03/10/2006

Shugo Tokumaru – L.S.T. 

pipiHéros nippon des musiques diverses assemblées dans un ordre aléatoire et surprenant, Shugo Tokumaru est un cas à part pour les amateurs de classifications boiteuses. Ni tout à fait folk, ni tout à fait electro, ni tout à fait pop (ou un peu de tout ça à la fois), sa musique évoque en majuscules les effluves sereines de son compatriote Cornelius (Mist), l’impossible rencontre entre Sufjan Stevens et My Jazzy Child (Mushina,, Kiiro), les escapades argentées d’une caravane où les Tunng danseraient la gigue au son de James Yorkston (le tubesque Vista) ou la rencontre entre The Books et Pascal Comelade (Metrion). Pour ce deuxième album joyeusement éclectique, qui nous arrive un an après sa sortie japonaise et auquel on pourra préférer l’encore meilleur Night Pieces (c’est dire), Shugo Tokumaru s’est ingénié avec un immense talent à nous faire visiter les multiples recoins de son imaginaire fantasque. A sa mort, si le grand cinéaste Yasujiro Ozu avait pu se réincarner en musicien du vingt-et-unième siècle, il aurait sans doute pris les traits raffinés du musicien de Tokyo.

 

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Un disque : Shugo Tokumaru – L.S.T. (Active Suspension)