03/04/2013

Claire Diterzi – Le Salon Des Refusées

diterzi-salon.jpgMême si perso, j’ai toujours eu du mal avec les remontées expressionnistes de Claire Diterzi, que j’ai souvent comparées à une version pseudo-déjantée de Camille Dalmas, je dois bien reconnaître que Le Salon Des Refusées est son meilleur album à ce jour. Là où en d’autres temps elle agaçait (son Tableau De Chasse était le pompon), l’artiste française réussit la gageure de transcender ses habituelles caractéristiques, voire défauts (un sens du spectaculaire pour le plaisir de…) sur son quatrième opus solo. Est-ce le lieu de l’enregistrement (la prestigieuse Villa Médicis à Rome, elle est la première artiste non-classique à bénéficier d’une résidence), en son cru 2012-2013, la demoiselle désormais quadra parvient à donner plus de corps à ses chansons. Non qu’elle ait renoncé à ses échos expansifs, ils sont après tout sa marque de fabrique, simplement que les divers éléments de son salon sont aujourd’hui recouverts de teintes harmonieuses qui ne misent plus tout sur la voix. Que les ingrédients soient arabisants, classiques (au sens français à la Rameau) ou simplement pop arrangée avec un énorme soin (who said Joanna Newsom ?), la dernière œuvre en date de la Diterzi risque de faire chavirer bien des chaloupes, la mienne en premier. Vous savez bien ce qu’on dit des imbéciles et des avis...

 

Un disque : Claire DiterziLe Salon Des Refusées (Naïve)

24/03/2008

Claire Diterzi – Tableau De Chasse

clairediterzi-tableaudechasseElles agacent bien vite, les manières pseudo-élégantes de mademoiselle Claire Diterzi, autoproclamée alternative de la variété indépendante française, mi-Camille, mi-Björk, mi-Emilie Simon (ce qui fait cinquante pour cent de surplus, sont-ce ces cors de chasse – fallait oser, mazette – sur la chanson-titre, sont-ce ces succédanés de voix bulgares sur l’introductif L’Odalisque ?). Certes plus accrocheur que le très vite oublié Boucle d’il y a trois ans, Tableau De Chasse perpétue entre mille les multiples habitudes d’une variété pop pour trentenaires abonnés à Télérama. Humour décalé à faire passer Florence Foresti pour Pierre Desproges (la pop faussement intello d’A Quatre Pattes ne reste que du Superbus pour bobos accros aux émissions de Laurent Ruquier), relecture sans grande imagination des œuvres des trois artistes féminines citées en ouverture, les dix titres composés à partir d’œuvres d’art en rapport avec la femme évoquent bien trop une chanson française pseudo-élitiste qui ne rêve que de rotations en boucle sur France Inter. Bon, si ça peut vous divertir de Carla et Nicolas en Vadrouille, ce sera toujours ça de pris.

 

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Un disque à venir : Claire DiterziTableau De Chasse (Naïve)

 

En clip : Claire DiterziTableau De Chasse