30/06/2009

Das Bierbeben – s/t

dasbierbebenElle est pleinement décomplexée, la pop électro-punk des quatre joyeux drilles de Das Bierbeben, et ça fait un réel bien de se soulager – non, pas ce que vous imaginez – sur les élans tubesques d’un Dunkle Tage. Chanté en allemand, avis aux germanophiles, à l’exception du peu convaincant Behind The Green Door, le troisième opus de Julia Wilton et ses potes ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas, et ne s’imagine pas un seul instant en sauveur de la scène indépendante, encore que ses sympatoches mélodies finissent vite par trotter dans un coin de la caboche. Frère de cœur des Lillois de Gomm, le quatuor teuton déroule, sans se prendre la tête ni coup férir, des mélodies éprises de bonne humeur et de liberté. Quelque part à la croisée des chemins d’une électro-clash customisée à la Neue Deutsche Welle (Andreas Dorau, tout ça) et au Kraftwerk, on passe un bon moment sans prétention, bien loin des horreurs pompières du Daan de ces dernières années. Que nous faut-il de plus ?

 

Un disque : Das Bierbeben – s/t (Shitkatapult)

Wie ein Vogel - Das Bierbeben

Der König - Das Bierbeben

22/08/2006

Das Bierbeben – Alles Fällt

Il y a deux ans, le tremblement de bière (traduction littérale de Das Bierbeben) proclamait sur son premier album Schlag deinen Fernseher kaputt (bousille ta télé). Le ton n’a pas changé, il est toujours aussi politiquement abscons (Im Kreis) et le duo féminin berlinois de déclamer sur un ton électro-pop à la Ms. John Soda ‘Die Welt ist betäubt / Betäubt und narkotisiert / Erstarrt und paralysiert (le monde est abasourdi/abasourdi et sous narcotiques/engourdi et paralysé). Le ton est donné, entre paroles philosophico-sociales du duo féminin et arrangements très electro-pop teutonne, des mélodies ultra-solides se glissent sans coup férir entre le marteau et l’enclume et, surtout, une fausse légèreté donne des envies de se repasser le disque d’avant en arrière, à moins que ce ne soit l’inverse. Dans un univers où la formule musicale de la formation de Stephanie Böhm croise la cambrure extravertie des Cobra Killer (Bis Die Liebe Nicht Mehr Weh Tut), l’envie de se trémousser prend le dessus, tant la danse des tubes nous entraîne dans une ronde écartelée entre Kreuzberg et Tempelhof. Et puis, peut-on réellement souhaiter du mal à deux si charmantes demoiselles qui nous promettent la vie éternelle ?

 

En écoute sur Juno

En écoute sur LastFM

Un disque : Das Bierbeben – Alles Fällt (Shitkatapult)