19/02/2008

Laura Gibson, nouvelle icône folk

lauragibsonOriginaire de Portland, Oregon, Laura Gibson doit forcément sentir l’air frais de la tradition folk américaine, mais aussi du Canada (presque) voisin, sur sa guitare lorsqu’elle compose ses touchantes mélodies folks. Et pour cause, un timbre de voix rappelant une Feist – en bien plus timide et ce n’est pas inconvenant, une gratte acoustique en plein accord avec l’héritage de Karen Dalton, des joues humides à se rappeler le bonheur intime d’aimer Julie Doiron, ça a de quoi ressusciter l’indicible espoir de voir un jour trôner en tête des charts Diane Cluck et Jana Hunter.

 

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Un disque : Laura Gibson If You Come To See Me (Hush Records / Borne Recordings)

11/02/2008

Emily Jane White, en clair obscur

emilyjanewhiteRarement une chanteuse folk aura-t-elle pratiqué le clair obscur de si belle manière que Tara Angell. Pleurons à gorges déployées, rions de toutes nos larmes, Emily Jane White, jeune songwriter (26 ans) de San Francisco, la rejoint sans crier gare, et se glisse dès un premier album redoutable d'additivité sensorielle en toute première ligne des jeunes femmes à forte tête et cortex fragile. Et pour ne rien gâcher, elle sera présente sur trois dates du festival Les Femmes S'En Mêlent. Oh yeah!

 

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Un mp3 : Emily Jane White – Blue

Emily Jane White – Dagger

Un disque : Emily Jane WhiteDark Undercoat (Double Negative Records)

 

03/02/2008

Pantaleimon – Mercy Oceans

pantaleimon-mercyoceansPeu connue de ce côté de Vashti Bunyan et de Keren Ann, l'Anglaise Andria Degens, alias Pantaleimon, mérite bien des suffrages, tant du côté des thuriféraires obstinés de l’auteur du toujours sublime Nolita que des plus absolus défenseurs de Larkin Grimm. Ancrée dans une tradition folk tout en étant portée d'un acide post-espersien, sa musique inquiète autant qu'elle séduit, grince autant qu'elle charme. Alors que tant d'artistes dans la même veine (Meg Baird, Lisa Germano, Isobel Campbell, cette dernière au violoncelle sur deux titres) se contentent d'explorer – et elles le font très bien – un même versant de la musique folk, la blonde en robe rouge parvient à réconcilier la part davantage populaire de son art (les mélodies, aussi abouties qu'accessibles) et le côté plus expérimental de sa folk music (à l'image d'un David Tibet ou d'une Josephine Foster). Si nous citons le nom du leader des grands Current 93, ce n'est pas complètement par hasard, la demoiselle ayant apporté son écot à leur très intrigant Black Ships Ate The Sky, et c'est bien plus qu'anecdotique. Quant aux abstentionnistes, ils seront impitoyablement flagellés à grands coups de Rose et de Claudine Muno

 

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Un mp3 (via Motel de Moka): Pantaleimon – We Love

Un disque : PantaleimonMercy Oceans (Durtro / Jnana)

28/01/2008

Joseph Arthur prolifique

josepharthurbostonUn très honnête album (Nuclear Daydream), suivi d’un concert affreusement planplan au Botanique, tout cela ne nous empêchera de nous jeter à corps perdu dans Could We Survive, le premier d’une série de quatre EP de Joseph Arthur à venir en 2008, sans même parler du futur LP All You Need Is Nothing. En osant formuler l’espoir que contrairement à son prédécesseur, sorti aux Etats-Unis en 2006 et débarqué en Europe en 2007, tout ça ne mettra plus une année complète à nous parvenir.

 

Un mp3: Joseph Arthur – Rages Of Babylon

Un EP : Joseph Arthur Could We Survive (Lonely Astronaut)

20/01/2008

Le raffinement de Serafina

serafinasteerDepuis Joanna Newsom, la facilité nous recommande de classer toute harpeuse un peu fragile dans la case des jeunes femmes émotives, tendance je m’épanche, tu frissonnes. Sauf que l’Anglaise Serafina Steer revisite davantage la folk des Iles Britanniques à la manière d’une Colleen en train de se bourrer la gueule avec Joanne Robertson dans un pub irlandais. Pour le rapprochement avec l’auteur des géniaux The Milk-Eyed Mender et Ys, on repassera une autre fois et c’est tant mieux.

 

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Un mp3: Serafina Steer – Cheap Demo Bad Science

Un disque : Serafina Steer Cheap Demo Bad Science (Static Caravan)

11/12/2007

Her name is Rose. Rose Melberg

rosemelbergTu les connais bien, ces bandes de loustics à la bave aux lèvres. La moindre vue d’une jeune femme à la guitare en bandoulière, le moindre écho d’une ballade folk aux accents poppy et les voilà en train de noircir des pages à longueur de temps. Avoue-le, ça te fait tout bizarre qu’ils ne t’ont jamais soufflé mot de Rose Melberg, elle qui hante (avec maintes intermittences, dont une maternité) les bacs depuis ses débuts en 1992. Bien sûr, et tu le sais mieux que quiconque, c’est surtout dans les années 90 qu’elle fit parler d’elle, en son nom propre, mais aussi (et même surtout) en tant que membre de Tiger Trap, The Softies et Go Sailor. En attendant, va tout de même jeter une oreille sur Cast Away The Clouds, son deuxième opus, sorti en 2006. Après tout, ce n’était que son deuxième album solo en quinze ans de carrière et elle reprend la grande Anne Briggs. Chiche ? 

 

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Un mp3: Rose Melberg – Golden Gate Bridge

Un disque : Rose MelbergCast Away The Clouds (Double Agent Records)

03/12/2007

Faustine Seilman – Silent Valley

faustineseilman-silentEntre colère et confession, Faustine Seilman abandonne ses anciennes habitudes piano – voix pour mieux se rapprocher du subtil. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : Faustine Seilman Silent Valley (Collectif Effervescence)

Richard Youngs rules

richardyoungsUne des plus belles chansons de l'année, ce Low Bay Of The Sky du grand Richard Youngs. Extraite de son nouvel (et énième) album Autumn Response sur Jagjaguwar, cette magnifique ballade à la guitare acoustique expurge pour de bon toutes les minables tentatives d'un Justin Nozuka, descendu en flammes – et avec plein d'à propos – par le camarade ToX. Une dragée Fuca, quelqu'un?

 

Un mp3 : Richard Youngs – Low Bay Of The Sky

Un disque : Richard Youngs Autumn Response (Jagjaguwar)

26/11/2007

Julianna Barwick, comme un air d'apesanteur

juliannabarwick1C’est le merveilleux blog portugais Má Fama qui nous les révèlent, ces deux splendides titres de la New-Yorkaise Julianna Barwick. Décollée des réalités trop sordides de notre basse terre, sa musique esquisse entre mille volutes éthérées des boucles qui font plus que bousculer l’étonnement. Utilisant sa voix pour principal – et incomparable – instrument, ça et là accompagnée de quelques (discrètes) notes de piano ou de percussions, la chanteuse américaine susurre des mélodies (sans paroles) humectées d’une sensibilité céleste, où les oiseaux de paradis auraient pour nom Jessica Bailiff et First Nation. Sous hypnose.

 

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Deux mp3 : Julianna Barwick – Untitled 3

Julianna Barwick – Dancing With Friends

Un disque : Julianna BarwickSanguine (Autoproduction)

23/11/2007

Wheatie Mattiasich, nom imprononçable pour folk insoupçonnée

wheatie_mattiasichEntre folk maladif (cette voix, héritière d’une Karen Dalton, période chambre de bonne) et minimalisme blues d’une chaleur à faire fondre les antagonismes Cat Power vs. Islaja, la songwriter de Baltimore Wheatie Mattiasich absorbe les références pour en secouer les certitudes trop habituelles de nos discothèques post-féministes. Tu aimes Josephine Foster ? Écoute obligatoire !

 

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