23/10/2007

Joanne Robertson, en toute impunité

joannerobertsonL'année 2007 est florissante pour les jeunes femmes fragiles, avec pour seul compagnon une guitare acoustique. Déjà marquée de la découverte estivale Liz Green, notre époque se remettra-t-elle de la mordante obscurité de la Londonienne Joanne Robertson? Réponse partielle le 28 festival à l'Alifib de Paris le 29 octobre au Festival Soy de Nantes, le 2 novembre au Netwerk et le 3 novembre au België.

 

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Un disque : Joanne RobertsonThe Lighter (Textile Records)

22/10/2007

Jenny Hoyston – Isle Of

jennyhoyston-isleofNon, camarade, ne jette pas tout de suite aux orties le premier album solo de la Californienne Jenny Hoyston, sous le simple prétexte que le nom ne te dit rien. Déjà, quand tu sauras que la demoiselle native du Texas tenait le micro et la guitare des secoués Erase Errata, ton enthousiasme rejaillira, il aura bien raison. Toi, qui te nourris de la pitance foutraque des Fiery Furnaces, tu te laisseras emporter par l’introductif Spell D-O-G, hanté par le spectre vocal d’Eleanore Friedberger et tu dodineras du ciboulot en pensant à une PJ Harvey lo-fi (Bring Back Art). Quand tu te reposeras au son de l’indie folk Bring Apart, Reattach, tes sens en éveil seront prêts à sursauter au son de l’irrésistible ligne de basse de I Don’t Need ‘Em, avant que tu ne retrouves affalé auprès du tas de bois à écouter la ballade Even In This Day And Age, guitare folk en tête de pont et rancœur riot grrl ravalée. En seconde partie d’album, deux ou trois essais manqués te laisseront le temps de fouiller ta collection de RifRaf, tu constateras que Jenny ne maîtrise pas toujours la tension rock de sa camarade Kim Gordon, voire s’égare sur les sentiers d’une folk classique mal maîtrisée (Send The Angels). Et surtout, que ces dernières lignes ne t’empêchent pas de jeter une vigoureuse oreille à un disque qui en appellera – sois-en sûr – bien d’autres

 

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Un mp3 : Jenny Hoyston – Spell D-O-G

Un disque : Jenny HoystonIsle Of (Southern)

Sonic City, a short review

soniccityPlus de seize heures de coups de boutoir en pleine face, c'était le festival Sonic City, première édition. On en redemande déjà.

 

1 - Encore, encore, encore

Top of the bill: Michael GiraDeerhoof

Top of KO's: Boredoms

Top of psych': Silvester Anfang

Top of percussions: Shit And Shine

Top of disco punk: Gomm

Top of originality: Dirty Projectors

 

2 – Encore, mais point trop

Top of the hype, so, so: Sunburned Hand of the Man

Top of not on top: Pawlowski

 

3 – Encore? Mais vous n'y pensez point

Top of 'They fucking didn't care': Numbers

Top of 'they'd better shut up': Todd

Top of poseurs: Victorian English Gentlemens Club

 

Rendez-vous en 2008?

 

Des mp3: Michael Gira – Rose Of Los Angeles

Deerhoof – Rainbow Silhouette Of The Milky Rain

The Boredoms – Jungle Taitei

Dirty Projectors – No More

19/10/2007

Ariel Pink's compilorama

aerial-scaredAuteur de la plus parfaite des pop songs hallucinées (For Kate I Wait), le fantasque Ariel Pink expose ses excentricités – cette moustache de star polonaise du porno, ces hauts cris de Patrick Juvet entre crack et héro(s), ces mélodies de disco en sous-sol – à la manière d’un dandy fauché, à la musique enregistrée à l’ouvre-boîte. Compilation de cassettes enfouies, le nouveau – façon de parler – Scared Famous ne fera pas exception à une règle chérie d’entre les fans. Go, Ariel, go.

 

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Un mp3 : Ariel Pink’s Haunted Graffiti – Are You Gonna Look After My Boys

Un disque : Ariel Pink’s Haunted Graffiti Scared Famous (Human Ear Music)

 

 

Black Dice en séance de rattrapage

blackdice-kolomoTu le sais bien que l'album solo d'Eric Copeland est un peu planplan dans le genre pop bousillée. Rappelle-toi l'an dernier, quand Terrestrial Tones était dans ton Top 10, c'était autre chose. Allo, un nouveau Black Dice arrive? Vite, un marteau-piqueur!

 

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Un mp3: Black Dice – Kokomo

Un disque : Black Dice Load Blown (Paw Tracks)

18/10/2007

Jos Steen – Devil’s Music

steen_devilsmusic1Quand un vieux bluesman décoche sa guitare crasseuse au bord d’un Escaut aux allures de Mississipi, c’est que Jos Steen n’est plus très loin. La suite sur Octopus.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Jos Steen Devil’s Music (Autoproduction)

16/10/2007

Boduf Songs, l'art du songwriting

bodufsongsAlors reprenons. Ces derniers mois, tu as aimé Robin Allender, tu t’es entiché du dernier Gravenhurst, tu as fait ton miel du concert de Bonnie ‘Prince’ Billy à l’Ancienne Belgique. Juste une question, pourquoi tu ne m’as jamais parlé de Boduf Songs, le pseudo choisi par un certain Mat Sweet, from Southampton, England. Quoi, c’est sur Kranky ?

 

En écoute sur Boomkat

Un mp3 : Boduf Songs – Bell For Harness

Deux disques : Boduf Songss/t

Boduf Songs – Lion Devours the Sun (Kranky)

15/10/2007

Supermayer, l'humour en plus

supermayerDeux des protagonistes les plus marquants de la scène électronique de ces dix dernières années, ça ne pouvait faire qu’un disque très attendu. Vielen Dank, Michael Mayer und Superpitcher, aka Supermayer.

 

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Un mp3 (via Blogpop): Supermayer – The Art of Letting Go

Un disque : SupermayerSave The World (Kompakt)

14/10/2007

Katamine – Lag

katamine_lagNe vous fiez pas à son pseudo en forme d’anti-coagulant, Assaf Tager (alias Katamine) est de la race des Elliott Smith, dont il était – ce n’est guère surprenant – très proche. La consultation continue sur Octopus.

 

Quatre mp3 : Katamine – Junior Buddha

Katamine – Winchester Gun

Katamine – Where The Ambulance Rolls

Katamine – Someone Came Around

Un disque : KatamineLag (Tinstar Creative Pool)

13/10/2007

Beirut de France

Beirut_The_Flying_Club_CupPas toujours en phase avec les multiples éloges qu’a reçues Zach Condon, autrement dit Beirutces pages avaient jugé son premier essai Gulag Orkestar en deçà du superbe The Way the Wind Blows de A Hawk And A Hacksaw. Désormais rangé des Balkans, Condon a quitté son Amérique natale pour s’installer à Paris et ça s’entend. Rendez-vous sur The Flying Club Cup, un deuxième album qui rappellera de bons souvenirs aux partisans de Matt Elliott. Tiens, un autre Anglo-Saxon exilé dans l’Hexagone.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 (via Popnews): BeirutA Sunday Smile

Un disque : BeirutThe Flying Club Cup (4AD)

 

18:43 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beirut, mp3, folk, zach condon, 4ad, video |  Facebook |