06/12/2007

First Nation = Rings

PAW020CDDans ta vie de tous les jours, tu les connaissais sous le nom de First Nation. Les soirs de grand froid, tu te repassais leur premier album éponyme, bordélique à gogo, les jours de beau temps, tu mettais le cap sur les Ateliers Mommen et te gargarisais en live de leur tribalisme foutraque. Six mois avaient passé, le 7’’ Coronation traînait au beau milieu d’une pile trop peu écoutée, tu avais vaguement entendu parler d’un trio féminin au nom banal, jusqu’à ce que tu apprennes que ces Rings étaient finalement le trio Abby Portner - Nina Mehta - Kate Rosko rebaptisé. Mieux même, sous la houlette de Kria Brekkan (Kristín Anna Valtýsdóttir), belle-sœur d’Abby Portner (elle-même sœur de l’Animal Collective Avey Tare aka Dave Portner) et productrice du disque, tu appris qu’une sortie était prévue en février 2008. Holy shpirit.

 

En écoute sur Dotshop

Un mp3: Rings – Mom Dance

Un disque : Rings – Black Habit (Paw Tracks)

27/11/2007

Eyes Like Saucers – Still Living In The Desert

eyeslikesaucers-stillEntre méditation post-bouddhiste et trip hallucinogène en plein désert, la musique de Eyes Like Saucers, alias Jeff Knoch du groupe Area C, ne choisit pas et c'est tant mieux. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : Eyes Like SaucersStill Living In The Desert (Last Visible Dog Records)

18/11/2007

When Larkin met Michael

michaelgira-larkingrimmLabel du grand Michael Gira (qui, à cinquante-trois ans, ne cesse de prouver que ses albums et concerts solo valent toujours autant le détour), Young God Records se devait de compter en ses rangs le folk ravage de psychédélisme de Larkin Grimm. Découverte essentielle d’une caste peu avare en émotions fortes ces dernières années, la chanteuse de Providence risque bien de provoquer des torrents de frissons en 2008. A l’image des larmes qui décoraient ses joues à l’issue du concert de Josephine Foster au Vooruit en mars dernier.

 

En concert à la Ferme du Biéreau (05/12) 

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Un disque à venir : Larkin GrimmHairy Juggs Band (Young Gods Records)

03/11/2007

Joanne Robertson / Kiss The Anus Of A Black Cat / Jackie-O Motherfucker, triple grande affiche

DSCN1130La triple affiche de ce vendredi soir l’a (encore) prouvé dans toutes les largeurs, le Netwerk est la salle de concert la plus passionnante de nos trente mille kilomètres carrés. Entre musique folk d’une sombre intimité monochrome (Joanne Robertson), échappées rock acoustiques (Kiss The Anus Of A Black Cat) et psychédélisme débordant de la case folie furieuse (Jackie-O Motherfucker), nos pavillons déjà bien entamés par le récent Sonic City n’en reviennent pas encore tout à fait, vingt-quatre heures plus tard. Et une claque en pleine tronche, une !

 

Un mp3: Kiss The Anus Of A Black Cat – The Cranes Are Scared Of Sunworlds

01/11/2007

R.I.P. Charlie Nothing

ding2Ce soir-là, les yeux embués de Bonheur, je l’écoutais, sa poésie lunaire de bricoleur de l’éternel accaparait les oreilles, captivait les regards. Des vibrations brinquebalantes de son dingalator/dingulator se dégageait une humanité onirique entre deux traits d’humour grinçants, pour une séance d’écoute qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Rest In Peace, Charlie Nothing, we’ll meet again that’s for sure…

Drifting Bears Collective – South Of No North

driftingbearscollectiveCe n’est un secret pour personne, le disquaire bruxellois Le Bonheur traverse des temps difficiles. Sa sélection musicale, d’une intransigeance sans failles, ne trouve un écho qu’en un nombre de plus en plus restreint de fidèles, O Tempora O Mores, Ces difficultés, que nous ne pouvons espérer que passagères, n’altèrent toutefois en rien l’enthousiasme de Thierry Berleur, l’épicier en chef, qui va même jusqu’à nous proposer (en vinyl) le premier opus du combo bruxellois Drifting Bears Collective, récemment en première partie des No-Neck Blues Band à Recyclart. Et c’est un véritable tour de force, tant les délires hallucinogènes de Cédric Stevens (aka Sergent Papillon) et ses acolytes explosent des standards noise que mêmes le NNCK précité et les Vibracathedral Orchestra n’oseraient affronter. Elixir détonnant de polyphonies indiennes mêlées à des percussions d’une toxicité obsédante rarement entendue de ce côté de Birchville Cat Motel, l’inaugural Mage Acrylic exhume de ses penchants bruitistes toute tentative de réconciliation sur canapé, tout en cognant de sa mélodie – et oui – imparable les contours borderline des Yellow Swans. Jamais pris en défaut de demi-mesure, le DBC ne se résume heureusement pas à un bruitisme speedé en quête de spectaculaire, pour preuve ce Tipping The Velvet dont le post-industrialisme explore la logique des Einstürzende Neubauten pour mieux la radicaliser au contact (à nouveau) des Yellow Swans. Quant au troisième titre Cum Back Frost en face B, ses field recordings (des bruits de klaxon), mêlés à une flopée d’instruments et des chants que l’on imagine indiens, ravivent – si besoin était – une flamme que l’on n’a rarement connue aussi vivace sous nos cieux. Impressive.

 

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Un disque : Drifting Bears Collective – South Of No North (Subliminal Toy Crash / Le Bonheur)

23/10/2007

Charalambides, plus que jamais

charalambides-likenessLa question taraudait le scorpion tendu vers le splendide duo Honest James, fait marquant de l’album solo de Thurston Moore, d’où provenait cette voix aérienne surgie du plus profond des tripes ? La réponse ne tarda guère, c’était le timbre unique de Christina Carter, moitié des Charalambides, dont la déjà essentielle chanson Figs And Oranges s’est échappée dans notre furtif monde virtuel. Celui qui n’a pas envie d’écouter leur nouvel album Likeness mérite les fers à perpétuité au son du dernier Devendra Banhart.

 

En écoute sur Boomkat

Un mp3 : CharalambidesFigs And Oranges

Un disque : CharalambidesLikeness (Kranky)

22/10/2007

Sonic City, a short review

soniccityPlus de seize heures de coups de boutoir en pleine face, c'était le festival Sonic City, première édition. On en redemande déjà.

 

1 - Encore, encore, encore

Top of the bill: Michael GiraDeerhoof

Top of KO's: Boredoms

Top of psych': Silvester Anfang

Top of percussions: Shit And Shine

Top of disco punk: Gomm

Top of originality: Dirty Projectors

 

2 – Encore, mais point trop

Top of the hype, so, so: Sunburned Hand of the Man

Top of not on top: Pawlowski

 

3 – Encore? Mais vous n'y pensez point

Top of 'They fucking didn't care': Numbers

Top of 'they'd better shut up': Todd

Top of poseurs: Victorian English Gentlemens Club

 

Rendez-vous en 2008?

 

Des mp3: Michael Gira – Rose Of Los Angeles

Deerhoof – Rainbow Silhouette Of The Milky Rain

The Boredoms – Jungle Taitei

Dirty Projectors – No More

19/10/2007

Ariel Pink's compilorama

aerial-scaredAuteur de la plus parfaite des pop songs hallucinées (For Kate I Wait), le fantasque Ariel Pink expose ses excentricités – cette moustache de star polonaise du porno, ces hauts cris de Patrick Juvet entre crack et héro(s), ces mélodies de disco en sous-sol – à la manière d’un dandy fauché, à la musique enregistrée à l’ouvre-boîte. Compilation de cassettes enfouies, le nouveau – façon de parler – Scared Famous ne fera pas exception à une règle chérie d’entre les fans. Go, Ariel, go.

 

En écoute sur Boomkat

Un mp3 : Ariel Pink’s Haunted Graffiti – Are You Gonna Look After My Boys

Un disque : Ariel Pink’s Haunted Graffiti Scared Famous (Human Ear Music)

 

 

Black Dice en séance de rattrapage

blackdice-kolomoTu le sais bien que l'album solo d'Eric Copeland est un peu planplan dans le genre pop bousillée. Rappelle-toi l'an dernier, quand Terrestrial Tones était dans ton Top 10, c'était autre chose. Allo, un nouveau Black Dice arrive? Vite, un marteau-piqueur!

 

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Un mp3: Black Dice – Kokomo

Un disque : Black Dice Load Blown (Paw Tracks)