08/11/2009

The Fiery Furnaces – I’m Going Away

fieryfurnacesimgoingawaAprès la terrible récompense auditive de leur septième numéro Widow City, les Fiery Furnaces étaient sacrément attendus au tournant. Ne tournons pas autour du pot thrilljockeyien, son successeur I'm Going Away est du même tonneau, celui dont fût tiré la magnificence revêche de leur récent passé.

Démarrant par une cavalcade espiègle où la guitare de Matthew Friedberger joue à saute-arpèges avec la voix toujours aussi subtile de sa complice Eleanor, le disque est tout simplement fabuleux de joie déconstruite à la fréquentation de Kurt Weill et de Deerhoof. Coquins et sexys en diable, sans jamais la moindre once de vulgarité salace, nos deux frangins explosent un piano de bordel new-yorkais, martelé d'une batterie enregistrée sur l'os. Toujours imprégnée d'une envie rock, leur envie communicative gargarise l'âme de Sonic Youth au son d'une décadence post-grande dépression, version moderne (lisez, qui a écouté Television et The Ex, entre autres). Bourrées d'un humour qui explose les humeurs maussades, les douze chansons débauchent les mélodies en les dévoyant à coup de tord-boyaux jazz, tendance Tom Waits ivre de bonheur - et de plein d'autres choses. Au-delà de toutes ces splendides références, I'm Going Away envoie un formidable uppercut à la tronche de tous ceux qui s'imaginent encore que le rock n'a d'essence qu'entre Manchester et Sheffield, sans compter que jamais, ô non jamais, les mélodies des fourneaux furibards n'ont été autant enthousiasmantes et accessibles. Vous avez dit pop ?

 

Un disque : The Fiery Furnaces I’m Going Away (Thrill Jockey)


Im Going Away - Fiery Furnaces, The

Ray Bouvier - The Fiery Furnaces

07/11/2009

Muse – The Resistance

Muse-TheresistanceEtant au rock ce que la frite mayo est à la gastronomie, Muse balance depuis une quinzaine d’années ses déluges populistes à une terre entière semble-t-il encline au masochisme. Pompier au possible, Freddy Mercury doit en être vert de jalousie dans l’au-delà, le trio du Devon n’a de cesse de balancer des hymnes stadiers absolument infects de prétention pseudo-artistique, là où il n’est question que de tiroir-caisse qui fait bling bling.

Encore plus dégueulasse que ses quatre prédécesseurs, The Resistance appuie encore un peu fort sur les plus insupportables scories de Matt Bellamy & co. Chansons ampoulées à l’extrême – elles feraient passer Ghinzu pour du folk neurasthénique, son gonflé à l’hélium (et quoi de plus vide qu’un gaz ?) ou déluge mégalomane de soupe à la Twilight, rien ne nous est épargné. Le pire dans tout ça ? Cette impression, plus vive que jamais, que le Queen de 1992 est de retour sous le déguisement des Radiohead pour un numéro de cirque même pâs drôle. A l’heure d’écrire ces lignes, le disque est déjà en tête des charts dans seize pays différents et on meurt d’envie de hurler au secours.

 

Un disque : Muse The Resistance (Warner)

22:34 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, pop, critique, muse, warner |  Facebook |

27/10/2009

Green Sky Accident – Drops Of Color

greenskyaccident-dropsofcolorPays des durs à cuire aux grosses bécanes qui font vroum vroum, la Norvège compte aussi en ses rangs nationaux quelques-uns des plus beaux spécimens de la musique pop/folk contemporaine, des héros subtils Kings Of Convenience à l'américana secrète de Thomas Dybdahl. A l'écoute du présent Drops Of Color, il faudra (peut-être) compter sur le duo Green Sky Accident et ses entêtantes chansonettes folky, entre bien d'autres bonnes choses.

Bien qu'ayant, eux aussi, sacrifié à l'insupportable mode du ukulélé, les deux Nordiques échafaudent une maison mitoyenne des Herman Düne relookée par Erlend Oye (In And Out Of Tune). Adeptes des fausses pistes (un peu, beaucoup de guitares à la My Bloody Valentine sur Something To Believe In et on les croit volontiers), Tore Torgrimsen et Stian Mathisen connaissent leurs classiques poppy sur le bout de leur gratte, de Simon & Garfunkel à la grande période shoegazing. Pas toujours affranchis de leurs glorieux aînés, les deux comparses déclinent parfois des clichés too much (ces pa pa pa pa féminins sur You Draw The Line), ils ne sont heureusement qu'accessoires mineurs. Bien meilleure quand elle se dépouille de ses oripeaux inutiles, la musique de Green Sky Accident prend alors un bien chouette envol. Face à ses mélodies aux réminiscences de ces délicieuses heures d'été passées à sublimer le temps (The Tiger And The Whale), optimiste sans être béate, cette première œuvre des GSA invite à l'abandon juvénile.

 

Un disque : Green Sky Accident Drops Of Color (Interregnum Records)


Something To Believe In - Green Sky Accident

Is It Too Late - Green Sky Accident

25/10/2009

We Are Unreasonable People, 20 years later

Warp20NewYorkYES-DanHoldsworth2009withborder(1)Pour ses dix années d’existence, c’était en 1999, Warp Records avait publié une triple compilation résumant non seulement les artistes phares de sa première décennie, certains toujours mythiques (Nightmares On Wax, LFO), d’autres tombés dans l’oubli, en dépit d’une aussi courte qu’impeccable discographie (le duo Sweet Exorcist). Encore très profondément imprégné d’une éthique dancefloor électronique, le label alors de Sheffield nous avait gratifié d’une sacrée livrée de ses influences. Elles prouvaient les goûts, marqués et transcendants, des fondateurs Steve Beckett et feu Rob Mitchell pour tout ce qui touchait à l’acid house et à la techno, quelque part entre l’incontournable A Guy Called Gerald et Model 500 (aka l’immense Juan Atkins), alors que le virage vers une musique plus diversifiée s’état déjà fait sentir avec les signatures de Broadcast ou Jimi Tenor. La deuxième page de son existence tournée, c’est en toute beauté que la maison désormais établie à Londres nous gâte, sous la forme d’un riche coffret, comprenant un livre (192 pages pour plus de 400 artworks) et, bien entendu, de la musique – en cinq CD et cinq vinyls. Coûteux bien que goûteux (120 € pour le copieux tout, et on en a pour son argent), l’anniversaire se décline également en deux doubles albums Chosen et Recreated disponibles séparément.

 

Désormais moins au sommet de la branchitude électronique que des Planet Mu ou Tempa, notamment en matière de dubstep ou de funky – encore que de récentes sorties des excellents Clark et Flying Lotus infirment cette théorie – Warp a parfois semé le doute chez ses fans de la première heure. En adeptes inconditionnels des beats et du glitch défendus par Aphex Twin ou Plaid, ils ont eu bien du mal à encaisser la pilule indie mainstream que constituait les récentes signatures des arty pop Grizzly Bear, sans même évoquer le rock généraliste et (parfois) démago des Maxïmo Park. En dépit de ces quelques glissements de terrain, l’officine anglaise est cependant restée terre fertile de découvertes (Harmonic 313, totalement à sa place, les essentiels Battles), tout en intégrant des transfuges au sommet de leur art (la magnifique Leila, ex-Rephlex et les fuyants du bulbe Gang Gang Dance, ex-The Social Registry).

 

Certains aspects de l’abondante discographique warpienne ne sont guère mis en avant en ces vingt ans. Du funk soul barré de Jamie Lidell, on ne trouve guère trace (hormis, et encore, un Daddy’s Car plus electro pop qu’autre chose), son Little Brother étant repris, d’une maîtresse manière folkisante, par des Grizzly Bear vocalement à un sommet fleetfoxesien.

Les deux disques de reprises sont tout à fait remarquables d’équilibre et de cohésion. Au sommet de la pointe, Leila expurge les beats en pente raide du fameux Vordhosbn d’Aphex Twin, qu’elle joue uniquement au piano à la manière de Max Richter. Absolutely fabulous, indeed. Tout aussi géniale et intense est la relecture de In A Beautiful Place Out In The Country des Boards of Canada, version Mira Calix. Totalement personnelle et, osons-le, supérieure à l’original, la vision de la Sud-Africaine replace l’adagio de la mélodie (et les field recordings bucoliques) dans un ensemble de cordes proche d’un nirvana vu par le Kronos Quartet. Dans le pire des cas, on va du moyen (Broadcast imaginé par Gravenhurst) à l’excellentissime (Milanese dépoté par Clark au travers d’un prisme à la Venetian Snares)

 

Les deux CD Chosen tiennent tout autant la routé. Choisis par les fans sur le site Warp20.net, les dix titres de la première plaque mettent en avant les stars IDM (Aphex Twin, Squarepusher, Autechre, LFO) et electronica (Boards of Canada, Clark) de la maison We Are Reasonable People. Placé judicieusement entre toutes ces musiques synthétisées, le génialissime Atlas de Battles offre un contrepoint formidablement dynamique, qui rappelle à quel point l’album Mirrored est un des disques de la décennie, sinon du siècle. Et en avant pour ‘Central Market’ l’opus solo de Tyondai Braxton, guitariste du groupe américain, dont la sortie est toute récente !

La seconde page de Chosen est tournée par le boss Steve Beckett. Elle confirme, en quatorze étapes, la versatilité des goûts du co-fondateur de la boîte anglaise, entre influences jazz (les Tender Buttons de Broadcast), dance music irrésistible sans être putassière (I’m For Real’ des vétérans Nightmares On Wax) et plages nappées d’une splendide electronica rêveuse (Drane, un des meilleurs titres d’Autechre ou l’incroyable Amo Bishop Roden d’encore Boards of Canada) sans oublier, qui d’autre ?, Battles. La planète Warp a encore de beaux jours en heavy rotation devant elle…

 

Un coffret : Warp20 (Box Set)

Deux doubles albums : Chosen et Recreated


Amo Bishop Roden - Boards of Canada

Vordhosbn - Leila

22/10/2009

múm – Sing Along To Songs You Don't Know

mum-singalongLa plus élémentaire honnêteté nous le recommande, cela faisait un - très - long moment (le splendide Finally We Are No-one' de 2002) que la discographie de múm ne nous inspirait plus qu'une écoute polie (mais à se décrocher la mâchoire, d'ennui). Hormis les très beaux quatre titres enregistrés lors d'une Peel Session en 2006, rien de bien consistant n'était venu se glisser entre nos pavillons, à commencer par le très vie oublié Go Go Smear The Poison Ivy.

Le grand Leonard Cohen l'avait prédit, le retour des Islandais en 2009 est à marquer d'un Hallelujah! Oubliées, les aventures mal fringuées des dernières années sur Fat Cat, c'est en toute grande forme que Gunnar Örn Tynes & co débarquent dans l'officine berlinoise Morr Music (qui, du coup, redonne une fameuse bouffée d'oxygène à son catalogue). Tout en n'oubliant pas les toujours attendrissants frissons vaporeux de l'album vert où ils n'étaient personne pour devenir poisson (If I Were A Fish), les compatriotes de Valgeir Sigurdsson entament une ritournelle pop, elle est inoubliable comme elle est délicate (Prophecies And Reversed Memories). Toujours épris d'arrangements qui présentent Nico Muhly aux Taxi Taxi (un glockenspiel par ci, des cordes par là), le disque se risque aussi, et c'est très jouissif, à la tentation tropicalia - on vous le jure, rafraîchie à petits coups de geyser qui fait gling gling (l'étonnant The Smell Of Today...). Nettement plus extravagant que ses prédécesseurs, sans pour autant se perdre dans les méandres d'un pompiérisme clownesque, Sing Along... fait bien sûr la part toujours aussi belle aux harmonies vocales célestes (Show Me), tout en ouvrant des perspectives pop qui nous feront fredonner des mélodies que nous connaîtrons bientôt par cœur.

 

Un disque : múm Sing Along To Songs You Don't Know (Morr Music)


Prophecies & Reversed Memories - Múm

Show Me - Múm

22:30 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pop, critique, morr music, mum |  Facebook |

16/10/2009

Broadcast et Gravenhurst, la race des seigneurs

WarpRésidence de projets à l’identité, visuelle et musicale, très marquée (le tout récent disque solo de Tyondai Braxton en est une preuve éclatante de plus), le label Warp s’était longtemps refusé aux sirènes autres que purement électroniques. Une des premières échappées de l’univers purement machinesque des pionniers LFO, Aphex Twin, Autechre et Nightmares On Wax fut la sortie, en 1997, de la compilation Work And Non-Work des premiers singles du groupe Broadcast.

 

Quintet à l’époque, duo aujourd’hui, le projet emmené par les formidables Trish Keenan et James Cargill aka Broadcast démontrait déjà, sans être jamais démenti, que la haute teneur pop de ses chansons méritait de figurer au firmament de la maison alors encore établie à Sheffield. Encore marqué de l’influence du son de son Birmingham natal, on pense plus particulièrement à la délicatesse enrichie de Pram et aux expériences libertaires de Basil Kirchin sur le fondamental Abstractions Of The Industrial North, le son du groupe allait évoluer vers une délectation électro-pop toujours en retenue, voire en épure, où la froideur apparente cède progressivement le pas à des revendications mélodiques d’une classe inouïe. Peu de disques studio jalonnent leur parcours discographique mais, plus que jamais, chaque épisode de leur vie d’artistes est à recommander sans la moindre réserve. Et que dire de la perspective annoncée d’un quatrième opus, annoncé pour très bientôt ?

 

Genre de Nick Drake des temps contemporains égaré dans une galaxie où le post rock serait revu et visité par Jim O’Rourke, Nick Talbot, alias Gravenhurst, est tout simplement un des plus grands génies de son temps. Peu médiatisé et largement ignoré du public, son corpus musical est toutefois de la plus haute tenue. D’une honnêteté et d’une sincérité sans failles ni concessions aux modes ou à la facilité, l’homme de Bristol s’est fendu de quelques-unes des plus belles chansons de ses dix dernières années. Qu’il œuvre en mode acoustique, comme sur la déchirante ballade Song Among The Pine du dernier album en date The Western Lands, ou en version électrique, telle l’imparable cavalcade à la violence toute contenue The Velvet Cell (sur le précédent Fires In Distant Buildings), le musicien anglais prouve, seconde après minute, qu’il est de la race des seigneurs. Voix de velours dans un gant de fer toujours prêt à rugir – sa classe immense l’en empêchera, soyez-en assurés – le gaillard n’a finalement qu’un seul défaut, ne pas sortir de disques assez souvent à notre goût. Pendant ce temps, les infâmes Mars Volta en sont leur énième vomissure…


Americas Boy - Broadcast

Song Among the Pine - Gravenhurst

01/10/2009

Patrick Cowley & Jorge Socarras – Catholic

cowleysocarras-catholicVéritable miraculé discographique, plus de trente ans après son enregistrement, Catholic réapparait à la surface du jour à la faveur d’un… déménagement. Les acteurs sont tout sauf des premiers venus. L’homme à la bougeotte n’est rien de moins que John Hedges, du fameux label disco Megatone, tandis que le magnifique DJ allemand Stefan Goldmann est celui qui a eu l’honneur de déterrer de ses caves une boîte remplie de bandes magnétiques. Sans compter que le nom en évidence était carrément celui de Patrick Cowley, référence majeure de tous les Pet Shop Boys et New Order de la planète.

De retour à Berlin, Goldmann découvrit les morceaux, pas disco pour un sou et, évidemment, à des années-lumière d’avance en matière d’écriture pop synthétique. Bénéficiant de l’incroyable apport vocal de Jorge Socarras, robotique et obsédant, le disque sortira le 19 octobre, date de la naissance de Cowley et c’est un événement mondial. Ite missa est.

 

Un disque : Patrick Cowley & Jorge Socarras Catholic (Macro)

21/09/2009

SheKeepsBees – Nests

SheKeepsBees-NestsDonc, elle garde des abeilles. Qui ça, elle ? Et bien, une certaine Jessica Larribee, plus son compagnon de producteur Andy LaPlant aux fûts. La nature même de leur duo SheKeepsBees (un garçon, une fille, plein de possibilités qui rockent), le genre pratiqué (des songs à l’héritage bluesy évident), tout concourt à rameuter le couple de Brooklyn dans un enclos gardé par des certains The Kills, sans même parler des White Stripes. Sauf que la voix, grave et puissante, et le chant univoque de la demoiselle évoqueront immanquablement une PJ Harvey dopée à la testostérone (ou à Thalia Zedek), l’énergie libératrice en moins. Sans compter qu’en fin de bilan, on repassera pour la nouveauté, sans même parler de chansons à l’écriture souvent faiblarde (hormis la très entêtante Gimmie). Un petit stage de remise à niveau chez les Fiery Furnaces, peut-être ?

 

Un disque : SheKeepsBees Nests (Names Records)


Gimmie - She Keeps Bees

You Can Tell - She Keeps Bees

17/09/2009

Lightning Dust – Infinite Light

Lightning-Dust-Infinite-Light-477508Les premières secondes de la lumière, infinie comme elle est belle, l’indiquent, c’est un grand disque, celui du duo américain Lightning Dust, qui nous attend. Promenades élégiaques au son d’un piano bleuté et d’un orgue atténué, accompagnements de guitare d’une subtile discrétion, tout concourt à faire de cette Antonia Jane une des chansons coup de cœur de l’année. La suite est, sinon du même acabit, parfaitement recommandable, elle aussi. Entre compromis idéal entre Belle & Sebastian et The Kills (I Knew) et déclinaisons empoisonnées des Fiery Furnaces (The Times), les duettistes Amber Webber / Joshua Wells (tous deux membres de Black Mountain, par ailleurs) trouve le ton juste, la manière compositrice en sus. Romantique quand il faut, sans la moindre compassion adolescente svp (Never Seen), il tire tout le sel de la voix très sensuelle de Melle Webber, empreinte d’un vibrato à la Frida Hyvonen et d’une puissance très maîtrisée qui rappelle Martha Wainwright. Pleinement assumé, jusque dans ces excès (les trémolos de History, par exemple), Infinite Light risque d’encore faire parler de lui, et en (très) bien.

 

Un disque : Lightning Dust Infinite Light (Jagjaguwar)

 


Antonia Jane - Lightning Dust

The Times - Lightning Dust

14/09/2009

Cass McCombs – Catacombs

Cass-McCombs-Catacombs-470437La pochette – à l’entrée d’une grotte – et le titre sont parfaitement trompeurs, nulle trace de déprime existentialiste sur le nouvel effort du songwriter américain Cass McCombs. Epris de ballades totalement sixties, McCombs habite en toute sincérité un cabanon romantique, tapissé de veloutes à la M. Ward, orné de sucettes au goût de Zombies. Ouvert sur un splendide duo en compagnie de l’actrice Karen Black (qui à 67 ans, en a vu d’autres, notamment dans le fameux Easy Rider), le disque enchaîne sur une doucerette romance toujours fan des Byrds, une Prima Donna qui touche en plein cœur. Larme à l’œil et pourtant jamais pleurnichard, le Californien fait tout son miel d’une guitare et d’un piano, au milieu de discrets arrangements d’une élégance toute poétique, pleinement au service de mélodies aussi travaillées qu’elles sont attachantes. Et on en redemande.

 

Un disque : Cass McCombs Catacombs (Domino)

Dreams-Come-True-Girl - Cass McCombs

Prima Donna - Cass McCombs