20.08.2008
Duncan O Ceallaigh – Ecclesia Semper Reformanda
Etrange personnage que ce Duncan O Ceallaigh, qui voue un culte autant à Martin Luther (comme son titre l’indique, l’album est inspiré de son manifeste pour une église en constante réformation) qu’à Arvo Pärt (cfr. le nom de son label). Ajoutez-y des origines irlando-écossaises (l’homme fit même partie de plusieurs groupes dublinois indés dans les années 1990), une résidence sur la côte baltique allemande et un changement d’attitude à 180° (du post rock à l’ambient, en gros) et vous aurez une petite idée de l’idiosyncrasie du bonhomme. Musicalement, les quatre titres de ce mini-disque trois pouces frisent tantôt l’exceptionnel (l’ouverture Ecclesia Semper Reformanda, loin de tout pompiérisme ecclésiastique explore par de simples boucles mélodiques une réflexion électronique apaisée dont émerge une beauté quasi-charnelle, et ses huit minutes sont magnifiquement prenantes) alors que le final Perpetuum Mobile développe en toute intimité digitale des drones subtilement ornés), tantôt le très bon (la brève pulsation Spatial). Nul besoin, vous l’avez compris, de maîtriser les arcanes théologiques de la religion protestante dans toute sa complexité, tant cette première sortie du label Parvoart impose sa présence – déjà notoire – en compagnie des maisons 12K ou Room40.
En écoute sur LastFM
Un disque : Duncan O Ceallaigh – Ecclesia Semper Reformanda CD 3’’ (Parvoart)
23:26 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electronica, critique, ambient, duncan o ceallaigh, parvoart |
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