01.12.2009
Dokaka – Human Interface
Excentrique beatboxer japonais dont les réinterprétations de Led Zeppelin, King Crimson ou Nirvana sont totalement délirantes (checkez son Smells Like Teen Spirit plus bas, vous m’en direz des nouvelles), voire à la limite clownesque de la décence musicale, l’animal Dokaka franchit un fameux cap dans la folie en l’an 2009. Toujours seul aux commandes avec pour seule arme une bouche aux mille et unes joies puériles, l’artiste nippon multiplie les pistes – jusqu’à vingt par morceaux – sur les 88 tracks de l’album. N’employant ni effets, ni edit, ni sampling, l’artiste nippon établit un vrai tour de force buccal, mais aussi – et surtout - musical.
Au-delà du côté infiniment spectaculaire de la performance, c’est le fun (faussement) bordélique de la chose qui scotche au mur l’auditeur non-averti. Passé le choc de la découverte, les überfantaisies enfantines de l’interface humaine donnent un immense plaisir convivial, à partager entre potes, éternellement de bon poil indeed. Totalement déconseillé aux éternels grincheux, son univers ludique et exagéré assume pleinement ses excès vocaux, évadés d’une aile psychiatrique où l’on démolirait en toute (fausse) innocence, plage 78, le célèbre thème Misirlou de Dick Dale (popularisé au cinéma dans Pulp Fiction ou Taxi 1). Totalement hip hop dans l’âme, mais infiniment plus fendarde que les affreux jojos bling bling du gangsta rap, l’extravagance revendiquée de Dokaka multiplie les sorties de route et on n’a jamais pris autant de plaisir à se rouler dans les herbes du bas-côté en sa compagnie. A écouter par tranches, toutefois.
22:38 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : critique, hip hop, beatbox, experimental, dokaka, dualplover |
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31.07.2009
The Revolution – Revolution
Né de l’échange entre des producteurs anglo-saxons parmi les plus fameux et des jeunes musiciens cubains, The Revolution vaut bien mieux que ne laisse supposer la lourdeur de son titre, clin d’œil balourd au discours castriste, principalement sur sa première partie, totalement excitante. Notamment, le premier morceau Shelter est tout simplement formidable. Grâce au flow limpide du MC Lateef The Truth Speaker, marié aux cuivres brillamment soul d’un certain Norman Cook (alias Fatboy Slim, si si), l’esprit frondeur de Curtis Mayfield rejoint la diversité foisonnante d’un Jimi Tenor qui aurait viré producteur de hip hop. Splendide ! Echo lointain des Buraka Som Sistema et des… Destiny’s Child, les deux tracks signés du producteur Guy Sigsworth (Seal, Madonna, Björk) ont moins d’allure. Toujours impeccable, Roisin Murphy rehausse l’allure, toujours chic et glam, d’une dance music en souvenirs de Moloko – comme quoi, on ne se refait pas – mis en scène par Marius DeVries (Massive Attack). Un pénible souvenir de Yuri Buenaventura vite zappé, la seconde partie du disque convainc en demi-teintes, entre dream pop (trop) alanguie signée Rich File d’Unkle et les fatigants Orishas.
Un disque : The Revolution – Revolution (Rapster Records / !K7)
Shelter - Lateef Daumont
Yellow Moon - Revolution
10:39 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electro pop, critique, k7, hip hop, fatboy slim, cameron mcvey, orishas, the revolution, lateef the truth speaker, guy sigsworth, marius devries, roisin murphy, stan kybert, rich file, poet name life, jenna g, rapster records, cuban music |
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24.10.2008
Hawnay Troof – Islands Of Ayle
Le casting en guest du troisième effort de Hawnay Troof, aka Vice Cooler, a de quoi donner le vertige à tout un pan de la musique pop contemporaine – au sens très large de la notion. Bien qu’à l’écoute, il soit délicat d’estimer les mérites des Carla Bozulich, Brezel Göring, Xiu Xiu et Jenny Hoyston (ce ne sont que quelques noms), l’humeur branquignole décalée du musicien américain donne un foutu bordel de bon poil, qu’on soit fan de hip hop leftfield ou d’electro pop fendarde – certains titres feraient même passer le Robots Après Tout de Katerine pour une vulgaire cavalcade de fancy fair boraine. Même si le flow de Cooler n’est pas toujours complètement personnel, bien que d’obédience très Beastie Boys (on a connu bien pire comme référence), les petits – et gros – délires de ses potes musicos rachètent la sauce, hilarante et euphorisante des Stereo Total au meilleur de leur décadence rythmique. Et un fou rire pour la quatrième, un.
En écoute sur MySpace
Un disque : Hawnay Troof – Islands Of Ayle (Southern Records / Retard Disco)
11:36 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pop, electro pop, critique, hip hop, southern, hawnay troof, vice cooler, retard disco |
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03.08.2008
Depth Affect – Hero Crisis
Deuxième essai du duo nantais Depth Affect, aka David Bideau & Rémy Charrier, Hero Crisis exhorte les sirènes hip hop du premier album Arche-Lymb, à la confrontation click’n cuts / pop. La suite sur Octopus.
En écoute sur MySpace
Un mp3 (via Audio Drums): Depth Affect – Junior International
Un disque : Depth Affect – Hero Crisis (Autres Directions In Music)
15:58 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mp3, pop, electronica, critique, hip hop, depth affect, david bideau, remy charrier, autres directions in music |
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26.05.2008
B R Oad Way – Enter The Automaton
Que ce soit en dedans ou en dehors de The John Venture, le hiphoptronica de traviole de B R Oad Way fait encore mouche. La suite sur Octopus, pour un nouveau numéro où plus de 80 chroniques n’attendent plus que votre visite.
En écoute sur MySpace
14:11 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hip hop, b r oad way, critique, jarring effects, we are unique records, 6am prod, electronica, pop, french scene |
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08.02.2008
Novö – Je Retiens Ton Souffle
Duo toulousain, Novö mamifeste ses influences en toute reconnaissance, entre Diabologum et Encre, entre Jean-Pierre Melville et Sylvain Chauveau. La suite sur Octopus.
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19:39 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : novo, monopsone, critique, hip hop, electronica, rock, french scene |
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17.10.2006
Angil (& The Hidden Tracks) & B R Oad Way – The John Venture
Fugace rencontre entre folk, hip hop et electronica, The John Venture est la synthèse de l’intrigant Mickaël Mottet aka Angil (& The Hidden Tracks) et de ses concitoyens B R Oad Way. La suite sur Octopus et allez les Verts.




