11.07.2008
Matmos – Supreme Balloon
Bonne nouvelle au rayon des jouets électroniques, le duo Matmos n’a pas perdu son sens de l’humour potache. Dès les premières secondes, ce sont des synthétiseurs sortis d’un catalogue Korg – ou Roland, ou Moog – des seventies qui lancent la machine, jonglant à merveille entre déglingue latino (cette rythmique presque salsa) et foutoir analogique (Rainbow Flogs), serait-ce donc la recette du bonheur ? Tout s’enchaîne sur le très pop Polychords, sorte de délire libidineux qui marierait l’Idiology des Mouse On Mars au binarisme d’Harmonic 313. Bien au-delà de son apparente facilité moqueuse, toujours en recherche de subtilités rythmiques que ne renierait pas le duo Jan St. Werner / Andi Toma déjà cité, ce nouvel effort de Martin Schmidt et Drew Daniel débusque les champs expérimentaux de leurs auteurs et tels deux grands enfants, ils s’amusent à relier entre eux des fils fantasmagoriques entre musique baroque (celle de François Couperin, dont ils reprennent Les Folies Françaises au Korg MS2000) et explorations électroniques allemandes à la Dopplereffekt. Un énorme bol d’air, pour le cœur et les neurones.
En écoute sur MySpace
Un mp3 : Matmos – Rainbow Flag
Un disque : Matmos – Supreme Balloon (Matador Records)
En clip : Matmos – Exciter Lamp And The Variable Band
22:33 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : video, mp3, pop, electronica, electro pop, critique, matador records, matmos, martin schmidt, drew daniel |
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