint de fidèles, O Tempora O Mores, Ces difficultés, que nous ne pouvons espérer que passagères, n’altèrent toutefois en rien l’enthousiasme de Thierry Berleur, l’épicier en chef, qui va même jusqu’à nous proposer (en vinyl) le premier opus du combo bruxellois Drifting Bears Collective, récemment en première partie des No-Neck Blues Band à Recyclart. Et c’est un véritable tour de force, tant les délires hallucinogènes de Cédric Stevens (aka Sergent Papillon) et ses acolytes explosent des standards noise que mêmes le NNCK précité et les Vibracathedral Orchestra n’oseraient affronter. Elixir détonnant de polyphonies indiennes mêlées à des percussions d’une toxicité obsédante rarement entendue de ce côté de Birchville Cat Motel, l’inaugural Mage Acrylic exhume de ses penchants bruitistes toute tentative de réconciliation sur canapé, tout en cognant de sa mélodie – et oui – imparable les contours borderline des Yellow Swans. Jamais pris en défaut de demi-mesure, le DBC ne se résume heureusement pas à un bruitisme speedé en quête de spectaculaire, pour preuve ce Tipping The Velvet dont le post-industrialisme explore la logique des Einstürzende Neubauten pour mieux la radicaliser au contact (à nouveau) des Yellow Swans. Quant au troisième titre Cum Back Frost en face B, ses field recordings (des bruits de klaxon), mêlés à une flopée d’instruments et des chants que l’on imagine indiens, ravivent – si besoin était – une flamme que l’on n’a rarement connue aussi vivace sous nos cieux. Impressive.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Drifting Bears Collective – South Of No North (Subliminal Toy Crash / Le Bonheur)

31/10/2007

Ellen Allien tout de go

ellenallien-goCa faisait un rude bail qu’on attendait une nouvelle – et vraie – sortie de notre Berlinette préférée Ellen Allien. Pour patienter, nous avions bien eu droit à son très bon mix Fabric 34, où elle avait mis un point d’orgue à intégrer sa tuerie minimale Just A Woman. Au lieu de fantasmer sur son tatouage à l’avant-bras gauche, nous écouterons plutôt ce Go, d’une classe infinie, sans oublier le remix du DJ berlinois Marcel Dettmann, aux basses sombres à souhait.

 

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Un disque : Ellen Allien Go (Marcel Dettmann Remix) (Bpitch Control)

30/10/2007

Les insoupçonnées richesses folk de The Family Elan

thefamilyelanPrenez un virtuose des instruments à cordes (Chris Hladowski), regroupez-le à une spécialiste des flûtes en tout genre (à bec et traversière) et de la voix (Hanna Tuulikki), secouez le tout et vous obtenez le projet The Family Elan. Déjà actifs au sein de Nalle, leur premier album sous leur nouveau nom vient de sortir sur Locust Music et en avant pour deux extraits, d’une diabolique précision rythmique pour l’un (le bien nommé Monumental), d’une sublime patience éthérée pour l’autre (The Wide Eyed Fox). Tenue forestière conseillée.

 

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Un disque : The Family Elan – Stare Of Dawn (Locust Music)

29/10/2007

Getatchew Mekuria, The Ex & Guests bientôt à Recyclart

1170691563Deux – vraies – légendes se rencontrent sur l’album Moa Anbessa, récemment sorti sur le label néerlandais Terp Records. A ma gauche, le fantastique saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria (et son inimitable style funk), à ma droite les punks hollandais tendance free jazz motorique de The Ex, au milieu une floppée de guests pas sortis d’un disque de Montevideo. Au final, une roquette anti-char dans ta gueule. Boum !

 

En concert le 10 décembre à Recyclart

Un mp3 : Getatchew Mekuria, The Ex & Guests – Ethiopia Hagere

Un disque : Getatchew Mekuria, The Ex & Guests Moa Anbessa (Terp Records)

28/10/2007

Video Hippos – Unbeast The Leash

mon030-coverUne pochette rigolote – un obélisque faisant la grimace à une armée de bites encagoules – orne la pochette du premier album du duo de Baltimore Video Hippos, qui ne doit pas être à un symbole phallique près. Ses rejets de testostérone, piqués dans l’éprouvette où Julian Casablanca (par ailleurs leader de The Strokes) a déposé son don de sperme du 28 octobre dernier (nous avons les preuves), pour dynamiques qu’ils soient, ne sont hélas que le pauvre avatar d’une coulée de chromosomes Y qui tachent – et gâchent – l’univers autrement fantasmagorique de Stereolab et autres Mates of State. Une bonne branlette et on n’en parle plus.

 

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Un mp3 : Video Hippos – Kool Shades

Un disque : Video HipposUnbeast The Leash (Monitor Records)

27/10/2007

Let's Kill This Petty Bourgeoisie

tkapbJamais en retrait d’une aventure sonore, le label Kranky propose, ô tentation inavouable, de liquider la mesquine bourgeoisie. Entre ambiances filandreuses à la Cocteau Twins et dream pop en marge de Broadcast, la chanteuse Jehna Wilhelm et son comparse Mark McGee épilent à l’unisson stellaire la voix d’une Beth Gibbons échappée au-delà de Cranes aux accents furtifs d’Einstürzende Neubauten. Tout simplement splendide.  

 

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Trois mp3 : To Kill A Petty Bourgeoisie– Lovers And Liars

To Kill A Petty Bourgeoisie– The Patron

To Kill A Petty Bourgeoisie– Very Lovely

Un disque : To Kill A Petty Bourgeoisie The Patron (Kranky)

25/10/2007

Rothko – Eleven Stages Of Intervention

rothko-elevenstagesOnzième album en dix ans, Eleven Stages Of Intervention de Rothko trouve en BiP_HOp un écrin à la mesure de la maturité du groupe de Mark Beazley. La suite sur Octopus.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Rothko Eleven Stages Of Intervention (BiP_HOp)

23/10/2007

Charalambides, plus que jamais

charalambides-likenessLa question taraudait le scorpion tendu vers le splendide duo Honest James, fait marquant de l’album solo de Thurston Moore, d’où provenait cette voix aérienne surgie du plus profond des tripes ? La réponse ne tarda guère, c’était le timbre unique de Christina Carter, moitié des Charalambides, dont la déjà essentielle chanson Figs And Oranges s’est échappée dans notre furtif monde virtuel. Celui qui n’a pas envie d’écouter leur nouvel album Likeness mérite les fers à perpétuité au son du dernier Devendra Banhart.

 

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Un mp3 : CharalambidesFigs And Oranges

Un disque : CharalambidesLikeness (Kranky)