17.03.2009
Joakim – My Best Remixes
Etre le boss d’un label electro au degré de réputation hautement sensorielle, ça donne des responsabilités, ça crée des attentes, ça gargarise les envies. Allègrement, en toute grande classe, Joakim les concrétise, renforçant son image de producteur shooté à grands coups d’inspiration, tout en laissant aux artistes maison (Poni Hoax, My Sister Klaus) un espace de liberté sonore qui rend fous tous les suiveurs de la planète Justice. Sans même parler de ses trois disques en solo, dont le dernier Monsters And Silly Songs est encore dans toutes les guibolles, trois ans plus tard, la présence au générique de M. Bouaziz est plus que jamais synonyme de virtuosité machinique et, surtout, de tendresse humaine.
Compilation de morceaux parmi ceux qu’il affectionne passé au tamis joakimien, My Best Remixes présente plusieurs constantes au travers des artistes fréquentés. Tout en respectant les tracks originaux – il a le bon goût de ranger la vénération dans la poche gauche de son jean Tigersushi Furs – le géant Parisien apporte sa très enviable touche perso à qui de droit. Sous son inspiration, l’electro-pop de la Norvégienne Annie flanque une belle raclée aux gambettes R’n’b de Beyoncé, les virevoltantes élucubrations de The Chap retrouvent un éclat… éclatant au contact de Daft Punk ou de Feist tendance My Moon My Man revu par Boys Noize, quand ce n’est le krautrock des très hype Zombie Zombie se vautrant dans l’italo disco. Pour chicaner, on ergotera bien sur Tiga en version Tigersushi, en panne de finesse, c’était sans compter sur l’impeccable ravalement Y2K du génial Camino Del Sol des mythiques Antena. Les clubbers sont déjà convaincus, vous non ?
Un disque : Joakim – My Best Remixes (Tigersushi)
always to late - Annie
pokket piano - DJ Mehdi
camino del sol - Antena
22:38 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electronica, critique, dance, techno, tiga, electro-pop, lionel hampton, annie, tigersushi, joakim, zombie zombie, dj mehdi, the hap, late of the pier, clashing egos, alter ego, cut copy, max berlin, antena |
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17.02.2009
Trentemøller – Live In Concert EP Roskilde Festival 2007
Producteur archi-demandé, redoutable remixeur prisé de Röksopp à Moby en passant par Robyn – son Trentemøller Chronicles l’avait démontré voici une quinzaine de mois – le Danois Anders Trentemøller est forcément un incontournable du tout autant inévitable Roskilde Festival, l’équivalent danois de notre bon vieux Rock Werchter. Enregistrés lors de l’édition 2007 de l’événement, cris du public à l’appui, les quatre titres pris sur le vif de la performance montrent le DJ et producteur de Copenhague en pleine forme dansante, encore que la frime ne soit pas toujours loin. Manifestement d’humeur New Order, il débute son set en fanfare, la basse de Take Me Into Your Skin tournoyant comme en les plus beaux jours de Peter Hook dans le Madchester eighties. Son successeur Snowflake fait tout aussi bonne figure dans un genre plus abstract poptronica, c’est hélas sans compter sur le très putassier Into The Trees et ses gros beats à cent lieues de l’excellente minimale à laquelle l’homme de Copenhague nous a habitués. Le quatrième track en live – le délicat Miss You – n’apportera rien de plus à la gloire de son auteur. Pour faire bonne mesure, trois bonus complètent le disque, dont l’excellentissime Moan dans la version jazzy folk du songwriter danois Mikael Simpson sur laquelle se pose une voix white soul aussi envoûtante qu’elle est mystérieuse.
Snowflake - Trentemøller
Moan [Mikael Simpson Version] - Trentemøller
21:17 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electronica, electro pop, critique, dance, trentemoller, poker flat recordings |
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27.09.2007
Fin de l'attente pour Chloé
Figure incontournable de la scène dancefloor parisienne, tendance minimale, Chloé aura mis le temps avant de finaliser son premier album. Ironiquement intitulé The Waiting Room, en probable(?) référence à un délai d’incubation hors limites, le disque sera célébré ce samedi 29 spetembre en grandes pompes au Cabaret Sauvage, pour une release party où les amis Ivan Smagghe et Superpitcher viendront pousser le bouchon. Sans Maurice.
En écoute sur MySpace
Un mp3: Chloé – Suspended
Un disque : Chloé – The Waiting Room (Kill The DJ)
21:53 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : preview, chloe, techno, electronica, dance, mp3, kill the dj |
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23.01.2007
V/A – Rub-N-Tug – Fabric 30
L’excellent Fabric 29 du duo Tiefschwarz à peine digéré, le label londonien Fabric remet le couvert avec un autre mix où la techno se roule dans les bras de la dance pop pour mieux la phagocyter. Comme sur le numéro précédent, point question de beats bourrins qui feront transpirer la moindre blondasse du B-Club, tout est ici n’est que joailleries dance (voire disco) sur fond de techno minimale. Bourré de tubes dancefloor imparables (le remix du What Else Is There de Röyksopp par The Emperor Machine, The 7 Deadly Strokes du producteur californien Claude VonStroke), le mix des New-Yorkais Rub-N-Tug procure une heure de plaisir sensuel panaché, sans complexe. Toujours en bons termes avec l’histoire des musiques à danser des trente dernières années, les deux musiciens de la East Coast nous balancent plein les pavillons des sons hédonistes (le très fendard Turkish Tavern de Gary Martin, hymne à la coolitude sous les spotlights) où le glamour balaie tout sur son passage (le Shit Robot remix de Dondolo). Le grand philosophe footballiste Philippe Léonard se le disait encore l’autre jour sous la douche, il n’y a pas de mal à se faire du bien.
Un mp3 : Gary Martin – Turkish Tavern
Un disque : V/A – Rub-N-Tug – Fabric 30 (Fabric)
22:39 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mp3, critique, techno, dance, disco, fabric |
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26.11.2006
Paul Kalkbrenner – Reworks
Quand on cite l’écurie Bpitch Control, le nom de Paul Kalkbrenner n’est pas celui qui vient le plus naturellement à l’esprit, nos divagations nous portant davantage sur les plus médiatisés Ellen Allien, Modeselektor ou Michael Meyer. Le présent album regroupant les œuvres du premier remixées par les seconds et bien d’autres acolytes pas anonymes, l’occasion est plus que belle de mieux appréhender la techno minimale et frondeuse de l’artiste berlinois. Disons-le tout de go, l’album est une grande réussite. D’entrée de jeu, les deux Wighnomy Brothers brossent leur electronica spatiale en direction de Deaf Center, pour une intro élégamment vaporeuse. De retour sur la réalité du dancefloor, Sascha Funke nous rappelle que le son de la patronne Ellen Allien est un des plus excitants du moments (ah ! ces beats si caractéristiques de la scène berlinoise, quel délice !), ce que la belle se charge elle-même de nous rappeler en compagnie de son fidèle Apparat deux titres plus loin. Nous passerons par contre sur les remixes bourrins de Joris Voorn et Alexander Kowalski, en roue libre, pour nous fendre la gueule grande ouverte sur l’humour sarcastique – et délirant – des Modeselektor. Jamais à court d’idées fantaisistes, le duo Bronsert-Szary se lance dans une improbable et ir-ré-sis-ti-ble tirade où le Trans-Europe-Express de Kraftwerk fait connaissance avec le reggae. Tout simplement fantastique ! Et pour accompagner la descente d’acid, rien de tel qu’un bon vieux Michael Mayer pour se remettre de tout ça. Encore, encore, encore.
Un mp3 : Paul Kalkbrenner – Gebrünn Gebrünn (Original Version)
Un disque : Paul Kalkbrenner – Reworks (Bpitch Control)
13:45 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bpitch control, paul kalkbrenner, ellen allien, modeselektor, michael mayer, joris voorn, alexander kowalski, wighnomy brothers, apparat, electro, dance, electronica, mp3, critique |
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05.08.2006
Outputmessage – Nebulae
Etudiant dans une fac américaine, Bernard Emmanuel Farley Jr., (alias Outputmessage) a beaucoup écouté Kraftwerk, New Order ou The Postal Service. Horriblement putassier, affreusement obsédant, je ne sais pas trop si j’adore ou je déteste ce petit branleur de BEF.




