08/02/2011

Sic Alps – Napa Asylum

sicalps-napaasylum.jpgParfois, souvent en fait, quand on insère un disque dans le lecteur et qu’on aperçoit le chiffre 22, on n’a qu’envie de s’encourir et appeler Asnières en criant au secours ils sont devenus fous. Dans le cas de Napa Asylum, troisième effort des Sic Alps, on est vraiment triste de s’arrêter à ce double chiffre, tant leur double nouvel album regorge de pépites lo-fi psyché de la plus haute teneur addictive. Prenez le morceau Cement Surfboard, (presque) au hasard. Vous les entendez ces échos post-Smile revigorés au blues cracra des Two Gallants, le tout embrigadé dans une division explosée au crack emmenée par Ariel Pink ? Et bien, les amis, figurez-vous que dans la balance, au-delà de la poudreuse qui ressort du pif, la verve toxico-salace surgit à la manière d’une session des Rolling Stones miraculeusement retrouvée, quarante-trois ans après et ressuscitée à l’aune californienne de notre temps – un peu comme si Phil Spector s’était reconverti en Gary War patron de Paw Tracks. Messieurs les programmateurs de concerts et réjouissances estivales, on compte sur vous !

Un disque : Sic AlpsNapa Asylum (Drag City)


Read full review of Napa Asylum - Sic Alps on Boomkat.com ©

22:22 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sic alps, rock, psyché, pop, folk, drag city, critique |  Facebook |

16/12/2010

Top Ten 2010 Nr. 7 Joanna Newsom – Have One On Me (Drag City)


Read full review of Have One On Me - JOANNA NEWSOM on Boomkat.com ©

26/04/2009

Death's not dead

death-forthewholeworldtoseeUne fois n’est pas coutume, c’est à un grand plongeon dans un des disques les plus méconnus des seventies que nous confie le label Drag City, trente-cinq années après sa sortie initiale. Projet des trois frères afro-américains David, Bob et Dannis Hackney, Death n’était heureusement pas un de ses énièmes avatars doom rock pour corbeaux mal démaquillés, contrairement à ce que leur malheureuse dénomination (qu’ils ont toujours refusée de changer) pouvait laisser croire. Adepte d’un style rock mélodique aux effluves punk qui devait autant à la black music de Curtis Mayfield qu’au rock progressif, la fratrie de Detroit est responsable d’un (seul) disque de légende (…For The Whole World To See) resté tellement dans l’ombre que ses auteurs dérivèrent très vite dans une bouse gospel reggae sans nom. Trois décennies et demie plus tard, le mal est réparé, presque.

 

Un disque : Death …For The Whole World To See (Drag City)

Politicians In My Eyes - Death

28/06/2008

Helena & Masaki, Espers & Ghost

helenaespvallmasakibatohEn cette veille de vacances estivales, la paresse t’avait d’abord guidé sur les pas de Klaus Schulze et Lisa Gerrardfan que tu as toujours été de tout ce qui touchait à Dead Can Dance. Quelques ultra-prévisibles échos myspaciens plus tard, tu avais bien vite abandonné cette infâme soupe new age pour essayeurs de canapé Roche Bobois.

 

Puis vint le moment de cette petite voix, humaine et sensuelle, qui te souffla mot de l’imminence – oh, 22 juillet, pas de panique – de la collaboration Helena Espvall – Masaki Batoh. Oui, la violoncelliste suédoise des indispensables Espers et le guitariste (of course) japonais des torturés Ghost. Pour des chansons folk scandinaves dont la première (en mp3 ci-dessous) promet de beaux lendemains en toute humilité.

 

Un mp3 : Helena Espvall & Masaki Batoh – Uti Var Hage

Un disque à venir : Helena Espvall & Masaki Batoh – s/t (Drag City)

20/05/2008

Bonnie 'Prince' Billy dans la lumière

bpb-liedowninthelightEn pleine bourre commerciale (albums qui se vendent bien, concerts sold out), l’ami Bonnie ‘Prince’ Billy tape sur un fer de plus en plus chaud. Résultat, un nouvel opus prévu pour tout bientôt, qu’on nous annonce comme le plus solaire de toute sa plantureuse discographie. A l’écoute du morceau mis en écoute par Drag City - une démo certes – le lumineux adjectif laisse songeur.

 

Un mp3 : Bonnie ‘Prince’ Billy – So Everyone (Demo)

Un disque : Bonnie ‘Prince’ Billy Lie Down In The Light (Drag City)

27/03/2008

Ilya Monosov, de Leonard à Vladimir

ilyamonosovUne voix caverneuse, surgie des ténèbres dont le grand Leonard Cohen s’était servi pour composer Songs Of Love And Hate, c’est au premier abord ce qu’on retient du musicien de San Diego Ilya Monosov. Ce serait toutefois bien trop réducteur, pour le génial songwriter comme pour le nouveau venu aux racines russes – c’est que le barde populaire Vladimir Vissotski n’est pas loin – de se limiter à cette comparaison tant l’univers de cet ami de Marissa Nadler (qu’il fréquente au sein du projet folk Mountain Home) est épris de multiples belles choses. Un spoken word (sur)prenant d’âcreté perfide, des épanchements slaves entre vodka et mélancolie, des souvenirs lointains de Matt Elliott en ses plus intimes atours, sans même parler de l’incontournable Greg ‘Espers’ Weeks et son label Language of Stone.

 

En écoute sur MySpace

Un disque  : Ilya Monosov – 7 Lucky Plays, Or How To Fix Songs For A Broken Heart (Language of Stone / Drag City)

20/03/2008

Baby Dee, comme Antony

142_x600_music_babydee_prevA l’instar de la très glamour diva Marie-France, il serait idiot de limiter la personnalité de la chanteuse américaine de cabaret folk Baby Dee à sa seule condition de transsexuelle. Pas tombée de la dernière pluie avec ses cinquante-cinq années à l’horloge biologique, cette amie intime d’Antony Hegarty et de David Tibet (Current 93) préfère éviter – on la comprend aisément – toute allusion directe à son identité sexuelle, qu’elle balaie d’un revers de la main en interview. Musicalement, qui adore les Johnsons (dont Baby Dee est la harpiste) du sieur Hegarty se retrouvera en pays conquis, ceux qui rêvent que l’expressionnisme ravageur de Rufus Wainwright – la comparaison n’est en rien stylistique - reprenne Kurt Weill le seront tout autant. Et pour couronner le tout, c’est Bonnie ‘Prince’ Billy qui produit l’album, premier de son auteur sur Drag City.

 

En concert à l’AB le 16 avril

En écoute sur MySpace

Un mp3 : Baby Dee – Safe Inside The Day

Un disque : Baby DeeSafe Inside The Day (Drag City)

23/05/2007

Joanna Newsom – Joanna Newsom & The Ys Street Band

JYSBAlbum de l’année 2006, Ys marquera encore longtemps les esprits. Sa foison exubérante, magnifiée par les cordes baroques de Van Dyke Parks, rendait justice à ses cinq contes épiques qui jalonnent ses cinquante-cinq minutes de pure folie sonore.

 

Une tournée se devait d’accompagner l’album, elle a enfanté un EP inattendu, enregistré dans le droit fil de l’album, en à peine trois jours. Le nom des musiciens ? The Ys Street Band, sacrée Joanna Newsom.

 

La chronique d’Alexandre François sur Octopus

En écoute sur Boomkat

Un mp3 : Joanna Newsom  Crab, Clam, Cockle, Cowrie

Un disque : Joanna Newsom – Joanna Newsom & The Ys Street Band (Drag City)

03/02/2007

Ghost – In Stormy Nights

arton2487La fondation du groupe japonais Ghost date de 1984. Cette année-là, je soufflais mes treizième bougies, mon père ses trente-septièmes, ses dernières aussi. Vingt-trois ans plus tard, le groupe de Masaki Batoh est toujours en grande forme et parvient à réconciler le neo-folk de Tunng et le rock bruitiste de Sonic Youth. Rendez-vous sur Drag City, une fois de plus.

 

Un mp3 Ghost – Motherly Bluster

Un disque : Ghost – In Stormy Nights (Drag City)

14:42 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghost, drag city, folk, rock, preview, mp3 |  Facebook |

21/01/2007

Alasdair Roberts – The Amber Gatherers

alasdair-ambercdPersonnage emblématique d’une musique folk ancrée au plus profond de son héritage – ce qui ne rend pas sa musique moins intéressante que celle de la fondamentale Josephine Foster – l’Ecossais Alasdair Roberts sort son cinquième album The Amber Gatherers en ce début 2007. C’est un événement, et c’est peu de le dire.

 

En écoute sur Boomkat

Un mp3 Alasdair Roberts – The Old Men Of The Shells

Un disque : Alasdair Roberts – The Amber Gatherers (Drag City)

14:26 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mp3, preview, alasdair roberts, drag city |  Facebook |