08/02/2013

U.S. Girls – Gem

usgirls-gem.jpgRévélation hypnagogic pop de ces dernières années, Meghan Remy (alias U.S. Girls) pousse encore le cran de l’émotivité bricolo un rang plus loin en 2013. Penchant féminin d’un Ariel Pink qui aurait rencontré Xiu Xiu et Marianne Faithfull, la Canadienne – qui n’a rien d’U.S. ni de pluriel – torture son électro pop dans un sens davantage expressif que par le passé, notamment par rapport à son déjà excellent U.S. Girls On Kraak paru en 2011 sur, cocorico, le fameux label belge de son titre. Même si, de toute évidence, on ne fredonnera jamais ses chansons entre le pommeau et la savonnette, la musique de Meghan Remy poursuit son chemin en toute indépendance, à mi-chemin entre expérimentations personnelles et recherches mélodiques surréelles. Vous cherchiez un conseil d’écoute dans la marge ? Ne cherchez plus, il est tout trouvé.

 

Un disque : U.S. GirlsGem (FatCat)

18/08/2010

Nina Nastasia – Outlaster

nina-nastasia-outlaster.jpgDentellière des temps modernes aux armes changées en guitare acoustique, Nina Nastasia n’a eu de cesse de nous enchanter au cours de ses divers albums – on y trouve Run To Ruin au sommet – pour un seul demi-échec aux côtés de Jim ‘Dirty Three’ White en 2007 (You Follow Me). Ne pouvant définitivement pas rester sur cette impression saumâtre, la New-Yorkaise a remis les instruments (cordes, guitare & co) sur le métier, pour un disque à ranger au faîte de sa discographie. Nettement moins empêtré dans le tapis d’expérimentations qui ne lui convenaient guère, Nastasia ressuscite le canevas folk de ses comptines, qui touchent directement au cœur. Magnifique de douceur, sa voix fait plus que jamais des merveilles de tendresse, sans affect ni guimauve. Accompagnée d’une troupe de musiciens de tout haut vol – ils offrent à ses chansons alanguies un écrin d’une beauté élégiaque qu’on emmènerait au paradis, la demoiselle from NYC n’attend plus qu’une scène belge pour l’accueillir. Dans l’intervalle, nous lui lançons ce cri : Nina, you’re my only true love (euh, Shannon Wright aussi).

 

Un disque :
podcast
(FatCat)

 

27/11/2006

Nina Nastasia loves De Kreun

ninaliveLa seule date belge de la toujours aussi convaincante Nina Nastasia étant programmée à la salle De Kreun, deux questions s’imposent.

 

1) Hormis les félicitations d’usage au programmateur courtraisien, que faisaient ses collègues des autres salles du pays ? Et dans le cas présent, sont-ils au courant de l’existence de Run To Ruin, album fondamental qui présentait la caresse intime d’une Laura Veirs aux blessures expiées d’une Shannon Wright ? Sans même parler du de l’initial Dogs, de son successeur The Blackened Air et du petit dernier On Leaving.

 

2) Certains des dits programmateurs ayant malgré tout dû envisager la venue de la songwriter new-yorkaise, le marché (pour employer une abomination genre foire aux bestiaux) des concerts est-il à ce point saturé de minables en tournée qu’une artiste de cette trempe ne trouve pas d’autres dates ? Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est de la faute à son tourneur.

 

En écoute sur MySpace

Deux mp3 Nina Nastasia – Stormy Weather

Nina Nastasia – Superstar

Un disque : Nina Nastasia –  On Leaving (FatCat)

Photo dislocatedgerbil

24/11/2006

Songs of Green Pheasant - Aerial Days

sotgp-731077Très (trop) vite comparé au barde hippie-mais-pas-trop Devendra Banhart, le prof chanteur Duncan Sumpner aka Songs of Green Pheasant avait croulé sous les louanges de son premier album éponyme. Un an plus tard, le constat est bien plus mitigé et le disque rangé quelque part en haut d’une armoire dont il ne ressort que bien rarement. Pas rancuniers pour un penny, les admirateurs de Galaxie 500Flying Saucer Attack et Black Forest, Black Sea se sont déjà précipités sur Aerial Days, deuxième opus du songwriter de Sheffield qui ne demande qu’à convaincre. La suite au prochain numéro?

 

En écoute sur FatCat

Un mp3 Songs of Green Pheasant – Wolves Amongst Snowmen

Un disque : Songs of Green Pheasant –  Aerial Days (FatCat)