28/06/2009

Luke Hess – Light In The Dark

00_ Luke Hess - Light In The DarkFigure remarquée de la scène nu dub techno, le gars Luke Hess s’était fait un nom ces derniers mois en délivrant une série d’EPs pas bégueules pour deux coups de minimale, dont le fameux Dub For Love et ses étouffantes ambiances smooth, ou bien le plus saccadé Believe & Receive, grosse tuerie dancefloor toute en beats retenus.

Pour son premier disque de longue durée, le producteur de Detroit – oui, le son de la ville de la GM est toujours bien vivace – débloque la transe des clubbers, en sueur sur ses tempi d’une magnifique contenance maîtrisée. D’une grande classe, Hess n’a pas peur d’oublier de monter dans les tours, suscitant un appel d’air qui ne vient jamais, il intrigue autant le cortex qu’il sublime la tension. Et en en camarade d’épopée des Berlinois Marcel Dettmann et Ben Klock, on l’imagine parfaitement aux commandes du Berghain, le club mythique de la capitale allemande.

 

Un disque : Luke Hess Light In The Dark (Echocord)

Son Beams - Luke Hess

Self-Control - Luke Hess

27/12/2008

Lena & The Floating Roots Orchestra – Lost Wax

LenaTheFloatingRootsOrchestra-LostWaxFigure incontournable d’une certaine scène indie made in France, celle qui – à l’instar d’un Jérôme Paressant sur son label Oceanik Creations – refuse les compromissions que s’autorise une scène faussement Naïve, Mathias Delplanque était l’auteur en 2004 d’un excellent album de dub (Floating Roots), dont le présent disque est le prolongement naturel. Axé sur un mélange des genres (dub, jazz, soul, spoken word, rap) d’une très grande maîtrise qu’on aimerait davantage en lâcher-prise, Lost Wax fait appel à une myriade de collaborateurs, voisins de paliers (les Nantais de Man Rasim Biyikli et Charles-Eric Charrier), patron de label (le batteur Steve Argüelles, collaborateur entre autres de l’impeccable Pierre Bastien) ou légende de Chicago (le corniste Rob Mazurek, habitué de la maison Thrill Jockey), qui donnent au disque une matière sonore intéressante, dont le grain riche, voire copieux, donne par moments envie de baisser pavillon. Non que le disque manque d’idées, il en regorge même, à l’image du flow de MC Black Sifichi ou des remarquables lignes de guitare de Delplanque, c’est juste que cette avalanche de richesses donne un sentiment d’indigestion étrange et incongru.

 

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Un disque : Lena & The Floating Roots OrchestraLost Wax (Plush!)

20/04/2008

La tournée des Dub Trio

dubtrioanotherVéritables stakhanovistes des concerts (plus de 150 par an !), et redoutables musiciens aux lignes de basse hyper profondes qui vous éclatent à la gueule comme un Old Boy qui se tranche la langue, les géniaux Dub Trio viennent éclater leurs riffs mortifères à pilonner un ossuaire dans les plaines de la vieille Europe. Au trait où ça va défoncer les tympans, les ORL de Bruxelles (23/04), Strasbourg (24/04), Davignac (26/04), Tourcoing (28/04) et Le Havre (03/05, celle-là, c’est pour toi, Kingem) ne risquent pas le chômage technique. Pour tous les autres, l’écoute – indispensable – du live Cool Out And Coexist ne fera qu’attiser les regrets de ne pas pouvoir en être.

 

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Un mp3 : Dub Trio – One Man Tag Crew (Live)

Un disque : Dub Trio –  Another Sound Is Dying (Icepac Recordings)

 

En clip : Dub TrioJack Bauer (Live)

 

 

22:06 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dub trio, live, concert, video, mp3, punk, icepac, roir, dub, rock |  Facebook |

26/09/2007

Distance – My Demons

distance_mydemonsPléiade fertile de tensions dancefloor, version urban, le dubstep compte en ses rangs des acteurs aussi majeurs que Vex'd, Benga ou Skream. DJ de la station londonienne Rinse FM, Distance ne dépareille pas le lot, que du contraire. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : Distance My Demons (Planet Mu)