01/06/2010
Denseland – Chunk
En avant pour un tour du côté du label viennois Mosz, en attendant le très troublant duo Rdeča Raketa – promis, juré! Développé autour d’un spoken word grave (au sens organique du terme), Chunk du trio austro-germano-américain Denseland s’inscrit – parfaitement, svp – dans les interstices qui sépare les albums 2 de Kapital Band 1 et The Ghost Sonata de Tuxedomoon – le tout conté par le timbre ricaneur de l’incomparable David Moss, à la fois ténébreux et impressionniste (think Tom Waits vs Ergo Phizmiz). D’une teneur électroacoustique qui laisse toute sa juste place aux musiques (semi)-improvisées, les dix propositions bénéficient du soutien dynamique, on pourrait écrire olfactif et poivré, de Hannes Strobl (basse, électronique) et Hanno Leichtmann (batterie, électronique).
Tendu autour d’un fil qui atteint un point d’équilibre au bord du miracle parfois (Monk, Low Velocity Zone) – hormis l’une ou l’autre tentation électro-pop expérimentale comique mais accessoire (Obsidian), les vraies folies de Denseland s’en laissent réellement compter quand, sous ses oripeaux électroniques (faussement) désorganisés, se rejoignent les mondes croisés de Felix Kubin et Yannis Kiriakides, quelque part sous un baobab africain. Qui l’eut cru, Lustucru ?
Un disque : Denseland – Chunk (Mosz)
22:00 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electronica, jazz, critique, experimental, love on the bits, denseland, hanno leichtmann, hannes strobl, david moss |
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