18/01/2008

Jackie-O Motherfucker – Valley of Fire

jackieomf_valleyofireGroupe tout simplement extraordinaire en live – les veinards présents un certain soir de novembre au Netwerk peuvent en témoigner – Jackie-O Motherfucker bénéficie généralement d'une presse moins favorable en disque et ça n'a rien de scandaleux. Bien que leur trip fantastico-onirique passe moins impression à la maison qu'en concert (rien de bien dramatique, toutefois), leur nouvel effort Valley of Fire peut sans peine être catalogué dans les bonnes sorties du genre. Certes en retrait des incroyables No-Neck Blues Band, notamment sur l'introductif Sing Your Own Song, le combo américain balance sur la chanson-titre tout son sens du folk spatialisé, d'une beauté sombre terriblement hallucinée/nante. Hantées des fantômes de Nick Drake, revisitées à l'aune de Matt Elliott, du krautrock de Can et de l'electronica, les presque six minutes du morceau dégagent une émotion aux échos de noirceur parfaitement assurée et – surtout – maîtrisée. Plus nu, mais à peine moins réussi, le court The Tree (2'30 à peine), reprise des Beach Boys(!) fourbit ses armes du côté d'un Bert Jansch gothique en pleine mue de baryton enfumé, tandis que l'ultime et très développé We Are / Chanel Zero nous fera définitivement préférer la folie furieuse des Drifting Bears Collective ou des Gang Gang Dance.  

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 : Jackie-O Motherfucker Valley of Fire

Un disque : Jackie-O Motherfucker Valley of Fire (Textile Records)

03/11/2007

Joanne Robertson / Kiss The Anus Of A Black Cat / Jackie-O Motherfucker, triple grande affiche

DSCN1130La triple affiche de ce vendredi soir l’a (encore) prouvé dans toutes les largeurs, le Netwerk est la salle de concert la plus passionnante de nos trente mille kilomètres carrés. Entre musique folk d’une sombre intimité monochrome (Joanne Robertson), échappées rock acoustiques (Kiss The Anus Of A Black Cat) et psychédélisme débordant de la case folie furieuse (Jackie-O Motherfucker), nos pavillons déjà bien entamés par le récent Sonic City n’en reviennent pas encore tout à fait, vingt-quatre heures plus tard. Et une claque en pleine tronche, une !

 

Un mp3: Kiss The Anus Of A Black Cat – The Cranes Are Scared Of Sunworlds