16/10/2010

We Love – We Love

WeLove_BPitch.jpgCas d’école de l’album estampillé Bpitch, We Love fait déjà saliver les papilles des collectionneurs des sorties du label berlinois. Mélodies electro pop majoritairement dansantes temporisées par des titres plus calmes, la musique de la paire italienne Giorgia Angiuli / Piero Fragola œuvre en territoires familiers. Evidemment, pour le renouvellement, on repassera (ou on retournera du côté de Orchestra of Bubbles, la toujours aussi excitante collaboration entre la boss maison Ellen Allien et le compagnon de toujours Apparat. Inutile de discourir plus longtemps, vous savez déjà tout.

 

Un disque : We LoveWe Love (Bpitch Control)

14/10/2010

Jimmy Edgar – XXX

jimmyedgar-xxx.jpgOn en connait qui doivent être soulagés, ce sont les patrons de Warp. Heu-reux qu’ils doivent être de ne pas être obligés de sortir cet immonde XXX de leur ex-poulain Jimmy Edgar, passé avec armes et bagages sur !K7. Où les boss doivent être tout rouges de honte, tant le niveau du disque frise le néant absolu. Faisant ressortir des placards une vieille stripteaseuse qu’on aurait lâché à la table de remixes electro-disco – genre Brigitte Lahaie voulant faire du Kraftwerk – le producteur de Detroit se prend les pieds dans le tapis à un tel point que ça en devient hilarant. Alors, oui, au douzième degré, nous vous conseillons vivement l’écoute de XXX.

 

Un disque : Jimmy Edgar – XXX (!K7) 

 


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12/10/2010

Zero 7 – Record

Zero7–Record.jpgPour être tout à fait honnête, on s’est longtemps fichu de la carrière de Zero 7 comme de notre premier 45 Tours dédicacé par le Grand Jojo. Dix ans, pourtant, que les sons downtempo trip hop de la paire britannique font leur cours le long d’une berge où les postures d’Alpha et – surtout – Portishead tiennent le haut du pavé, on ne trouve toujours pas la moindre tache osant gâcher l’immaculée surface de leur musique. C’est bien ce qui nous a toujours manqué dans le parcours de Henry Binns et Sam Hardaker, ces manques d’aspérité et de relief, en dépit d’une sélection de vocalistes de très haute volée (Jose Gonzalez, Sophie Barker). Le présent best of ne fait évidemment guère exception à la règle. Les voix, dominées par la sensuelle Sia (présente sur la moitié des titres), dévoilent leur moelleux au sein d’arrangements toujours smooth – ça ne nous suffit guère pour que la balance retrouve le côté positif de la force.

 

Un disque : Zero 7 – Record (Warner)

11/10/2010

Max Richter – Infra

maxrichter-infra.jpgOn a beau le répéter, le parcours de Max Richter ressemble à un sans-faute. Soulmate de tous les Sylvain Chauveau et Hauschka de notre planète, le compositeur britannique d’origine allemande n’a guère son pareil pour affranchir les bornes néo-classiques de ses trouvailles electronica, tel que le prouve encore la surprenante introduction de ce nouvel Infra. Toujours à son apogée dans la construction d’atmosphères mélancoliques d’une immense beauté plastique, le Germano-Ecossais offre ici au ballet éponyme du chorégraphe Wayne McGregor un décor magnifique sans jamais verser dans un esthétisme planplan. Songeant parfois à l’inquiétude sublimée de Fog Dance, My Moth Kingdom de Worrytrain ou aux trouvailles aquatiques du Luminarium de Tape, Infra marque encore davantage l’impact de Max Richter, artisan des temps modernes entre tradition et renouvellement.

 

Un disque : Max Richter – Infra (Fat Cat)


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20/08/2010

Hoquets – Couque de Dinant

hoquets-couquededinant.jpgOn a beau dire, si la Belgique n’avait pas existé, le monde aurait sans douté été moins drôle. Matières culinaires (Couque de Dinant) ou imbroglios politico-linguistiques (3 Régions, 3 Communautés), nous ne faisons rien comme les autres – et pendant ce temps, les Hoquets nous décrochent la mâchoire à explorer les richesses incomparables de notre ubuesque patrie. Au-delà du simple exercice de style – il est nettement moins vain qu’il n’y parait, Maxime Lê Hùng, François Schulz & McCloud Zicmuse nous en mettent plein les papilles et c’est non seulement hilarant de bonheur mais en prime, ça nous fiche une envie grave de groover qui vaut tous les remontants de la planète. Et de leur nihilisme totalement pop à s’en rendre gaga et à se faire dessus d’envie, les trois comparses entonnent leurs hymnes à la joie – et c’est parti pour leur emboîter le pas. Allez tous ensemble, Cou-cou-couque de Dinant-ant-ant.

 

Un 7’’ : Hoquets – Couque de Dinant (Matamore)

 

HOQUETS | "3 régions, 3 communautés" | Maison des Musiques, Bruxelles | 10.11.2009 from matamore on Vimeo.


 

18/08/2010

Nina Nastasia – Outlaster

nina-nastasia-outlaster.jpgDentellière des temps modernes aux armes changées en guitare acoustique, Nina Nastasia n’a eu de cesse de nous enchanter au cours de ses divers albums – on y trouve Run To Ruin au sommet – pour un seul demi-échec aux côtés de Jim ‘Dirty Three’ White en 2007 (You Follow Me). Ne pouvant définitivement pas rester sur cette impression saumâtre, la New-Yorkaise a remis les instruments (cordes, guitare & co) sur le métier, pour un disque à ranger au faîte de sa discographie. Nettement moins empêtré dans le tapis d’expérimentations qui ne lui convenaient guère, Nastasia ressuscite le canevas folk de ses comptines, qui touchent directement au cœur. Magnifique de douceur, sa voix fait plus que jamais des merveilles de tendresse, sans affect ni guimauve. Accompagnée d’une troupe de musiciens de tout haut vol – ils offrent à ses chansons alanguies un écrin d’une beauté élégiaque qu’on emmènerait au paradis, la demoiselle from NYC n’attend plus qu’une scène belge pour l’accueillir. Dans l’intervalle, nous lui lançons ce cri : Nina, you’re my only true love (euh, Shannon Wright aussi).

 

Un disque :
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(FatCat)

 

16/08/2010

Oneohtrix Point Never – Returnal

oneohtrix-point-never-returnal.jpgLa Kosmische Musik anno 2010, c’est du côté de Oneohtrix Point Never – alias Daniel Lopatin aus den USA. La suite sur le Grisli.

 

Un disque : Oneohtrix Point Never – Returnal (Editions Mego)

 


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14/08/2010

Tiefschwarz – Chocolate

tiefschwarz-chocolate.jpegA l’affiche des derniers 10daysoff, le duo teuton Alexander et Sebastian Schwarz aka Tiefschwarz explore avec un plaisir certain les rives de la house et de la techno depuis pas mal de temps. Projet plus en phase sur le format court (EPs et remixes), la fratrie germanique invite quatre vocalistes (Daniel Wylde, Dave Aju, Seth Troxler et Cassy) sur un nombre identique de titres – les douze autres étant principalement instrumentaux. Ca crève les tympans, les Tiefschwarz ont pris bien du plaisir à la réalisation de l’album, signé sur leur propre label Souvenir. Adeptes d’une deep house qui paie son tribut au dub et à la techno tout en ne négligeant pas une bonne pincée d’electro pop, voire de jazz (mais si, écoutez Trust Alternative Version), Chocolate multiplie les atmosphères lascives, voire lounge – dans le bon sens du terme. Donnant aussi bien envie de s’affaler que de se remuer les fesses, il transforme son ambivalence caractéristique en une déglingue post-techno d’un très bel effet long en bouche. Tel le meilleur du chocolat.

 

Un disque : Tiefschwarz – Chocolate (Souvenir)

 


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13/08/2010

Frazey Ford – Obadiah

frazeyford-obadiah.jpgChanteuse des très bons The Be Good Tanyas, Frazey Ford tente une première échappée solo en Obadiah, et elle a bien raison. Inspirée de l’univers immense de Neil Young tel qu’Alela Diane (la moderne) ou Ann Peebles (l’ancienne) auraient pu le pervertir – du côté soul plus que folk, donc – la songwriter canadienne nous a pondu une petite grande merveille de disque à ranger précieusement, car on sait qu’on y reviendra souvent. Arrangements capitonnés au coin d’un été chaud et humide, mélodies enivrantes d’un bonheur qui se partage au coin d’une fin de soirée midtempo, les chansons au nombre de treize témoignent d’un bonheur intim(ist)e qui donne envie de revivre le passé et d’anticiper l’avenir. Oui, tout ça.

 

Un disque : Frazey Ford – Obadiah ( Nettwerk )

 


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18/07/2010

Wildbirds & Peacedrums – Rivers

wildbirdspeacedrums-rivers.jpeg Duo suédois à l’excellente réputation critique, voire publique, Wildbirds & Peacedrums poursuit délicatement un chemin tracé au son des harmonies vocales et de la batterie, éléments constitutifs majeurs des chansons du couple Mariam Wallentin / Andreas Werlin. Inclassable défintivement, l’univers de W&P évolue entre diverses planètes musicales, de la musique contemporaine à la folk mystique en crochetant du côté du jazz et de la dream pop. En creusant un peu, on y trouve des traces manifestes d’autres Scandinaves – tels les Danois d’Efterklang, mais aussi des restes de Kate Bush réfugiée dans une église l’intégrale Maja Ratkje sous le bras, le tout sous des auspices charismatiques indéniables. En tout état de cause, ces Rivers ne font que confirmer un peu plus la renommée méritée du Wildbirds & Peacebrums, là-haut in the sky.

 

Un disque : Wildbirds & Peacedrums – Rivers (The Leaf Label)

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