02/10/2007

Robin Allender – The Bird And The Word

robinallender-bird-300En orbite de la planète Gravenhurst, le fabuleux premier album de Robin Allender (guitariste du groupe de Nick Talbot) est notre album de la semaine sur Octopus. Sans hésitation aucune…

 

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Deux mp3: Robin Allender – The School Field

Robin Allender – Black Wave Part One

Un disque : Robin AllenderThe Bird And The Word (Dream Boat Records)

01/10/2007

Alexandre Varlet – Ciel De Fête

CielAprès Barbara Carlotti, première signature francophone sur le très anglo-saxon label 4AD (Cocteau Twins, Pixies & co), c’est au tour d’Alexandre Varlet d’avoir l’honneur – certes devancé par sa compatriote Emily Loizeau – d’être publié sur le très americana Fargo Records. C’est d’ailleurs en cow-boy de La Rochelle – sa ville d’origine – que Varlet ouvre son troisième album, pour un instrumental où les flots de la Charente viendraient se jeter dans la Columbia River, en un confluent qui vaut le coup d’oreille. Tout en revendiquant la dynamique pop des Innocents (Montre-Toi), relookés pour la cause en des Nada Surf chantés par un Benjamin Biolay qui aurait enfin oublié ses irritants tics (les couplets de Le Sens de l’Orientation, joliment mariés à un refrain que l’on devine grinçant), le songwriter français se fait hélas moins convaincant en chanteur romantique (Tutti Quanti), sans toutefois s’égarer dans la complaisance si coutumière d’une chanson française trop propre sur elle. Bien sûr, le chant n’est pas toujours des plus charmeurs, est-ce réellement un défaut tant son timbre enfumé pourrait s’être échappé d’une expérience de laboratoire où l’obscurité de Bashung le disputerait à la rugosité de Johnny Cash. Pour un disque très américain de chanson française, pas si courant à un tel niveau de sympathique réussite.

 

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Un disque : Alexandre Varlet – Ciel De Fête (Fargo Records)

28/09/2007

Le bon berger Iron & Wine

ironandwine-shepherdDe sa voix imprégnée de l'éternel velours d'une confession sur le vif, Sam Beam propulse Iron & Wine dans les contrées d'une americana épurée les pelures raffinées d'un songwriting où la beauté prend toute sa place. Rendez-vous dans les bacs pour The Shepherd’s Dog, troisième opus d'un projet dont il est l'âme vibrante. Ca rime avec prenante.

 

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Deux mp3: Iron & Wine – Boy With A Coin

Iron & Wine – Innocent Bones

Un disque : Iron & Wine Love Is Simple (Sub Pop)

27/09/2007

Fin de l'attente pour Chloé

chole_killroomFigure incontournable de la scène dancefloor parisienne, tendance minimale, Chloé aura mis le temps avant de finaliser son premier album. Ironiquement intitulé The Waiting Room, en probable(?) référence à un délai d’incubation hors limites, le disque sera célébré ce samedi 29 spetembre en grandes pompes au Cabaret Sauvage, pour une release party où les amis Ivan Smagghe et Superpitcher viendront pousser le bouchon. Sans Maurice.

 

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Un mp3: Chloé – Suspended

Un disque : Chloé The Waiting Room (Kill The DJ)

26/09/2007

Distance – My Demons

distance_mydemonsPléiade fertile de tensions dancefloor, version urban, le dubstep compte en ses rangs des acteurs aussi majeurs que Vex'd, Benga ou Skream. DJ de la station londonienne Rinse FM, Distance ne dépareille pas le lot, que du contraire. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : Distance My Demons (Planet Mu)

25/09/2007

Sandro Perri, première

cst047Le nom de Sandro Perri, s’il ne nous conduira jamais sur le chemin des terrains d’entraînement de la Reggiana ou de la Sampdoria, évoquera – pour les curieux lecteurs adeptes des sentiers tortueux d’un Vic Chesnutt – le projet instrumental electronica Polmo Polpo. Normal, il en est l’unique protagoniste. Aujourd’hui reconverti en songwriter, accompagné d’une multitude de musiciens issus de sa bonne ville de Toronto, Perri signe sur le magnifique label Constellation (Elizabeth Anka Vajagic, Do Make Say Think, Godspeed, Hrsta, Carla Bozulich) un premier album prometteur, suite logique de deux EP acclamés à défaut d’être achetés.

 

Deux mp3 : Sandro Perri – Family Tree

Sandro Perri – Love Is Real

Un disque : Sandro PerriTiny Mirrors (Constellation)

24/09/2007

Samara Lubelski – Parallel Suns

samaralubelski-parallelsunsEt subitement, elle surgit de l’éther, de sa voix murmurée, elle nous faisait des confidences, nous étions sa complice, son amie. Du haut de leurs années de fréquentation de la scène psychédélique new-yorkaise, nos yeux se miraient dans son arc-en-ciel pop, coiffé d’une longue chevelure brune aux allures d’icône néo-late sixties, du temps où Margo Guryan enregistrait ses démos et Vashti Bunyan composait ses pastorales comptines. Apprivoisée dans sa sauvage amertume, ses échos vocaux nous parvenaient en toute amitié, riche de la revêche attitude chère à Tara Jane O’Neil, nourrie des échos caressants de Meg Baird. Nullement gênés par une quelconque propension à généraliser un propos très downtempo, voire lo-fi, nous traversions l’ambivalence de sa musique, côtoyant des gouttelettes d’acide échappées d’un appartement hanté, essuyant des larmes à regretter le funeste sort jeté sur Linda Perhacs par un monde qui ne la méritait pas à son époque. Apaisante et inquiète, la musique de Samara Lubelski nous avait pris aux tripes, tout simplement.

 

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Un mp3 (via turn the page blog): Samara Lubelski – Meeting Of The Sun

Un disque : Samara Lubelski Parallel Suns (The Social Registry)

23/09/2007

Akron/Family, yet again

Akron-Family-Love-Is-SimpleL’énigme Akron/Family persiste et signe. Le mystère de concerts bancals, entre rock progressif pèle-couilles et fronde acid folk mal placée (cfr. le Domino Festival 2007), laisse place à des disques gentiment barrés, qui donnent toute leur place à l’énergie tribale et aux grands écarts psychédéliques. Tout ça pour ça.

 

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Deux mp3: Akron/Family – Ed Is A Portal

Akron/Family – Phenomena

Un disque : Akron/Family Love Is Simple (Young God Records)

22/09/2007

Animal Collective – Strawberry Jam

ac-strawberryjamMessage d’avertissement à tous les veinards qui ont découvert Animal Collective par la grâce pop acoustique de Sung Tongs et la fragilité sensible des harmonies de Feels, vous risquez d’être troublés, voire décontenancés par la tribalité électronique du présent Strawberry Jam, qui n’est pas sans évoquer quelques excellents souvenirs de Here Comes The Indian, le cinquième opus de 2003. Tournant (encore) plus psychédélique que tous ses prédécesseurs, le (déjà) huitième album de Panda Bear & co démarre sur un coup de folie, le génial Peacebone, qui met l’album sur les rails d’une démesure en son genre, Ariel Pink excepté. D’une richesse fouillée qui fait peu de place à l’équivoque, Strawberry Jam alterne un sens mélodique complexe – comptez un nombre d’écoutes conséquent avant d’en apprivoiser les subtilités vocales à la Pet Sounds version 2007 – et une calligraphie du rythme épique, et par moments carrément solaire (FireWorks). Bien au-delà de toutes les modes qui toutes les quelques semaines agitent le NME, cette nouvelle étape dans l’impeccable discographie du collectif animal nous surprendra encore des années durant. Animal Collective, pour des disques qui durent, et ce n’est pas qu’un slogan.

 

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Deux mp3 (via my little ghost friend) : Animal Collective – Peacefrog

Animal Collective – For Reverend Green

Un disque : Animal Collective Strawberry Jam (Domino)

21/09/2007

Damon & Naomi, and the dream goes on

withinImpatients et lucides, les spectateurs sondaient le ciel introspectif, peuplé de nuages slowcore. S’y dessinaient, en toute non-hâte, les contours éthérés d’une dream pop insolente de frissons mélodiques. Leur impatience fut récompensée, M. Krukowski et Melle. Yang étaient de retour, l’automne aussi. Parfait, le timing, parfait.

 

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Un mp3:  Damon & Naomi – Lilac Land

Un disque : Damon & Naomi – Within These Walls (20-20-20)