20/04/2007

Mouse on Mark

vonfed_pre_1Le buzz, entretenu par les fans du légendaire Mark E. Smith, a fonctionné. A merveille, merci MySpace, et les deux extraits du premier album de Von Südenfed – improbable rencontre du leader de The Fall et du duo electro Mouse On Mars. Et les écoutes ont beau se multiplier, pas moyen de savoir si le Mancunien cabotine à qui mieux mieux ou s’il tient encore la pêche de son époque Room To Live. Anyway, c’est toujours plus excitant que le concert des petits gars de Good Shoes, déjà essoufflés au bout de dix minutes, tels les Infadels ou Futureheads qu’ils risquent de devenir.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 Von Südenfed – Words You Used To Say

Un disque : Von Südenfed Tromatic Reflexxion (Domino)

19/04/2007

Andrea Parker – Here's One I Made Earlier

andreaparkerearlCompilation des premières œuvres de la très inspirée productrice et DJette british Andrea Parker – aucun rapport avec son homonyme actrice hollywoodienne – le bien nommé Here's One I Made Earlier présente implacable sélection de tracks de ses brilliants débus, circa 1995-96. Indispensable, tout simplement.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Andrea Parker – Here's One I Made Earlier (Touchin' Bass)

18/04/2007

Alela Diane – The Pirate’s Gospel

ThePiratesGospel_AlelaDianeFin décembre, ce blog craquait de tout son modeste poids pour le folk empreint de soul de l’Américaine Alela Diane. Quatre mois plus tard, son Pirate’s Gospel est disque de la semaine sur Octopus, ce n’est que le début d’une grande aventure, la sienne, la nôtre.

 

Un disque : Alela Diane –  The Pirate’s Gospel (Holocene Music)

17/04/2007

Good Shoes make good people

00006821_GoodShoesAh, pop anglaise, que de couleuvres n’ont pas été avalées en ton NME. Exit les vulgos Klaxons – et leurs minauderies où l’infect dernier album de Daan se glisserait dans les draps de Kim Wilde, ce genre de gros coït purulent – bienvenue au premier album des jouissifs Good Shoes. Condensé 100% pur british de tout ce que la morgue albionesque fait de meilleur – des Smiths à Maxïmo Park – la bande de Rhys Jones dégoupille avec un panache revanchard des bombinettes qui donnent envie de se tortiller à poil dans le salon en matant un poster de Blondie. Rendez-vous au Witloof Bar (vous avez bien lu) du Botanique ce jeudi 19, c’est mon concert coup de cœur du mois !

 

En écoute sur MySpace

Trois mp3 Good Shoes – Never Meant To Hurt You

Good Shoes – Small Town Girl

Good Shoes – The Photos On My Wall

Un disque : Good Shoes – Think Before You Speak (Brille Records)

15/04/2007

Dean & Britta – Back Numbers

deanbrittaAu commencement, dans la lointaine époque de la fin des eighties, était le trio Galaxie 500. Trois albums, d’un slowcore légendaire, ponctuèrent la trop courte carrière de Damon Krakowski, Naomi Yang et Dean Wareham, et les cohortes de fans, bien que clairsemées, furent bien obligées de se faire une raison. Cause de tous leurs tracas, Dean le guitariste se lança dans le projet Luna, tandis que Damon & Naomi formaient un duo qui nous a récemment valu le splendide The Earth Is Blue. L’aventure Luna terminée (un Best Of pour les retardataires est disponible depuis quelques mois), le musicien néo-zélandais et sa désormais épouse Britta Phillips forment, eux aussi, un duo dont voici le second volet des aventures. Enregistré en pleine période nuptiale, nos deux tourtereaux ayant décidé de se passer la bague au doigt en plein enregistrement, ‘Back Numbers’ est marqué de la naïve empreinte sixties d’une pop romantique louchant vers Lee Hazlewood et Camera Obscura. Rien de bien remarquable cependant, en dépit d’une production (signée Tony Visconti) classieuse et fleur bleue, rien de bien rédhibitoire non plus.  Juste l’impression d’assister aux épousailles de deux inconnus, et nous de nous croire transposés en touriste japonais, caméra au poing, le sourire béat de félicité aux lèvres.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 Dean & Britta – Words You Used To Say

Un disque : Dean & BrittaBack Numbers (Zoë Records / Rounder Records)

13/04/2007

Rhâââ Lovely : Arnaud Michniak / Part Chimp / A Whisper In The Noise / Crippled Black Phoenix / Pelican

afficherlfEntraperçu les deux dernières minutes de son set, l’ancien Diabologum Arnaud Michniak m’a fait brièvement penser au Jérôme Minière des débuts (mais le temps d’incubation était bien trop bref pour en faire une généralité). D’autres commentaires, plus sévères, allaient de ‘Je préférais Programme, son projet précédent’ à ‘C’est du sous-Grand Corps Malade. Dure, dure, la vie d’artiste.

 

Voraces des décibels, les Part Chimp cognaient, tapaient, hurlaient. Tout ce tapage nocturne n’excluait – heureusement – ni raffinement, ni sens mélodique. Toutes proportions gardées, of course.

 

Rarement projet (du compositeur américain West Thordson) aura été si bien nommé, tant les A Whisper In The Noise murmuraient leurs épanchements romantiques en un bruitisme furtif, où clavier et violon se faisaient l’échappée belle. Ce qui n’excluait pas la tentation pop, en catimini.

 

Réunions de membres de Mogwai, Electric Wizard, Pantheist, 3D House of Beef et Gonga, les huit de Crippled Black Phoenix tanguaient sur un bateau ivre. Et bien qu’issus d’horizons aussi divers que lointains (entre post rock et doom metal), ils mettaient du shoegazing fracturé dans leur rock au goût d’orties sauvages. Pas étonnant quand on s’appelle phénix noir estropié.

 

Vision malsaine – et sans concessions – d’un post rock imbibé de métal façon Isis, les Ricains de Pelican sont des fous furieux. Dans la minuscule salle paroissiale de Cortil-Wodon, ils jouaient sur une autre planète, là où les décibels n’ont pas de frontières, contrairement à nos tympans usés en cette fin de journée. Nul doute qu’un ton plus bas, leur set aurait été aussi convaincant, voire plus. Car même à fond les ballons, c’était déjà excellent. See you next year, Rhâââ Lovely, tu me manques déjà.

16:43 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : metal, rock, post rock, rhaaa lovely, concert |  Facebook |

10/04/2007

Rhâââ Lovely : Yndi Halda / Rothko / Audrey

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Après avoir retrouvé le chemin de Cortil-Wodon, les post rockeurs de Yndi Halda ne se sont pas perdus en scène, loin s’en faut. En dépit de quelques problèmes de justesse, le quintet anglais (deux guitares, une basse, un violon et une batterie) balançait en un tourbillon kaléidoscopique des notes fortissimo, où les cordes s’amusaient (parfois) à se faire dépasser. Enivrant souvent, rebutant quelquefois, l’univers des cinq garçons tranchait dans le vif de l’émotion faite décibels, l’occasion de rappeler le passionnant projet A Lily d’un guitariste de la bande.

 

Une vague impression de laisser passer s’est dégagée du quatuor Rothko. Entre expérimentations étirées et dégagements (post) rock, les morceaux teintés de jazz des deux basses du groupe, soutenues par l’électronique et une batterie, procédaient d’une tentative de rapprochement trop sérieuse pour vraiment me concerner à ce moment du festival. Une autre fois, peut-être.

Ces pages avaient déjà évoqué le cas des quatre Suédoises de Audrey, aussi était-ce avec une certaine fébrilité que j’appréhendais la venue de leur univers gracile au beau milieu de cette avalanche de décibels post quelques chose. Comme gênées d’être là, les quatre jeunes femmes à la timidité ressentie ont eu bien du mal à lâcher la sauce, la plupart de leurs titres restant cantonnés dans un charisme aléatoire et peu communicatif. Etonnant pour une formation qu’on aimerait qualifier de pop.

09/04/2007

Rhâââ Lovely Festival : Milenasong / K-Branding / Bracken

afficherlfLe Rhâââ Lovely Festival 2007, chronique d’une journée que neuf heures de musique(s) foutraques auront bien remplies. Jugez plutôt.

 

J’avais placé de grands espoirs en la Berlinoise Milenasong, tant le folktronica de son album Seven Sisters (Monika Enterprise) avait séduit plus d’un habitué de Matt Elliott. En concert, bardaf, c’est l’embardée, la demoiselle balance tous les ingrédients au beau milieu de la table, à charge pour le malheureux auditeur de recoller les morceaux. Quelques séances de répét’, il paraît que ça aide à faire de la bonne musique. Avis donc à Milena, elle est la seule vraie déception du jour.

 

Remplaçants au pied levé des post rockeurs de Yndi Halda, égarés dans la campagne namuroise, les Bruxellois de K-Branding ont eu la gentillesse d’avancer d’une heure un set prévu pour l’autre scène. Qu’à cela ne tienne, la folie punk jazz du trio sax-guitare-batterie a remballé les sarcasmes du chroniqueur blasé que je peux être. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Passé le (chouette) premier tiers, je commençais à redouter le bon vieux 0-0 des familles un soir de janvier par -3°C, il n’en a heureusement rien été. Ces dix (longues) minutes de flottement passées, la seconde période m’a redonné le mors aux dents et le poing rageur, je gueulais des insanités lubriques dans l’oreille accueillante de mon voisin, qui les reprenait de plus belle. We want more, they said.

 

Side project de Chris Adams, le charismatique leader de Hood, Bracken fut étonnamment fertile en émotions roots. Complexe et imagée, la musique du trio anglais virevoltait entre intensité dramatique postrocktronica et dance floor working class, tel un croisement subtil entre I Am Kloot, Mogwai et Morr Music. Kinda magic.

05/04/2007

Tim Hecker – Radio Amor

cover-radioamorAlbum de milieu de parcours de Tim Hecker (dont la première œuvre date de 2001), Radio Amor précède de trois ans, pas moins, Harmony In Ultraviolet, dernier (magnifique) opus du Canadien sorti fin 2006. Grâce au label Alien8, le voici de nouveau disponible, alors qu’on croyait l’édition originale de Mille Plateaux épuisée à tout jamais. Du même niveau d’exigence que son successeur sorti sur le toujours passionnant label Kranky, Radio Amor dévoile en une redoutable sensualité electronica, mi-feu mi-glace, un univers cinématique dont surgissent les ombres de Marcus Fjellström (et son très beau Gebrauchsmusik), Svarte Greiner, Brian Eno, Christian Fennesz et Steve Reich. Passionnantes de bout en bout, ébauchant des spectres lagunaires d’où surgissent des elfes fantomatiques, les atmosphères de ce disque indispensable ébauchent des sorties d’hiver rigoureux à faire frémir d’envie, de jouissance. Unique dans son approche et pourtant inscrit dans une démarche globale d’une cohérence affirmée, chaque titre réveille en majuscules un genre ambient pas souvent à pareille fête (encore que la métaphore festive ne s’applique pas le cas présent). Pour tout dire, le prestigieux magazine Wire l’avait qualifié de key album of the year 2003 et c’était entièrement mérité.

 

Un disque : Tim HeckerRadio Amor (Alien8 Recordings)

04/04/2007

Art Brut part two

artbrutliveLe souvenir personnel de la première venue d’Art Brut fut on ne peut plus cuisant. Passée cette douloureuse expérience – une question de mental bien plus que de physique – la première fois scénique de la bande à Eddie Argos sur la plaine de Dour m’a rappelé le bonheur intégral (ouais, comme le bronzage) de leur premier album Bang Bang Rock & Roll. Prévu pour juin, son successeur It’s A Bit Complicated traîne à gauche et à droite sur le web, par bouts successifs. Aucune raison de ne pas en faire profiter les quatre (et demi) fidèles lecteurs de ce blog, ils tous fans de cet avatar goguenard de Mark E. Smith et ça n’a rien de péjoratif.

 

Deux mp3 Art Brut – Direct Hit

Art Brut – Post Soothing Out

Un disque : Art BrutIt’s A Bit Complicated (Downtown Recordings)

Photo Gregory A. Perez