11/10/2010

Max Richter – Infra

maxrichter-infra.jpgOn a beau le répéter, le parcours de Max Richter ressemble à un sans-faute. Soulmate de tous les Sylvain Chauveau et Hauschka de notre planète, le compositeur britannique d’origine allemande n’a guère son pareil pour affranchir les bornes néo-classiques de ses trouvailles electronica, tel que le prouve encore la surprenante introduction de ce nouvel Infra. Toujours à son apogée dans la construction d’atmosphères mélancoliques d’une immense beauté plastique, le Germano-Ecossais offre ici au ballet éponyme du chorégraphe Wayne McGregor un décor magnifique sans jamais verser dans un esthétisme planplan. Songeant parfois à l’inquiétude sublimée de Fog Dance, My Moth Kingdom de Worrytrain ou aux trouvailles aquatiques du Luminarium de Tape, Infra marque encore davantage l’impact de Max Richter, artisan des temps modernes entre tradition et renouvellement.

 

Un disque : Max Richter – Infra (Fat Cat)


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01/06/2009

Frightened Rabbit – Quietly Now!

FrightenedRabbit-QuietlyNowMembres plutôt discrets de l’écurie FatCat, le quatuor écossais Frightened Rabbit a déjà été responsable de deux albums studio, bien faits mais pas renversants, au cours de sa brève carrière entamée voici trois ans. Témoignages de la tournée qui accompagna la sortie de leur second essai The Midnight Organ Fight’ les douze chansons de Quietly Now! démontrent avec beaucoup d’à-propos la vigueur concertiste des Hutchinson Brothers Scott et Grant, ainsi que de leurs acolytes Bill Kennedy et Andy Monaghan. Bien sûr, le chant quelque peu artisanal de Scott n’est pas de la plus grande élégance – n’est pas Michael Gira qui veut – mais un tel plaisir de la pratique musicale sur scène donne rudement envie de les voir le jour où ils se présenteront à notre porte.

 

Un disque : Frightened Rabbit – Quietly Now! (FatCat)

The Modern Leper - Frightened Rabbit

Head Rolls Off - Frightened Rabbit

10/11/2008

Max Richter – 24 Postcards In Full Colour

maxrichter-24postcardsActeur essentiel de son époque, compositeur magnifique, Max Richter ne peut nous décevoir, son récent en est une nouvelle preuve. Pour chipoter, on ergotera bien sur quelques influences discutables, dont celles de Yann Tiersen sur le déchirant H in New England – difficile de ne pas verser une larme, elles sont toutefois d’un poids minime face à la cavalcade d’émotions fortes que nous procure son nouvel opus, uniquement disponible en vinyl ou en téléchargement. En homme de goût, le musicien écossais s’imprègne ici de l’incroyable écorchure de l’Américain Joshua Neil Geissler aka Worrytrain sur son album Fog Dance, My Moth Kingdom, là du pianisme souverain et élégiaque de Sylvain Chauveau, sans oublier l’incontournable poésie électronique d’un Tim Hecker sur Radio Amor. Quelques grincheux feront même le reproche à l’homme d’Edinburgh d’écrire une musique aux accents tonals et néo-classiques, nous les ignorerons de plus belle pour apprécier à leur juste valeur – très haute dans nos cœurs et nos esprits – ces vingt-quatre miniatures inspirées et inspirantes.

 

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Un disque : Max Richter 24 Postcards In Full Colour (Fat Cat)

01/04/2008

Silje Nes – Ames Room

siljenes-amesroomScandinave, Silje Nes l’est jusqu’au bout de son minimalisme pop, dix secondes d’écoute suffisent pour en attester. Disciple des Islandais de Múm et de la Suédoise Stina Nordenstam, la chanteuse norvégienne n’est toutefois pas en reste de visa pour le monde, son univers, infiltré entre caresse murmurée et arrangements délicatement posés entre grands espaces nordiques et intérieurs calfeutrés, explorant tout aussi bien la cambrure délicate d’une Juana Molina que la trompeuse paix intérieure de l’Anglaise Nancy Elizabeth. En résulte un album mignon à croquer les tenues de concert des Midaircondo, l’esprit aventurier de ces dernières en moins. Là où le trio suédois mettait de l’audace harmonique dans ces compositions, la musicienne norvégienne recycle – certes avec un immense talent que nous ne lui contestons pas – les vacillations minimales de la scène folktronica de ces dix dernières années. En français, ça s’appelle faire du neuf avec du vieux.

 

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Deux mp3 : Silje Nes – Over All

Silje Nes – Long Shadows Left Around

Un disque : Silje Nes – Ames Room (Fat Cat)

29/02/2008

Our Brother The Native

ourbrotherthenativeDébarqué en plein dans nos tronches en 2005 (l’EP Tooth And Claw), le trio adolescent Our Brother The Native est un fameux bordel aux accents de fucked up hostel. Le genre un peu (beaucoup) de post pop / post rock, quelque part entre le tribalisme de First Nation et la grandiloquence du Godspeed, des allures de The Album Leaf vs Sigur Ros en secoués de la besace,  et un premier album en partance, toujours sur la maison Fat Cat. Elégant et tendu, à défaut d’être pleinement original.

 

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Un disque : Our Brother The Native Make Amends, For We Are Merely Vessels (Fat Cat)

 

10/02/2008

Frightened Rabbit – Sing The Greys

frightenedrabbit-singthegreysHabitués que nous sommes aux plaisirs divers de la foisonnante discographie fatcatienne, nous avons d’abord été surpris, puis bien vite agacés, d’entendre le pop rock très down-to-earth du trio Frightened Rabbit signé sur le prestigieux label anglais. Non que les chansons du groupe soient déplaisantes, certaines tiennent même le milieu du pavé, à condition de ne pas être tombé amoureux d’Interpol en 2005. Cette note positive mise de côté, nous nous concentrerons sur quelques détails de ce premier effort, et ils sont absolument insupportables. En tête de liste des défauts les plus rédhibitoires, le chant de Scott vaut son pesant de disques avariés, tant il nous rappelle un certain Chris Martin (Coldplay) qui se rêverait en Robert Smith (The Cure), sans même parler des écarts de justesse du jeune homme quand il s’égare dans les aigus. Ajoutez-y des arrangements pas originaux pour deux accords de Maxïmo Park, entre autres choses, et vous obtiendrez un fameux ratage sur (presque) toute la ligne. Une chose est déjà sure, on ne risque pas de refaire le coup du ‘ah, mais je préférais le premier’ quand sortira le second effort du lapin effrayé, qui devrait être produit par Peter Katis (Interpol, Mercury Rev).

 

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Un mp3 : Frightened Rabbit – Fast Blood (Live at SXSW)

Un disque : Frightened Rabbit Sing The Greys (Fat Cat)

 

01/09/2007

Un quatrième coup de múm

mumLa boucle est bouclée pour les Islandais de múm. Après les départs successifs des jumelles Gyða (en 2002) et Kristín Anna Valtýsdóttir (en 2006, elle s’est depuis rebaptisée Kria Brekkan), le duo originel Gunnar Örn Tynes / Örvar Þóreyjarson Smárason se retrouve seul aux commandes, comme en ses débuts voici juste dix ans. De retour pour un quatrième opus (Go Go Smear the Poison Ivy), dont les premières écoutes m’inspirent plus de sympathie que d’enthousiasme, le groupe sera en interview dans le RifRaf d’octobre. Wait and hear, as usual.

 

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Un mp3: múm – Dancing Behind My Eyelids

Un disque : múm Go Go Smear the Poison Ivy (Fat Cat)

19:14 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mum, mp3, electro pop, pop, fat cat, preview |  Facebook |

28/07/2007

Crescent – Little Waves

littlewavesLe rituel est immuable, chaque fin juillet, les rédacteurs de RifRaf sont conviés en la chaumière molenbeekoise du rédac’ chef Fabrice Delmeire, histoire de prendre possession des disques de la rentrée. Au programme, entre canettes de bière, tequila et autres substances prohibées, l’écoute de multiples disques, des plus infâmes (le nouveau Smashing Pumpkins, ce genre) aux plus recommandables. De la dernière catégorie se détache, en toute impunité, le Little Waves des Bristoliens de Crescent (dont certains membres vogu(ai)ent aussi du côté de Movietone et de Flying Saucer Attack). Ecoute tout simplement indispensable.

 

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Un mp3 : Crescent – Little Waves

Un disque : Crescent Little Waves (Fat Cat)

00:44 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mp3, preview, crescent, fat cat, folk, pop |  Facebook |

01/06/2007

Nina Nastasia - Stormy Weather (Live)

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14/05/2007

Nina Nastasia + Jim White = 5

860167650_mL’insuccès de Nina Nastasia ne cesse de laisser pantois les vingt-trois veinards présents en novembre dernier au De Kreun. Ce soir-là, la songwriter new-yorkaise convertissait dans la pénombre automnale ses notes habitées en une fusion dentellière dont jaillissait une lueur d’espoir militant, tendance Lisa Germano meets Tara Angell, pour un concert d’une inoubliable magie.

 

Déjà de retour, cette fois en duo avec l’ami Jim White (batteur, entre autres, de Smog), l’auteur de – déjà – quatre magnifiques albums ne peut nous décevoir, tant nous la tenons en haute estime.

 

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Un mp3 : Nina Nastasia & Jim White  I Write Down Lists

Un disque : Nina Nastasia & Jim White – You Follow Me (Fat Cat)