03/03/2009

Amplifier Machine – Her Mouth Is An Outlaw

amplifiermachine-hermouthisanoutlawL’Australie, quelque part du côté de Melbourne, en 2002. Trois camarades de jeux, James Dixon au Korg, à la guitare et au piano, Seth Rees aux percus et au violon, et Alex Jarvis à la guitare et à la batterie, décident de joindre sous la bannière Amplifier Machine leurs efforts, atmosphériques et vaporeux. Six années passent, le label new-yorkais 12K s’est complètement affirmé dans une veine ambient plus (Giuseppe Ielasi) ou moins (Christopher Willits + Ryuichi Sakamoto) passionnante, prendrait-il une autre route sur cette bouche hors-la-loi qu’on imaginerait volontiers sur Type ? Possible, le post-rock très étiré et éthéré des trois Aussies évoquant les guitares brumeuses de Sickoakes revues et corrigées par Machinefabriek, le tout embrigadé dans un jeu de déconstruction sonore où à tour de rôle, le troisième larron s’amuse à retoucher les idées de ses deux comparses. Cela nous vaut des moments d’une langueur interminable (Pockets Full Of Red Dirt), mais aussi des temps forts d’une captivante beauté embrumée, d’un niveau rarement atteint au sud de Xela et de Julien Néto (Poor People In Church). Avant tout, c’est le remarquable déchirement mélodique de l’introductif Her Mouth Is An Outlaw qui retient l’attention, à la première écoute comme à la dixième, la colère rentrée de sa mélodie développée sur des arpèges de guitare électrique demeurant à jamais ancrée dans une mémoire peuplée de souvenirs incompressibles.

 

Un disque : Amplifier MachineHer Mouth Is An Outlaw (12K)

Her mouth is an outlaw - Amplifier Machine

Poor People In Church - Amplifier Machine