02/03/2010

Danton Eeprom – Yes Is More

Danton-Eeprom-Yes-is-MoreQuand il est affaire de chiffres (un peu)… et de cœur (beaucoup). En 2009 (ou en 2010, 2011…) la French Touch 2.0 trace plus que jamais sa voie, tracée à coups de sillons dansants classieux et de mélodies pop aux mille trouvailles. A l’autopsie de Yes Is More, premier effort longue durée de l’hexagonal Danton Eeprom, le genre ne cesse de confirmer ses nuances spongieuses. Intégrant l’héritage universalisant d’une floppée de stars de la dance music, d’Ellen Allien à Simian Mobile Disco en passant par Sébastien Tellier – façon Sexuality – et, qui d’autre ? – les essentiels Poni Hoax, le producteur marseillais s’invite d’emblée à ta table (de mixage) des tout grands. Adepte de sonorités old skool, sa démarche ne regarde toutefois nullement dans le rétro – ou alors, c’est pour exorciser un passé glorieux où la house faisait de l’œil à la dance pop.

Embrigadé dans des ambiances sexy glam, limite porno chic, où tout beat grossier est banni, le disque était pourtant attendu au tournant. Successeur d’une série d’EPs remarqué jusqu’au grand Ivan Smagghe himself – il avait qualifié son Confessions Of An English Opium Eater de morceau de la décennie, ça en jette coco, la plaque s’écoute à merveille dans divers environnements sonores. Qu’on la passe dans une after où l’envie de se bouger les fesses n’a pas faibli ou qu’on l’écoute tranquillos dans son living room customisé, les ambiances chaudement fébriles qui la traversent demeurent pour longtemps dans la tête et les guibolles. Présente chacune sur un titre, la troublante Chloé et la craquante Erika ‘Au Revoir Simone’ Forster ne s’y sont pas trompées.

 

Un disque : Danton Eeprom – Yes Is More (Fondation / InFiné)