27/10/2008

Arthur Russell also went americana

arthurrussel-loveLa mort, cette chienne lubrique, nous a privés des plus beaux joyaux du génie Arthur Russell, ceux que cette saloperie de virus en quatre lettres l'a empêchés d'écrire. Nouveau regard sur l'immense talent de l'artiste américain, Love Is Overtaking Me quitte les rives de la disco barrée du genou, c'est pour mieux nous prouver les concordances de vue entre l'auteur de Calling Out of Context et une americana dérangée à la Townes Van Zandt. Importantissime, once more.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Arthur Russell Love Is Overtaking Me (Rough Trade)

22/10/2008

Warner Jepson, years ahead

warnerjepsonLe titre l’indique, les œuvres de Warner Jepson présentées sur le double CD Totentanz And Other Electronic Works datent de la période 1958 – 1973, la préhistoire de la musique électronique. Seule et unique œuvre discographique de son auteur, et encore uniquement vendue à la sortie des ballets dont les divers morceaux présentés étaient la bande-son (à peine 300 copies en tout), ce double CD comporte bien sûr la composition jepsonienne la plus « célèbre » (ajoutez mille guillemets) Totentanz, d’une étrangeté anti-kinésique formidable, tout en présentant des aspects moins « connus » (re-guillemets) et tout aussi en avance sur leur temps. Elle se compte en décennies, tout bonnement.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque :  Warner Jepson Totentanz And Other Electronic Works 1958 – 1973 (Melon Expander)

21/10/2008

Pierre Bastien a des visions

pierrebastien-visionsofdoingMagicien jazz des temps modernes, Pierre Bastien s’est surtout fait un nom grâce à son orchestre de robots musicaux. Extraits de bandes originales de films de l’Australien de Rotterdam Karel Doing, son nouvel opus Visions of Doing met plus que jamais en évidence ses qualités de trompettiste smooth, trempées dans une marmite comeladienne de la meilleure veine. Le pape Robert Wyatt doit apprécier.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Pierre Bastien Visions of Doing (Western Vinyl)

19/10/2008

Louis Guilliaume, new techno killer

louisguilliaume-soulpointBlasé des déluges de bpm qui inondaient ton salon et celui de tes voisins, tu te demandais bien ce qui pouvait encore bien t’exciter dans la techno version 2008. un beau jour, tes pas t’emmenèrent sur la route de Rotterdam, aimanté que tu fus par deux maxis 12’’ marbrés du jeune producteur local Louis Guilliaume. L’écoute passée, le choc de l’émotion te fit presque balancer de rage toute collection de minimale berlinoise, Marcel Dettmann en tête. Un instant de brève lucidité eut cependant raison de ta folie, partagée et compréhensible, face à un tel disque de KILLER.

 

En écoute sur Clone

Un double LP : Louis GuilliaumeSoulpoint I & II (SD Records)

18/10/2008

Tujiko Noriko, la vie en U

tujikonoriko-URavissement éternel pour nos pavillons nourris de son génial Shojo Toshi, la musique de Tujiko Noriko a trouvé tant sur (Editions) Mego que sur Room40 le terrain idéal à ses expérimentations electro-pop. Nouvelle sortie du label australien de Lawrence English – d’ailleurs présent aux côtés de John Chantler – son nouveau U la voit poursuivre une aventure où mélodies câlines et étrangetés machinistes s’entremêlent à ne plus nous lâcher.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Tujiko Noriko / Lawrence English / John Chantler – U (Room40)

17/10/2008

Tim Hecker vs Aidan Baker

aidanbakertimheckerLes grands disques se dégustant toujours avec du recul, les sublimes Radio Amor et Harmony In Ultraviolet de Tim Hecker peuvent – que dis-je – doivent être vus comme de(ux) très grands albums. Dans sa mouture 2008, le Canadien est rejoint par son compatriote Aidan Baker (du projet Nadja), pour une œuvre à la contemplation enténébrée, peuplée de guitares passées à la moulinette (à la manière de Wzt Hearts) et de combattants immergés dans les glacis électroniques. Le temps en dévoilera les richesses sonores, elles promettent d’être passionnantes.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque :  Aidan Baker & Tim Hecker Fantasma Parastasie (Alien8 Recordings)

15/10/2008

O.S.T. alias Christopher Douglas

ost-waetkaFigure des scenes techno de San Francisco et Detroit, Christopher Douglas ne se contente pas d’aligner les beats dansants au kilomètre, loin s’en faut. Sous le pseudonyme de O.S.T., il nous (d)écrit une ambient post-apocalyptique, noyée dans des drones venteux soufflant sur une braise de fin de monde. Le plus ironique étant la signature sur un label au doux nom d’Ideal Recordings, ce qui n’enlève à la pertinence et l’acuité de son propos.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : O.S.T. Waetka (Ideal Recordings)

14/10/2008

Bohren & der Club of Gore, en toute lenteur

Bohren & der Club of Gore – DoloresD’une lenteur insoutenable de beauté gothique, le jazz sombre des Allemands de Bohren & der Club of Gore prend le temps de la fêlure. Accaparé dans son apesanteur férocement sournoise, il se même d’oripeaux ambient d’une redoutable esthétique à la Angelo Badalamenti, qu’ils risquent de renvoyer définitivement au vestiaire pour la B.O d’un prochain David Lynch. Un jour, peut-être.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Bohren & der Club of Gore Dolores (Pias)

12/10/2008

Gary War s'en va-t-en guerre

garywar-newraytheonportLe temps sans Ariel Pink vous semble long? Les récentes circonvolutions des Animal Collective vous laissent sur votre faim ? Les Passions de Fab ont la solution, dix comprimés effervescents dilués dans le psychédélisme lo-fi, remuez, et vous voilà téléporté dans la maison hantée de Gary War. Effets secondaires addictifs possibles, voire probables.

 

En écoute sur Juno

Un disque : Gary WarNew Raytheonport (SHDWPLY Records)

11/10/2008

Mmm, Betty Botox

bettybotox-mmmbettyCompilation de trois disques douze pouces d’une décadence electro disco pop réjouissante de naïveté et de cynisme, les deux n’ayant rien d’incompatible, Mmm, Betty! de JD Twitch aka Betty Botox (ce nom, déjà) est déjà sur toutes les tablettes des disciples du LCD Soundsystem. Et après ça, il y en aura encore pour penser que le monde va mal. Pfffffff…..

 

En écoute sur Dotshop

Un disque : Betty Botox Mmm, Betty! (Endless Flight)