24/07/2008

The Shortwave Set – Replica Sun Machine

theshortwaveset-replicasunmachineBarrée d’influences psychédéliques – du genre qu’on peut qualifier d’indispensables, des Beatles de 1967 aux Flaming Lips période Yoshimi – la musique du trio londonien The Shortwave Set se déguste telle une mignardise pop aux effluves Beach Boys (les harmonies vocales) vs The Polyphonic Spree, version british. Produit par le très hype Brian Burton (hein, qui ? ah, Danger Mouse, moitié des Gnarls Barkley), ce second opus anglo-suédois bénéficie, et c’est pas du pipeau, du concours de John Cale (à l’alto) et de Van Dyke Parks (aux arrangements, classieux, comme d’hab’), en grande forme. Certes, les influences citées sont plus qu’évidentes, elles sont toutefois magnifiées par des mélodies d’une splendide évidence hors de toute putasserie (a-t-on entendu plus belle chanson romantique que Yesterdays To Come), flanquant même à Badly Drawn Boy la raclée qu’il mérite depuis son pénible Born In The UK (Now ‘Til 69). Plein de bonnes raisons de se plonger dans The Debt Collection leur premier effort de 2005, largement passé à l’as des deux côtés de la Manche.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 (via TTSO): The Shortwave Set – Replica

Un disque : The Shortwave Set Replica Sun Machine (Wall Of Sound)

 

En clip : The Shortwave Set No Social

 

 

23/07/2008

Lesser Gonzales Alvarez is more

lessergonzalezalvarez-whyisbearbillowingToujours pas remis de la déception Devendra Banhart ? Essaie un peu juste pour voir, le coup d’essai du camarade folkeux Lesser Gonzalez Alvarez, jeune Cubain de Miami – il y est arrivé à l’âge de sept ans – dont les chansons archi bien troussées font déjà beaucoup d’ombre à un autre Gonzalez, le Suédois Jose.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 : Lesser Gonzalez Alvarez – Mostly A Friend

Un disque : Lesser Gonzalez Alvarez Why Is Bear Billowing (Carpark Records)

22/07/2008

The Lexie Mountain Boys

thelexiemountainboys-sacredvacationAu même titre que Yasmina Khadra est un homme, The Lexie Mountain Boys sont cinq filles, originaires de Baltimore. Leur premier album Sacred Vacation est le fruit de trois ans de tournée(s) à présenter un spectacle exclusivement vocal, à la croisée des chemins d’Animal Collective et de Maja Ratkje, de Luciano Berio et de Joan La Barbara. Très physique tout en demeurant – étonnamment – très fun, leur théâtre chanté passe brillamment le passage de la scène au disque. Et ce n’était pas évident au départ.

 

En écoute (+ mp3) sur MySpace

Un disque : The Lexie Mountain Boys Sacred Vacation (Carpark Records)

 

21/07/2008

The Zutons – You Can Do Anything

thezutons-youcandoanythingTrès bien garni depuis la reprise de leur Valerie par Mark Ranson ft. Amy Winehouse (tube planétaire, forcément), le compte en banque des Zutons peut voir venir pour quelques années. S’il n’est pas sûr que les recettes de leur troisième album feront sauter leur banquier de joie, les mélomanes ne risquent pas de crier au génie non plus. Entre rock poussif (dire qu’ils furent un jour comparés aux Libertines) et ballades mielleuses, le chanteur Dave McCabe se plait à beugler ‘I don’t get what your problem is’. Bah, sans vouloir nous vanter, nous avons une petite idée. Le niveau des chansons, peut-être?

 

En écoute sur MySpace

Deux mp3 (via Carl Sandburg Visits Me In A Dream): The Zutons – You Could Make The Four Walls Cry

The Zutons – What’s Your Problem

Un disque : The Zutons You Can Do Anything (Deltasonic Records)

19/07/2008

Mount Eerie, Julie Doiron, Fred Squire

mounteerie-lostwisdomTelle une marée fragile, le parcours de la toujours subtile Julie Doiron ne cesse de nous revenir, à fleur de peau. A l’aube de sa saison 2008 – 2009, la Canadienne est de retour sur Lost Wisdom, nouvel album des presque cultes Mount Eerie, aux côtés de Phil Elverum (frontman de Mt. E) et Fred Squire. Rendez-vous le 8 octobre pour le disque et tout de suite pour son premier extrait. Là, en bas.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 : Mount Eerie (w/ Julie Doiron & Fred Squire) – Flaming Home

Un disque à venir : Mount Eerie (w/ Julie Doiron & Fred Squire) Lost Wisdom (P.W. Elverum & Sun)

16/07/2008

Josephine Foster, encore

josephinefoster-thiscominggladnessLa rumeur le prétend, le nouveau Josephine Foster s’inscrit davantage dans la foulée des ses travaux avec Born Heller et The Supposed. De toute façon à mille lieues du toujours aussi culotté A Wolf In Sheep's Clothing – rappelez-vous, cet incroyable albums de reprises acid folk de lieder allemands – sans toutefois concéder la moindre parcelle d’une totale (lisez phénoménale) intégrité artistique, les quatre extraits en ligne démontrent que la splendeur vocale de la miss reste intacte.

 

En écoute sur MySpace

Quatre mp3 : Josephine Foster – The Garden of Earthly Delights

Josephine Foster – I Love You & the Springtime Blues

Josephine Foster – Waltz of Green

Josephine Foster – Indelible Rainbows

Un disque : Josephine Foster This Coming Gladness (Bo’Weavil Recordings)

11/07/2008

The Dutchshit And The Puke

thedutchessandthedukeTu les connais depuis vingt et une secondes (et demi) que tu les détestes déjà, ces pâles copieurs même pas zélés de The Dutchess And The Duke. Tout, absolument tout, te débecte chez ces ersatz de Rolling Stones 1966 au conformisme neuneu d’un Jose Gonzalez. A commencer par cette coolitude calculée pour cartonner sur Pitchfork, et on ne parle même pas de ces putains d’accords de guitare carrément plombés du côté de Paint It Black et des Violent Femmes. Manquerait plus qu’ils deviennent hype, tiens.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 : The Dutchess And The Duke – Reservoir Park

Un disque : The Dutchess And The DukeShe’s The Dutchess, He’s The Duke (Hardly Art)

Matmos – Supreme Balloon

matmos-supremeballoonBonne nouvelle au rayon des jouets électroniques, le duo Matmos n’a pas perdu son sens de l’humour potache. Dès les premières secondes, ce sont des synthétiseurs sortis d’un catalogue Korg – ou Roland, ou Moog – des seventies qui lancent la machine, jonglant à merveille entre déglingue latino (cette rythmique presque salsa) et foutoir analogique (Rainbow Flogs), serait-ce donc la recette du bonheur ? Tout s’enchaîne sur le très pop Polychords, sorte de délire libidineux qui marierait l’Idiology des Mouse On Mars au binarisme d’Harmonic 313. Bien au-delà de son apparente facilité moqueuse, toujours en recherche de subtilités rythmiques que ne renierait pas le duo Jan St. Werner / Andi Toma déjà cité, ce nouvel effort de Martin Schmidt et Drew Daniel débusque les champs expérimentaux de leurs auteurs et tels deux grands enfants, ils s’amusent à relier entre eux des fils fantasmagoriques entre musique baroque (celle de François Couperin, dont ils reprennent Les Folies Françaises au Korg MS2000) et explorations électroniques allemandes à la Dopplereffekt. Un énorme bol d’air, pour le cœur et les neurones.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 : Matmos – Rainbow Flag

Un disque : Matmos Supreme Balloon (Matador Records)

 

En clip : Matmos Exciter Lamp And The Variable Band

 

01/07/2008

18/08 = Stereolab

stereolab-chemicalchordsTraditionnellement amorphe, la saison estivale des sorties attendra bien le 18 août et la sortie de Chemical Cords, le nouveau bébé de Stereolab. Et dire que ça fait passé quinze ans que ça dure.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 : Stereolab – Three Women

Un disque à venir : Stereolab – Chemical Cords (Duophonic / 4AD)

12:31 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mp3, pop, preview, 4ad, stereolab, psyche, duophonic |  Facebook |

28/06/2008

Helena & Masaki, Espers & Ghost

helenaespvallmasakibatohEn cette veille de vacances estivales, la paresse t’avait d’abord guidé sur les pas de Klaus Schulze et Lisa Gerrardfan que tu as toujours été de tout ce qui touchait à Dead Can Dance. Quelques ultra-prévisibles échos myspaciens plus tard, tu avais bien vite abandonné cette infâme soupe new age pour essayeurs de canapé Roche Bobois.

 

Puis vint le moment de cette petite voix, humaine et sensuelle, qui te souffla mot de l’imminence – oh, 22 juillet, pas de panique – de la collaboration Helena Espvall – Masaki Batoh. Oui, la violoncelliste suédoise des indispensables Espers et le guitariste (of course) japonais des torturés Ghost. Pour des chansons folk scandinaves dont la première (en mp3 ci-dessous) promet de beaux lendemains en toute humilité.

 

Un mp3 : Helena Espvall & Masaki Batoh – Uti Var Hage

Un disque à venir : Helena Espvall & Masaki Batoh – s/t (Drag City)