10.03.2011
Cocosuma – Le Début

En fait, de commencement, le duo parisien Cocosuma en est déjà à son cinquième épisode, le second où la douce Anglaise Amanda pose sa voix mutine sur des textes naïfs (sans être niais) et poppy pour les grands ados trentenaires et au-delà. Toutefois, si c’est bien le début pour la formulation francophone du titre, les chansons demeurent écrites en anglais, dans une veine electro pop eighties datée, bien que cajoleusement perverse. Toujours mélodique, inspiré par le disco – l’influence de Giorgio Moroder en mode I Feel Love crève les tympans sur The Jar – mais aussi par un post punk adouci du côté de chez Annie (la ligne de basse de Tickle Me Pink) l’univers bubblegum de Cocosuma frise cependant, par instants, un simplisme vite lassant (Happy Holidays). Heureusement, l’absence de prétention et une très grande légèreté savonneuse font passer un moment agréable, à défaut d’être toujours pleinement savoureux.
Un disque : Cocosuma – Le Début (Third Side Records)
23:21 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cocosuma, third side records, pop, french scene, critique |
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07.12.2009
Falseparklocation – Tropic FM
Duo musical à la scène et conjugal à la ville – et heureux parents depuis quelques mois – Christian Bouyjou et Nadia Lichtif alias Falseparklocation forment un ensemble electro-pop aux influences eighties clairement identifiées, tout en développant un langage propre et mélancolique. Ecrites lors d’un voyage en Thaïlande et en Inde, les quatorze chansons de leur premier album se glissent sans coup férir dans les tympans, qui n’ont jamais autant adoré se faire phagocyter.
A la fois légères et tristounettes, les mélodies pop de la paire française évoque irrésistiblement un autre duo hexagonal (Hypo & EDH), que nous n’avons plus quitté depuis leur passionnant The Correct Use Of Pets. Ailleurs, les populistes Vive La Fête se voient balancer une formidable leçon de modestie classieuse revue par Taxi Girl (un peu) et Anne Laplantine (beaucoup). En tous points ambivalente, au mitan des rires et du spleen, la vision développée par Falseparklocation enflamme un retour vers le beau délicatement profond et subtilement charnel. Chiche qu’on en reparle dans quelques mois ?
Un disque : Falseparklocation – Tropic FM (Dokidoki Editions)
23:05 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pop, electro pop, critique, french scene, falseparklocation, christian bouyjou, nadia lichtif |
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04.12.2009
Zak Laughed – The Last Memories Of My Old House
Vrai phénomène médiatique de la scène indie made in France, Zak Laughed (traduction phonétique du prénom de son auteur Zacharie Boissau) risque d’être desservi par ce déluge de louanges parisiennes manipulatrices. Non que ses chansons ne vaillent pas un clou, elles sont même charmantes, d’une non-prétention digne des très aimables, lisez insignifiants The Dø ou Cocoon. Mais du haut de ses quinze ans (à sa voix, on lui en donne onze), le jeune Clermontois mérite-t-il tant d’attention, nonobstant son très jeune âge ? Oui, pour la qualité de certaines mélodies, joliment troussées bien que simplissimes et, non, mille fois non pour tout le reste. Les arrangements, surtout, sont particulièrement clichés, un fameux comble pour un gamin censé être hyper-créatif. Entre une pedal steel sortie d’un cauchemar de Will Oldham pour tout gage de non-crédibilité et accords de guitare scolaires, tout est fait pour nous dégoûter avant la date de péremption. Quant au chant préadolescent qui a définitivement oublié de muer, on l’imagine bien plus sorti de la gorge d’un petit chanteur à la croix de bois que d’un futur membre des Herman Dune. Zak Laughed, la blague de l’année ?
Un disque : Zak Laughed – The Last Memories Of My Old House (Wagram)
19:54 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : folk, pop, critique, french scene, wagram, zak laughed |
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03.12.2009
Turzi – B
Vrai petit génie – tant pis si le terme est bien trop galvaudé – de la musique made in France, Romain Turzi avait surpris tout son monde en 2007. Exciteur de particules krautrock relues à l’aune d’un temps post-Virgin Suicides où Joakim a son mot à dire, il avait dépoté la première lettre de l’alphabet pour un opus originel au psychédélisme toujours aussi (im)pertinent. Toujours signé sur Record Makers, le label des ses concitoyens versaillais Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin, le musicien du 78 était bigrement attendu au tournant. Et en avant pour la seconde lettre, initiale de dix villes des quatre coins du monde.
Démarrant les hostilités sur un hymne glam pop qui frise un mauvais goût assumé, genre Bertrand Burgalat s’en prend à Tangerine Dream, Turzi met une grosse sourdine à son décorum krautrock. Il lui préfère, le choix est douteux, des références électroniques planantes dont la subtilité nous échappe, trente ans après les spectacles mégalomanes d’un certain Jean-Michel Jarre (ça crève les tympans sur Buenos Aires et Brasilia). En d’autres lieux, des guitares bourrées d’effet affrontent une orchestration pompeuse (Bombay) alors qu’un exotisme moyen-oriental de pacotille est censé nous emmener sur les traces de Bethlehem. Respectant le principe de la lettre B jusqu’à l’extrême, Turzi invite également deux vocalistes, ils ne sont pas les premiers venus. Sur "Baltimore", c’est ainsi Bobby Gillespie – M. Primal Scream – qui prend le micro pour un titre qui sonne justement comme du… Primal Scream. Quant à l’intervention de la kéké Brigitte Fontaine sur Bamako, elle clôt le disque de belle façon et nous fait regretter les multiples dérapages trop contrôlés qui la précèdent.
Buenos Aires - Turzi
Bamako - Turzi
19:08 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, pop, electro pop, critique, french scene, turzi, record makers |
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29.11.2009
Séverin – Cheesecake
Véritable spécialité frenchie, faire chanter des filles, sexy et troublantes de préférence, ne date pas d’hier. Récemment, les pénibles compilations Nouvelle Vague nous ont valu des relectures parisianistes de classiques eighties dont sont surgies la surestimée Camille et l’inconsistante Mélanie Pain. En remontant davantage le temps, le nombre d’égéries mises en avant par le grand Gainsbourg himself frise la partouze (remarquez, on aurait bien voulu en être).
Jeune auteur-compositeur parisien que le dossier de presse nous présente ‘chef d’orchestre dans un petit costume rouge’ – comme quoi on se fait remarquer comme on peut – Séverin invite quatorze créatures féminines, les unes plus connues (Constance Verluca, Marina des Bondo de Role) que d’autres. D’une tenue pop globalement médiocre, au sens étymologique du terme, le disque varie entre mièvreries neuneuïsantes (Big Mouth pour Marie Flore), voire post-Coldplay (arrrrgh, ça s’appelle Tears Of The Morning pour Martina Björn) et gros clichés sixties pour lecteurs de Télérama (Les Lignes De La Main pour La Fiancée, Johnny pour mamzelle Verluca). On passe son chemin sans s’attarder.
00:42 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pop, critique, french scene, mai, severin, wagram, natalia, zita, constance verluca, cinq7, nadege winter, marie flore, martina bjorn, la fiancee, bondo de role, gesa, uma, lippic, liza manilli |
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26.11.2009
Anne Laplantine – A Little May Time Be
Discrète et admirable, l’évolution discographique d’Anne Laplantine n’a de cesse de nous ramener à l’essentiel. Jonglant avec les machines dont elle tire une humanité profonde que l’électeur FN – ou le fan de Michel Sardou - de base n’embrassera jamais, la créatrice de l’indispensable Nordheim s’amuse au jeu de la patience, au point que l’on se demandait si son devenir artistique ne devait pas se conjuguer au passé. Entre-temps, la Française avait éveillé jusqu’au magazine allemand Der Spiegel, après qu’elle a posté sur YouTube une série de vidéos thématiques reliées aux tueurs fous du campus de Virginia Tech ou de Tuusula (Finlande). Encore un peu et la voilà porte-étendard des massacreurs d’étudiants, là où son approche se voulait une réflexion dans la lignée d’un Gus Van Sant dans son troublant film Elephant.
Successeur du peu couru (hélas) We de 2005, A Little Time May Be est du tout grand Anne Laplantine. Maîtresse de la miniature poptronica – les 58 pistes, dont 34 de brefs silences, sont compactées en 23 titres sur moins de 40 minutes – la Parisienne ex-Berlinoise manipule des samples lo-fi de guitare ou de flûte pour mieux échafauder des haikus musicaux d’une immense tendresse. En ancienne fausse nipponne, la japonitude de Laplantine est, vous le savez bien, une bénédiction au-delà de tout cliché zen pour jeunes branchés en mal d’évasion.
A la rigueur prévisible, cela reste à démontrer, le disque donne sans rien attendre en retour et s’inscrit dans le droit fil d’une discographie toute personnelle. Les anciens patronymes Michiko Kusaki et Angelika Koehlermann définitivement(?) rangés au placard, Mademoiselle L rend nos jours meilleurs et nos nuits plus douces.
Un disque : Anne Laplantine – A Little May Time Be (Ahornfelder)
April - Anne Laplantine
Rev - Anne Laplantine
23:03 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electronica, electro pop, critique, ahornfelder, french scene, anne laplantine |
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11.11.2009
Christophe Bailleau – Lights Out In The Ghosting Hour
Collaboration avec l’intransigeant Won (aka Sébastien Llinares), installations sonores pour le CitySonics montois et très réussie tentative en duo avec le songwriter folk Neal Williams, entre autres projets, l’activité de Christophe Bailleau est aussi intense que le rythme des tournées de Bob Dylan. Retrouvant le chanteur américain et le directeur du CitySonics Philippe Franck aux synthés, guitare et vocoder, l’électronicien franco-hutois ouvre la voie à une quadruple échappée, aux côtés de l’artiste belge Niko Hafkenscheid (guitare).
Le disque, excellent, débute avec un extraordinaire morceau de bravoure, où les orages de l’électronique se mêlent au banjo jovial de Williams, entre autres méandres où il fait bon gambader malgré les éclairs menaçants. D’une manière plus globale, l’electronica de Bailleau ouvre les morceaux, chantés en alternance par ses trois comparses. Un rappel n’ayant jamais explosé au visage d’un lecteur, nous rappellerons juste que la fréquentation assidue des chansons de Neal Williams est chaque jour un peu plus indispensable. Ecorchés juste ce qu’il faut, tout en préservant cette dose d’empathie salvatrice, ses A Night Of Real Recognition et I’ll Be There sont une vraie – vous pouvez nous croire – bénédiction auditive. Moins naturel, le chant de Hafkenscheid fait relativement moins bonne figure, notamment en raison de l’amplitude plus limitée, voire monocorde de sa voix. Bouleversant de justesse et d’équilibre, Christophe Bailleau lui-même prend également le micro, pour deux titres d’une beauté élégiaque digne, n’ayons pas peur des mots, du grand David Sylvian lui-même. Quatrième et ultime vocaliste, Philippe Franck ose une toute autre approche. Proclamé tel un discours maléfique, son spoken word intrigant signe un appel à la mort complètement scotchant qui, en d’autres temps, lui auraient valu un billet direct pour l’enfer. Celui-ci est tout, sauf pavé de bonnes intentions, et on adore ça.
Un disque : Christophe Bailleau / Neal Williams / Philippe Franck / Niko Hafkenscheid – Lights Out In The Ghosting Hour (Optical Sound)
A Night Of Real Recognition - Christophe Bailleau
Walk The Curse - Christophe Bailleau
22:57 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : folk, electronica, critique, french scene, belgian scene, christophe bailleau, neal williams, philippe franck, niko hafkenscheid, optical sound |
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10.09.2009
Fedaden – Broader
La classe, toujours, la sensualité, souvent, tel était le credo développé par Fedaden en 2007 sur son troisième opus Palabras, et ses multiples circonvolutions electronica entre Boards of Canada et Benge. Jamais bavard (en dépit de son titre) et d’une musicalité tonale hors de tout soupçon démagogique, l’univers de Denis Fédabeille réclamait une suite, à corps digitalisés et à cris nappés.
La nouvelle édition du musicien français l’annonce dès son titre, elle élargit le propos. Davantage de beats, échappés de Four Tet (par exemple), et même une pop song en compagnie d’un vocaliste, pas n’importe lequel. Répondant depuis plus de quinze années au nom de Dominique A, ce dernier vient poser son timbre unique et son phrasé particulier sur Danseur Inutile, il démontre la toute grande forme du Nantais de Bruxelles en cette année où il chante magistralement La Musique. Entièrement instrumentaux, les douze autres titres font tout particulièrement bonne figure, entre mélodies épurées sur fond de rythmes warpiens (le morceau-titre) et délectations vénéneuses pour dancefloor malade (Musicbox, Key).
Un disque : Fedaden – Broader (Nacopajaz)
Danseur inutile (feat. Dominique A) - FEDADEN
Key - FEDADEN
22:41 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pop, electronica, electro pop, critique, dominique a, french scene, nacopajaz, fedaden |
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24.08.2009
Sébastien Schuller – Evenfall
En 2005, époque de la sortie de son premier opus, le toujours aussi beau Happiness, Sébastien Schuller nous faisait part de sa curiosité pour le personnage fantasmagorique de Mark Hollis. Au-delà de la curiosité pour le mythique personnage caché derrière ses lunettes noires, le temps a prouvé l’originalité profonde de la démarche du chanteur parisien, largement au-delà des cimes d’où l’on se moque de l’infernal arsenal des copieurs de Radiohead (au mieux) ou de Coldplay (fut-il de Courtrai, M. Ozark Henry).
Tout aussi abouti que son prédécesseur, Evenfall’ débute par une ballade triste au piano, belle comme un Maximilian Hecker qui aurait oublié les minauderies. Toujours mélancolique, Schuller oublie l’affèterie et enlumine l’héritage des géniaux Weeping Willow et Tears Coming Home, ces sublimes élégies qui ont hanté nos jours quatre années durant. Magnifiquement accompagné par une clique au pinacle de la scène française (l’incontournable Jean-Michel Pires aux fûts, Richard Cousin à la basse), le Montmartrois étale – sans démonstration aucune – une science infinie des arrangements, héritée d’une pop anglaise entre Divine Comedy et, évidemment, Talk Talk. Quant à la voix de ténor de notre homme, elle tient toujours autant du miracle, perché là-haut vers l’infini.
Un disque : Sébastien Schuller – Evenfall (Green United Music)
Morning Mist - Sebastien Schuller
The Border - Sebastien Schuller
22:12 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pop, critique, french scene, sebastien schuller, green united music |
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14.08.2009
Louisville – A Silent Effort In The Night
Introduit par une lignée de héros de la musique indépendante américaine de notre temps – elle prend tout son sens à l’écoute de ce superbe disque – l’univers de Louisville évolue bien au-delà du simple name dropping et des références états-uniennes mal digérées. Susurrées de la voix immédiatement identifiable de la toujours délicate Felicia Atkinson, accompagnée d’Olivier Cavaillé, ces noms – Bonnie ‘Prince’ Billy, David Pajo, Slint ou Rachels – touchent au plus profond l’âme de ses auditeurs, signe imperturbable d’une connivence artistique bien au-delà de la simple pose (avis aux oreilles distraites).
Ponctué d’un banjo discret et d’une electronica nuageuse, le premier titre LouisEville débouche au bout de deux minutes sur un magnifique air pop folk, trempé dans le meilleur de l’americana et de la French scene. Grand moment de l’année musicale (on vous le jure sur la tête de Chan Marshall), le morceau bénéficie, ô quel bonheur, de l’apport vocal de l’ami Sylvain Chauveau, magistralement souligné par un violoncelle amoureux. Après ce choc, il faut quelque temps avant de s’accaparer la vision überminimaliste de la demoiselle Atkinson, enregistrée selon ses (bonnes) habitudes dans des conditions précaires – un dictaphone, en l’occurrence – avant qu’une rengaine aux franges du post rock ne vienne secouer le cocotier d’un Silent Effort pas si silencieux que ça (et c’est tant mieux). Un fragile écho d’un piano en chambre plus tard (Matin), l’ombre de la géante Sylvia Plath plane sur The Only Thing To Come Is The Sea, adapté librement en français (pour une partie) et soutenu musicalement par une cavalcade (post) rock quelque peu cliché et en manque de lâcher prise. Peu importe, tant Soir, émouvant air de violoncelle, réconcilie les possibles (Worrytrain vs Helios, ce genre), prélude évident au spoken word dématérialisé d’Atkinson sur Forest (for Maria Kotalska). Le tout est conclu par l’hommage Johnny And June, où Sylvain Chauveau endosse le chapeau de David Pajo pour mieux nous rappeler que l’écho de Will Oldham avait traversé l’Atlantique tout en honorant de sa grâce la fin de vie du grand Johnny Cash.
Un disque :
LouisEville - Louisville
The Only Thing To Come Is The Sea - Louisville
00:49 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : folk, pop, critique, americana, sylvain chauveau, french scene, louisville, felicia atkinson, olivier cavaille, debruit desilence |
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