19/12/2008

V/A - BiP_HOp Generation Vol. 9 (III)

biphopgenerationvol9Magicien contemporain du piano préparé, l’Allemand Hauschka (alias Volker Bertelmann) évolue dans une toute autre sphère, à un tout autre niveau. Les adorateurs des grands John Cage et Charlemagne Palestine le savent déjà, les sons du musicien de Düsseldorf, pour exigeants qu’ils soient, suscitent des petits miracles de poésie (le plus souvent) atonale, ouverte sur de riches textures qui font aussi penser à Debussy ou à Varèse. Seule – mais laquelle! – composition de Bertelmann présente sur ce volume, Piano Glasses Laptop étend son champ des possibles au contact du duo londonien Antenna Farm, dont les field recordings et expérimentations analogiques s’intègrent en toute harmonie (bien plus que mélodie) sur ces dix-sept minutes d’anthologie.

L’aventure s’achève le piano minimaliste de l’Australien Adrian Klumpes, par ailleurs membre du combo électro-jazz Triosk. D’une très grande pureté, les notes de son clavier dévalent telles des perles de cristal sur une roche diamantée, en une version microtonale et hautement sensuelle où Charlemagne Palestine (oui, encore) reprendrait le piano de Sylvain Chauveau pour mettre la pâtée au bien trop sage Library Tapes. Et c’est une superbe conclusion à un disque à haute teneur musicale ajoutée.

 

Un disque : V/ABiP_HOp Generation Vol. 9 (BiP_HOp)

17/12/2008

V/A - BiP_HOp Generation Vol. 9 (II)

biphopgenerationvol9Le changement d’atmosphère est radical quand on aborde le monde paisible et éthéré de l’Ukrainien Andrey Kiritchenko. Ses field recordings d’une nature automnale où chants d’oiseau et pas dans les feuilles mortes décorent de leur sereine quiétude une guitare acoustique aux frontières de l’élégie et du surnaturel, sur fond de mélodica mélancolica (A Walking Distance To My Happiness). Par comparaison, l’autre morceau Liberation est presque solaire, imaginez-le toutefois en fin de soirée aoûtienne, lorsque les grillons garnissent de leur répétitivité des notes de cloche et de guitare d’un apaisement sonore qu’apprécieront les fidèles de F.S. Blumm.

Pour ne pas changer les habitudes – et pour encore mieux illustrer la diversité du label – l’ensemble italien Illàchime Quartet débusque un tout autre registre, quelque part entre un jazz pianistique à la Ervin Schulhoff, un violoncelle à la Gavin Bryars et une post pop cinématique dans les marges de We vs Death. La confrontation, si elle est osée, n’est pas complètement aboutie.

 

A suivre...