04/03/2010

Quitzow – Juice Water / Setting Sun – Fantasurreal

Quitzow–JuiceWaterMettons les pieds dans le plat tout de suite, depuis 2008 et leurs doublettes Art College / Children Of The Wild, notre degré de vénération pour Erica Quitzow et Setting Sun atteint des sommets sur l’échelle pop. Qu’elle joue sous son propre nom de famille ou qu’elle rejoigne son comparse Gary Levitt au sein du groupe au soleil couchant, l’artiste new-yorkaise conjugue à tous les modes du présent l’enthousiasme arty et la classe entraînante.

Vraiment formidable, Juice Water nous embarque dans un bateau électro pop à l’équipage sous haute addiction. Dans ses imparables mélodies à fredonner de bon matin, des CSS lo fi font de l’œil à Robyn, des pop songs romantiques invitent les ados attardés à se kisser les papouilles en souvenir des Ting Tings, et les Bondo de Role accompagnées de toute la clique donnent le sourire pour des semaines. Le plus fort ? Cette verve mélodique constante sur dix titres qu’on ne voit pas passer.

 

SettingSun–FantasurrealEnsoleillé, forcément, mais toujours voilé de cette fine pellicule mélancolique qui lui donne tout son cachet, la nouvelle mouture de Setting Sun s’inscrit, elle aussi, dans le cadre de l’excellence pop. Davantage inscrite dans une filiation mélodique qui renverrait plus à la brit pop (genre Belle & Sebastian) qu’à la sunshine pop, la vision de Gary Levitt & co donne des envies irrésistibles de fonder son propre groupe, tant leur manière de composer et de jouer sonne naturelle. Ne nous trompons point, derrière cette apparente simplicité se cache un sens aigu du songwriting qui n’attend plus que votre platine et/ou iPod.

 

Deux disques : Quitzow – Juice Water

Setting Sun – Fantasurreal (Young Love Records)

11/10/2008

Setting Sun – Children Of The Wild

Setting Sun-ChildrenUn bref flashback s’impose en ouverture de ces Enfants de la Vie Sauvage, troisième effort du musicien californien Gary Levitt sous le nom de Setting Sun. Assisté d’Erica Quitzow, auteur – et c’est là que nous voulons en venir – du très gratifiant électro-pop arty Art College sur le même label Young Love RecordsLevitt n’a guère son pareil dans la composition de chansons pop imprégnées de l’héritage anti folk des Moldy Peaches et du génie mélodique des Beatles, le tout en version West Coast. Complètement à l’ouest – forcément – dans sa recherche de vraies chansons, empreintes d’une classe désinvolte qui ne vous lâche plus, le disque flanque une branlée sans nom aux tentatives minables de The Thrills de se faire une place au soleil (couchant, of course), tant la haute tenue musicale de son contenu – que ne renieront pas les adeptes de Raymondo, voire du Nirvana acoustique – se marie admirablement d’une modestie intelligente que ne comprendra jamais les bêlants de toute cette scène francophone qui s’essaie péniblement in English dans ze text. C’est bien simple, on a beau se repasser les onze titres depuis des semaines, rien ne parvient à gâcher le moindre d’entre eux et pour tout dire, on désespérait depuis longtemps de renouer avec un disque pop d’un tel niveau mélodique.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Setting SunChildren Of The Wild (Young Love Records)