27/03/2008

Ilya Monosov, de Leonard à Vladimir

ilyamonosovUne voix caverneuse, surgie des ténèbres dont le grand Leonard Cohen s’était servi pour composer Songs Of Love And Hate, c’est au premier abord ce qu’on retient du musicien de San Diego Ilya Monosov. Ce serait toutefois bien trop réducteur, pour le génial songwriter comme pour le nouveau venu aux racines russes – c’est que le barde populaire Vladimir Vissotski n’est pas loin – de se limiter à cette comparaison tant l’univers de cet ami de Marissa Nadler (qu’il fréquente au sein du projet folk Mountain Home) est épris de multiples belles choses. Un spoken word (sur)prenant d’âcreté perfide, des épanchements slaves entre vodka et mélancolie, des souvenirs lointains de Matt Elliott en ses plus intimes atours, sans même parler de l’incontournable Greg ‘Espers’ Weeks et son label Language of Stone.

 

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Un disque  : Ilya Monosov – 7 Lucky Plays, Or How To Fix Songs For A Broken Heart (Language of Stone / Drag City)

04/02/2008

Gillian's Ex Reverie

exreveriePersonnage récurrent en ces pages, Greg Weeks est, outre son titre de maître à penser d’Espers, fondateur et patron du label Language of Stone. Déjà admirée ici même pour l’excellente Orion Rigel Dommisse, la maison de Philadelphie nous aurait-elle déniché en Ex Reverie (aka Gillian Chadwick) une nouvelle petite perle du songwriting folk au féminin, tendance plus rock prog psyché (l’ombre des Akron/Family rodant près des Fairport Convention) ? Réponse sur The Door Into Summer, première sortie de la demoiselle fraîchement émoulue (la sortie, pas la demoiselle).

 

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Un mp3 : Ex Reverie – Dawn Comes For Us All

Un disque : Ex ReverieThe Door Into Summer (Language of Stone)

15/11/2007

Orion Rigel Dommisse, complexe et accessible

orion-whatiwantA l’heure où la vespérale Vashti Bunyan fait ressurgir de leurs cendres quelques magnifiques (et le mot est faible) chansons pop de ses touts débuts (certaines préfiguraient même l’univers d’une Hope Sandoval et c’était trente ans plus tôt) et que la tribu des folkeuses ne cesse de nous épater, Orion Rigel Dommisse prouve – si besoin était – qu’entre Espers et Larkin Grimm, l’espace est suffisamment vaste pour accueillir l’inspiration acidulée de ses mélodies intemporelles. Normal, Greg Weeks n’est pas bien loin (c’est signé sur son nouveau label Language of Stone) et c’est (presque) toujours un gage de qualité supérieure.

 

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Un mp3: Orion Rigel Dommisse – Alice and Sarah

Orion Rigel Dommisse – Drink Yourself (To Death)

Un disque : Orion Rigel Dommisse What I Want From You Is Sweet (Language of Stone)