05/04/2011

V/A – FM-BX Society Tape 001

fmbxsocietylabel001.jpegPlus d’un an après la résurrection médiatique du combo cold wave bruxellois Isolation Ward – auteur, pour mémoire, d’un des plus formidables titres Joy Division-like jamais enregistrés (Lamina Christus, d’ailleurs reprise sur l’excellente compile Collectorama #4 New Wave des Inrocks) – l’ombre du début des années quatre-vingts ressurgit sur FM-BX Society Tape 001, joli vinyle noir et blanc regroupant trois groupes de l’époque (Isolation Ward donc, aux côtés des quatre nanas de Unit 4 et des Ecossais de The Topplers). Grâce au petit label californien S.S. Records, la cassette sortie en son temps en 200 copies retrouve vie et fracas – et il ne sera guère que rares grincheux adorateurs de Michel Sardou pour le déplorer.

Au-delà de l’enthousiasme, et cela ne surprendra pas celui qui a eu l’énorme chance de s’immerger dans leur formidable Point Final, deux des trois morceaux de la bande à Jean-Pierre Everaerts, Etienne Vernaeve & co sortent nettement du lot. Überdynamiques, dansants et secs tout en privilégiant un sens du sarcasme encore quasi-adolescent, Dangerous et Trackers of the Night impriment le fond de la nuit d’une cadence marquée d’une époque où Ian Curtis hantait les murs, de Manchester à Molenbeek. Préfigurant même le très habité The Joint Between de Babils sorti… vingt-cinq ans plus tard (et où Vernaeve tient toujours les fûts), le second des trois volets emmène même l’inquiétude au pays de la rébellion effrontée – on est bluffé !

Inévitable comme sur toute compilation, la comparaison entre les forces en présence amène notre enthousiasmomètre sur la pente descendante pour la bande from Edinburgh. D’une belle morgue toutefois (Slave Train), leur envie féroce d’empiéter les plates-bandes de la new wave manque de force de persuasion – on imagine aisément que les projets du style devaient de compter à la douzaine de Leeds à Glasgow. Centrée autour d’une certaine Miriam – girlfriend du manager des Kreuners pour l’anecdote – la version all girl post punk plat pays (Unit 4, on disait) ne manque pas d’atours, à condition de passer au-dessus de la voix – parfois – criarde de la chanteuse. On songe, entre autres, à la légende française seventies Thierry Müller lorsque, sous le pseudo de Ruth, il démontait le punk aux côtés de Françoise Portes, mais ce serait faire port peu de cas de l’excellent Rules et son entêtante colère lo-fi.


Un LP : V/AFM-BX Society Tape 001 (S.S. Records)

25/04/2007

My Sister Klaus – Château Rouge

mysisterklausNourri aux mamelles fécondes de Suicide, Joy Division et Taxi Girl, My Sister Klaus (aka Guillaume Teyssier) brocarde tout passéisme de faisanderie, sous la férule de son boss Joakim. La suite sur Octopus.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : My Sister Klaus – Château Rouge (Tigersushi)

28/08/2006

Ike Yard – 1980-82 Collected

Fondé en 1979, le groupe new-yorkais Ike Yard tire son nom du magasin de disques d’Orange Mécanique. Très sombre, d’un romantisme hiératique qui annonce le gothique le plus morbide, la musique du trio regroupé autour du chanteur Stuart Argabright évoque invariablement des Joy Division, Suicide, Can et Neu! de très méchante humeur.

 

Vingt-quatre après la dernière sortie du groupe, le label Acute Records édite une compilation des seuls deux albums jamais enregistrés par ces très peu joyeux drilles (Night After Night sur le label belge Les Disques du Crépuscule – 1981 – et A Second A Fact sur Factory America – 1981). Une redécouverte majeure.

 

Trois mp3 en streaming sur Mp3it

Un disque : Ike Yard – 1980-82 Collected (Acute Records)

23/01/2006

Tuxedomooooooooooooon

Peter Principle, Steven Brown, Blaine Reiniger, (sans oublier Luc Van Lieshout et Winston Tong), la simple évocation des noms des membres fondateurs de Tuxedomoon fait ressurgir l’époque bénie où le goût des musiques profondément plurielles et originales s’est fait corps avec le mien, fin des années 80. Et la cassette au son tout pourri de Half Mute / Scream With A View, je la vénérerai au-delà de la mort et j’espère que là-haut, il y aura un vieux magnétophone pour me la repasser jusqu’à la fin des temps. Falling in love, they said.

 

C’est donc peu dire que leur venue au Nijdrop ce jeudi 26 janvier fait bouillonner en moi la fugace vanité de partager avec vous quelques instants de mon éternité, et tant pis si tout cela sonne terriblement pompeux. Une chose est sûre, j’y serai.

 

Un mp3 : Tuxedomoon In A Manner Of Speaking

Le dernier disque en date (2004) : Tuxedomoon Cabin In The Sky (Crammed)