26/11/2009

Anne Laplantine – A Little May Time Be

annelaplantine-littletimeDiscrète et admirable, l’évolution discographique d’Anne Laplantine n’a de cesse de nous ramener à l’essentiel. Jonglant avec les machines dont elle tire une humanité profonde que l’électeur FN – ou le fan de Michel Sardou - de base n’embrassera jamais, la créatrice de l’indispensable Nordheim s’amuse au jeu de la patience, au point que l’on se demandait si son devenir artistique ne devait pas se conjuguer au passé. Entre-temps, la Française avait éveillé jusqu’au magazine allemand Der Spiegel, après qu’elle a posté sur YouTube une série de vidéos thématiques reliées aux tueurs fous du campus de Virginia Tech ou de Tuusula (Finlande). Encore un peu et la voilà porte-étendard des massacreurs d’étudiants, là où son approche se voulait une réflexion dans la  lignée d’un Gus Van Sant dans son troublant film Elephant.

Successeur du peu couru (hélas) We de 2005, A Little Time May Be est du tout grand Anne Laplantine. Maîtresse de la miniature poptronica – les 58 pistes, dont 34 de brefs silences, sont compactées en 23 titres sur moins de 40 minutes – la Parisienne ex-Berlinoise manipule des samples lo-fi de guitare ou de flûte pour mieux échafauder des haikus musicaux d’une immense tendresse. En ancienne fausse nipponne, la japonitude de Laplantine est, vous le savez bien, une bénédiction au-delà de tout cliché zen pour jeunes branchés en mal d’évasion.

A la rigueur prévisible, cela reste à démontrer, le disque donne sans rien attendre en retour et s’inscrit dans le droit fil d’une discographie toute personnelle. Les anciens patronymes Michiko Kusaki et Angelika Koehlermann définitivement(?) rangés au placard, Mademoiselle L rend nos jours meilleurs et nos nuits plus douces.

 

Un disque : Anne Laplantine – A Little May Time Be (Ahornfelder)


April - Anne Laplantine

Rev - Anne Laplantine

07/09/2006

Sinebag – Près De La Lisière

L’été se termine, d’autres l’ont chanté mieux que moi, et rien ne nous empêche de nous y replonger, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Comme dans ce second album de Sinebag, où des chants d’oiseaux et autres sons bucoliques se mêlent tendrement à des accords de guitare dignes de F.S. Blumm. Frais et léger comme un matin de juillet au bord de la mer Baltique.

 

En écoute sur le site de l'artiste

La chronique de Benoît Bouquin sur Octopus (+ un morceau en écoute)

Un disque : Sinebag – Près De La Lisière (Ahornfelder)