25.07.2009
Cortney Tidwell – Boys
Elégante et racée, au plein sens américana du terme, Cortney Tidwell vit garçons, pense garçons, joue avec des garçons et au micro, elle regorge – ô joie sublime – de féminité. Aujourd’hui maman de deux enfants (des garçons, que pensiez-vous ?) et génitrice de deux beaux disques (celui-ci étant le second), la fille de Nashville confirme tout le bien déclamé sur son premier opus, le très affirmé Don’t Let Stars Keep Us Tangled Up.
Très classe et pleinement convaincant, son univers mi feutré mi-expressif se mire dans la beauté de St Vincent, plus spécialement dans le tout récent Actor, encensé en ces pages le mois dernier. Passée au tamis d’une scène féminine où Martha Wainwright jouerait le rock aux côtés de Hope Sandoval, la vision tidwellienne de la musique transcende, hors de toute vénération au formol, les héros nord-américains, du beau sexe et de l’autre. Au nombre se ses atours décisifs, sa voix d’orge décline au plus profond de l’âme des mélodies charmeuses, soutenues par des arrangements épris d’Eleni Mandell, de The Polyphonic Spree et de Mazzy Star. Passé ce stade de la surprise, on appelle cela une – éclatante – confirmation.
Un disque : Cortney Tidwell – Boys (City Slang)
Solid State - Cortney Tidwell
So We Sing - Cortney Tidwell
00:49 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, folk, pop, critique, cortney tidwell, americana, city slang |
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18.07.2006
Cortney Tidwell – Don’t Let Stars Keep Us Tangled Up
Américaine de Nashville, Cortney Tidwell a été élevée au bon grain de l’americana mais son songwriting au féminin la rapproche davantage des eaux troubles d’une Marissa Nadler, réverb’ comprise. Elle ne se contente cependant pas de décorer ses mélodies racées d’un simple minimalisme complaisant et sa palette instrumentale l’emmène voguer entre Björk et Hope Sandoval, tantôt shoegazing assagi, tantôt virginité lambchopienne assumée. Singulière et fragile.




