01/01/2009

Playlist # 4 - The rest of the best in 2008 (I)


08/12/2008

Isobel Campbell & Mark Lanegan – Keep Me In Mind Sweetheart

isobelcampbellmarklanegan-keepPour une suite du magnifique Sunday At Devil Dirt, le second opus de la belle écossaise et de la bête américaine, sorti en début d’année, c’en est une superbe que cet EP, enregistré lors des sessions de leur désormais célèbre dimanche diabolique. Toutes les qualités d’Isobel Campbell et Mark Lanegan se confirment, d’éclatante manière, sur ces six titres à mettre en toutes les oreilles. Ballade organique dans la foulée de (Do You Wanna) Come Walk with Me?’, titre majeur du premier album (Keep Me In Mind Sweetheart), volutes américana aux accents jazzy (Flight Fire With Fire), déchirante romance à flinguer toute la discographie de Lee Hazlewood (Asleep On A Sixpence), violon à quatre sous en quête d’une pièce (Violin Tango), tout subjugue, tout séduit, tout prend aux tripes. Sans même parler de l’intemporel Rambling Rose, titre qui ne se démodera jamais, à l’image d’un duo qui fréquente son passé pour mieux éclairer notre avenir.

 

En écoute sur MySpace

Un EP : Isobel Campbell & Mark LaneganKeep Me In Mind Sweetheart (V2)

03/03/2008

Campbell & Lanegan, encore

campbell-laneganPeu de monde aurait misé une ligne de coke sur une seconde collaboration entre le très ravagé Mark Lanegan et la douce Isobel Campbell. Pourtant, deux après le magnifique – et très acclamé - Ballad of the Broken Seas, un petit frère (annoncé plus jazzy et nommé Sunday at Devil Dirt) devrait voir le jour début mai. Pour une seconde nomination au Mercury Prize ?

 

En concert à l’Ancienne Belgique le 7 juin

Un disque à venir : Isobel Campbell & Mark LaneganSunday at Devil Dirt (V2)

03/02/2008

Pantaleimon – Mercy Oceans

pantaleimon-mercyoceansPeu connue de ce côté de Vashti Bunyan et de Keren Ann, l'Anglaise Andria Degens, alias Pantaleimon, mérite bien des suffrages, tant du côté des thuriféraires obstinés de l’auteur du toujours sublime Nolita que des plus absolus défenseurs de Larkin Grimm. Ancrée dans une tradition folk tout en étant portée d'un acide post-espersien, sa musique inquiète autant qu'elle séduit, grince autant qu'elle charme. Alors que tant d'artistes dans la même veine (Meg Baird, Lisa Germano, Isobel Campbell, cette dernière au violoncelle sur deux titres) se contentent d'explorer – et elles le font très bien – un même versant de la musique folk, la blonde en robe rouge parvient à réconcilier la part davantage populaire de son art (les mélodies, aussi abouties qu'accessibles) et le côté plus expérimental de sa folk music (à l'image d'un David Tibet ou d'une Josephine Foster). Si nous citons le nom du leader des grands Current 93, ce n'est pas complètement par hasard, la demoiselle ayant apporté son écot à leur très intrigant Black Ships Ate The Sky, et c'est bien plus qu'anecdotique. Quant aux abstentionnistes, ils seront impitoyablement flagellés à grands coups de Rose et de Claudine Muno

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 (via Motel de Moka): Pantaleimon – We Love

Un disque : PantaleimonMercy Oceans (Durtro / Jnana)

02/12/2006

Isobel Campbell – Milkwhite Sheets

isobel-milkwhitesheetsChaque jour passant, Isobel Campbell s’éloigne un peu plus de la pop fleur bleue de son ancien groupe Belle & Sebastian. Déjà, son passionnant duo Ballad Of The Broken Seas avec Mark Lanegan nous l’avait révélée en femme affirmée, répondant avec ses tendres armes à la virilité radicale de l’ex-Screaming Trees (et dont la drug addiction n’avait pas facilité la finalisation de l’album). De retour seule, l’ancienne comparse de Stuart Murdoch revisite en profondeur – et en style – le répertoire folk qui est le sien, adaptant à sa manière plusieurs airs traditionnels, allant même jusqu’à les rhabiller d’une acidité digne des géniaux Espers (Willows Song). Les lenteurs extatiques de ses instrumentaux (James, Milkwhite Sheets) n’ont à vrai dire d’égales que la fausses innocence de comptines aux déclinaisons attendrissantes (Cachel Wood, Beggar Wiseman Or Thief). Dans une démarche analogue à celle de son essentiel compatriote Alasdair Roberts (‘Loving Hannah’), l’austérité en moins, le charme naturel en plus, Isobel Campbell, en digne héritière de cette autre grande figure écossaise qu’est Vashti Bunyan, transcende le bonheur élégiaque d’un répertoire pourtant sombre et son disque lui confère le statut d’une artiste à la bouleversante et saisissante maturité.

 

Un mp3 (via I Rock Cleveland) Isobel Campbell – Beggar, Wiseman Or Thief

Un disque : Isobel Campbell – Milkwhite Sheets (V2)