30/11/2008

Minus Pilots, le mystère du minimalisme

minuspilots-superriorproofofcinemaFort peu de choses sur Minus Pilots, groupe ambient minimaliste britannique, tu liras, preuve de curiosité positive tu feras. Et le disquaire Norman Records, tu remercieras, c’est son disque de la dernière semaine de novembre.

 

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Un disque : Minus PilotsSuperior Proof Of Cinema (Panic Arrest)

28/11/2008

François Virot, première

francoisvirot-yesornoActiviste indie pop au parcours parsemé de mille et une démos überconfidentielles, le Lyonnais François Virot extirpe – enfin ! – de sa tanière écorchée un premier album, aussi attendu dans la branchitude qu’il restera confidentiel dans le mainstream. Outre la confirmation possible, l’avenir le confirmera, de sa talentueuse tension musicale, l’objet nous vaut la renaissance du label Clapping Music, muet depuis le disque de Ramona Cordova. Qui s’en plaindra ?

 

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Un disque : François Virot Yes Or No (Clapping Music)

25/11/2008

Yellow Swans, for ever

yellowswans-deteriorationDésormais officiellement dissous au bout de sept années de folies sonores sans limites, les uniques Yellow Swans n’en ont heureusement pas terminé avec leur discographie, et c’est un délice de l’écrire du bout son clavier. Nouvelle étape officielle de Pete Swanson et Gabriel Saloman – une version en cassette était déjà sortie en 2007 – Deterioration voit le duo de Portland meilleur que jamais, ses éternels drones mâchouillant des restes de mélodies surgies d’un day after apocalyptique. En attendant le vrai disque d’adieu, prévu l’an prochain, snif…

 

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Un mp3 : Yellow Swans Broken Eraser/Time Stretch (Extrait)

Un disque : Yellow Swans Deterioration (Modern Radio)

DJ Distance répercute

distance-repercussionsLe recul le démontre à satiété, Demons, premier album de Distance (aka DJ Distance), est un grand disque de dubstep. Toujours client de la même crèmerie Planet Mu, Greg Sanders met les bouchées doubles en 2008, multipliant les live et DJ-sets, tout en trouvant l’inspiration d’un second effort, double lui aussi. Dancing in the dark, kinda.

 

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Un disque : Distance Repercussions (Planet Mu)

23/11/2008

Howie & The Hotknives, oh yeah!

howiehotknives-shutupFuck Or Fight, Shut Up & Dance, Drinking For Free ou Young Fun, les titres des Howie & The Hotknives, combo punk de Portland, balancent un second degré énergétique ET bordélique des plus réjouissants.  D’une humeur poilante à se noyer dans sa Budweiser, leurs pop songs éclatées donnent des fichtres envies de coups de genou dans les burnes trop nettes de ces lopettes de BB Brunes. Oh yeah !

 

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Un 7’’ : Howie & The HotknivesShut Up & Dance (Felony Fidelity)

Tokyo Sonata, la B.O. avant le film

Kazumasa Hashimoto - Tokyo SonataGrand spécialiste d’un cinéma d’horreur japonais où le pire côtoie le meilleur, notamment dans ses propres œuvres, Kiyoshi Kurosawa présentait en mai dernier son ultime opus Tokyo Sonata dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes. Très bien accueilli, le film décline un thème pourtant guère original – un père licencié cache à sa famille son inactivité forcée en partant le matin comme de si de rien n’était, ça rappelle, et pas qu’un peu, le bouleversant L’Emploi du Temps de Laurent Cantet. D’une grande attractivité néo-classique, à peine augmentée d'electronica, au son gorgé d’un passé nourri de mellotron, la bande originale signée Kazumasa Hashimoto baigne dans un mélancolisme surrané décoré de feuilles mortes fraîchement tombées d’un arbre centenaire. Planté depuis tellement longtemps dans le paysage qu’on n’y prête plus guère d’attention.

 

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Un disque : Kazumasa Hashimoto Tokyo Sonata (Noble)

21/11/2008

Buraka Som Sistema, incandescents

BURAKA SOM SISTEMA - Black DiamondEngourdi par le froid naissant, enrhumé des guibolles ? Pas de lézard, ou plutôt si, et bien multicolore. Ces déclinés de teintes flashy nous viennent des ghettos de Luanda, Angola, capitale mondiale du kuduro, mix incandescent de musiques d’Afrique australe et de techno européenne, repris à son compte par le combo portugais Buraka Som Sistema. Qui lui ajoute une bonne dose de grime, de dubstep et de hip hop, le tout emballé dans une transe énervée qui transporte de l’autre côté de l’Atlantique, où s’est planté cet autre grand pays lusitanophone qu’est le Brésil et ses favelas à la dangerosité énergivore. Première vrai album du label Fabric par ailleurs, après une quarantaine de mixes de tout haut niveau.

 

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Un disque : Buraka Som SistemaBlack Diamond (Fabric)

20/11/2008

Daniel Padden en dronopause

danielpadden-pauseforthejetMembre de Volcano The Bear, Daniel Padden l’excentrique s’entend à merveille pour flouter les étiquettes, entre restes de pop songs alcooliques, drones végétariens et interludes jazz renversés à l’aune contemporaine. Tel un marin au cœur brisé – la mer est un thème central, tout comme l’histoire naturelle – le musicien autrefois "connu" sous le terme de The One Ensemble of Daniel Padden dérive au gré des flots, en un trip solitaire et ubuesque dont on ne peut que ressortir troublé.

 

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Un disque : Daniel Padden Pause For The Jet (Dekorder)

18/11/2008

Fred Frith voyage, voyage

fredfrith-tosailtosailLes présences du grand Fred Frith à la seule guitare acoustique se comptent sur les doigts d’une main – trois en trente-cinq ans de carrière – c’est loin d’être le seul intérêt de ce disque de musiques improvisées, au sens large du terme. Regroupant des échos de blues, de folk, de musiques japonaise ou africaine, le musicien anglais dévoile une palette de sonorités dont les richesses formelles rivalisent d’audace avec l’expressivité de leur contenu.

 

La chronique de Jean-Claude Gevrey sur Octopus

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Un disque : Fred Frith To Sail, To Sail (Tzadik)

13/11/2008

No-Neck Blues Band, anno 2008

NNCKClomeimUnique au monde, l’expérience No-Neck Blues Band entraîne tout son passage, à un point tellement hypnotique qu’il vous marque un cerveau au fer rouge de son intensité. Réduite au silence – un comble quand on connaît leur musique – la discographie du combo new-yorkais renaît de ses cendres fumantes en cette fin d’année riche en rebondissements musicaux, l’occasion est trop belle pour ne pas aller rechercher la pipe à eau récupérée au dernier concert de Jackie-O Motherfucker. Et beuh.

 

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Un disque : No-Neck Blues Band Clomeim (Locust)