30.10.2008

Duo de Scorces

scorces-iturnintoyouCes pages l’ont assez dit et répété, Christina Carter est une des très rares voix féminines dont la seule présence scénique justifierait un déplacement à l’autre bout de l’Hémisphère Sud. Associée dans Scorces à Heather Leigh Murray, la chanteuse des Charalambides se glisse dans la guitare de sa comparse (quand les rôles ne sont pas inversés) dans des complaintes étirées d’un ésotérisme überhabité où il fait étrangement bon flâner.

 

Deux mp3 (extraits de Vivre Avec La Bête, 2003) : Scorces Es-Tu La Bête Ou Moi?

Scorces Où Est la Rose?

Un double LP : Scorces I Turn Into You (Not Not Fun Records)

12.10.2008

Gary War s'en va-t-en guerre

garywar-newraytheonportLe temps sans Ariel Pink vous semble long? Les récentes circonvolutions des Animal Collective vous laissent sur votre faim ? Les Passions de Fab ont la solution, dix comprimés effervescents dilués dans le psychédélisme lo-fi, remuez, et vous voilà téléporté dans la maison hantée de Gary War. Effets secondaires addictifs possibles, voire probables.

 

En écoute sur Juno

Un disque : Gary WarNew Raytheonport (SHDWPLY Records)

10.10.2008

La noirceur originale de Christina Carter

christinacarter-originaldarknessEn ces temps de tempête financière, elle émerge du néant, telle un roc où les naufragés boursicoteurs se recueilleront en prière devant sa voix mi-angélique mi-mortifère. Elle, c’est Christina Carter, toujours moitié des Charalambides, et sa nouvelle contribution solo Original Darkness. Pour des mots qui résonnent plus que jamais jusqu'à l’émouvant.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Christina CarterOriginal Darkness (Kranky)

04.10.2008

Hair Police, mauvais pour le karma, bon pour les oreilles

Hair Police - Certainty of SwarmsFaibles de coeur, passez votre chemin, bouchez vos pavillons, le furibard trio Hair Police (Mike Connelly de Wolf Eyes, Trevor Tremaine de Death Unit et Robert Beatty) est de retour, cette fois pour une véritable sortie ‘officielle’. Toujours aussi hantée des maléfiques satans peuplant les nuages sombres d’Earth à la poursuite de KTL et des Terrestrial Tones, sa machinerie putride vitupère des relents d’exorcisme gastrique fascinants de rage abstraite et c’est aussi prenant qu’inquiétant. Une idée pour un prochain concert Kraak ?

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Hair Police Certainty Of Swarms (No Fun)

 

En clip : Hair Police at Radio Centraal Antwerpen

 

 

29.09.2008

Disguises lève le masque

disguises-postmortemdepressionComplètement bordélique et encore plus à l’ouest que la frontière entre le Yukon et l’Alaska – point le plus occidental de leur Canada natal – le rock post moderne, tendance noise do-it-yourself, des quatre de Disguises transperce de tout son venin paranoïaque les simili-musiciens pop rock qui nous cassent les oreilles depuis un paquet d’années. Là où l’aspect subversif des très crétins Malibu Stacy doit se limiter à oser se foutre un doigt à la confiture de rhubarbe dans le pif en plein milieu du soundcheck au Centre Culturel Guy Mathot, les sombres nuages tapissant l’univers du groupe de Toronto parleront d’évidence aux cinglés du bulbe qui adorent se plonger les viscères dans un bain d’acide Burial Hex vs Prurient, à moins que ce ne soit Drifting Bears Collective vs Yellow Swans. Hell yeah.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Disguises Post-Mortem Depression (Wintage)

04.09.2008

Ilyas Ahmed

ilyasahmed-betweentwoskiesNé au Pakistan, résidant de Portland, Oregon, le guitariste freak folk Ilyas Ahmed s’était créé son petit buzz perso par la grâce de quelques CD-R, forcément introuvables. Aujourd’hui réunis en un double CD, Between Two Skies et Towards The Night évoquent les tourments humains d’un Six Organs of Admittance tout en rendant un exact tribut à tous les James Blackshaw et Steffen Basho-Junghans de notre bonne vieille terre. Pour un doublé qui risque de bien devenir introuvable, lui aussi.

 

En écoute sur Boomkat

Deux mp3 : Ilyas Ahmed Black Midas

Ilyas Ahmed Circular Sky

Un double disque : Ilyas Ahmed Between Two Skies / Towards The Night (Digitalis)

25.08.2008

Ils s'appelaient Pärson Sound

parsonsoundC’est un des secrets les mieux gardés du rock psychédélique de la fin des sixties que le sextuor suédois Pärson Sound, et pour cause. Au cours de la brève carrière du groupe (1967-68), aucun album ne vit le jour et il fallut attendre le vingt-et-unième siècle pour que surgisse la compilation éponyme, parue en 2001. Renommé en 1968 International Harvester, puis Harvester et enfin Träd, Gräs & Stenar – oui, tout ça – le groupe présentait un son incroyablement moderne et avant-gardiste pour son époque, à qui il ne faisait aucune concession. Précurseur d’un certain krautrock, celui d’Amon Düül par exemple, mais aussi de projets rock barrés bien plus tardifs – Sunburned Hand of the Man ou Wooden Shjips, pour n’en citer que deux – la formation de Stockholm décuple les énergies, tout en haut d’une discothèque aux forts relents de LSD. Le nôtre, le leur.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Pärson Sound – Pärson Sound (Subliminal Sounds)

21.08.2008

Renderizors – Submarine

renderizors-submarineComplaintes psychédéliques, traversées de spectres fantomatiques ou douleur contenue, Maryrose Crook – chanteuse des Renderizors – fourbit ses armes en cousine vocale de Beth GibbonsLa suite sur  Octopus, drones psychés included.

 

En écoute sur LastFM 

Un disque : Renderizors Submarine (Last Visible Dog Records)

20.08.2008

Les Motorpsycho, plein pot!

Motorpsycho–LittleLucidMomentsIl suffit de peu de choses pour pimenter une journée banale. Prenez Little Lucid Moments, énième album – on ne les compte plus – des Norvégiens de Motorpsycho. Écoutez ce dynamisme motorique des meilleures années du krautrock, secouez la doudoune au son de ces guitares psychédéliques toutes flèches progressives dehors et au passage, achetez un billet de non-retour pour Trondheim, patrie des toujours vitupérants Bent Saether et Hans Magnus Ryan. Timides en phase de contrition, s’abstenir.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Motorpsycho – Little Lucid Moments (Rune Grammofon)

01.08.2008

Hasegawa-Shizuo, fêlés des tympans

Hasegawa-Shizuo - I Know A Chord Buried Into The Ground And A Tongue On A CloudC’est le genre de musique – de désordre sonore, pour être plus précis – complètement tapée des nervures, totalement fêlée des tympans. C’est aussi le type de projet halluciné de délires psychédéliques noisy à faire passer Yellow Swans pour les B-52s et c’est tout dire de la délirante perversité bruitiste – terriblement prenante – du duo japonais Shizuo Uchida - Hirotomo Hasegawa, alias Hasegawa-Shizuo. Un gros coup de bambou dans les couilles de Keiji Haino.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Hasegawa-ShizuoI Know A Chord Buried Into The Ground And A Tongue On A Cloud (Haang Niap Records)