04.07.2010
Phlippe Petit & friends – Silk-screened
Homme des coulisses du label marseillais BiP_Hop (les neuf compilations BiP_Hop Generation, très recommandables), patron exigeant des musiques de notre temps qui n’hésitent pas à en prendre (Janek Schaefer, Rothko, Bela Emerson), Philippe Petit invite – vous l’aurez deviné – une ribambelle d’amis musiciens sur ce très joli Silk-screened. Parmi moult sons familiers d’une scène (très) indépendante où le jazz fait de l’œil à l’electronica, on reconnaît entre milles la clarinette humectée de Jérôme Paressant (abraxas, liquide et transgressif). En d’autres temps, les grésillements turntablisés de Petit – quand il ne s’agit d’égards acoustiques retraités – laissent vibrer de toute leur énergie vitale les instruments. Pièce maîtresse de l’ensemble, l’extraordinaire bravoure free rock a swirling mix of dystopia incruste la totale liberté du No-Neck Blues Band au gré de Miles Davis, pour une sublimissime confrontation où les guitares de Rémi Bellin et Cyril Secq (Astrïd) s’enchevêtrent dans un déluge cuivré – merci la trompette d’Andy Diagram (James) – et percussif (thanks Ronan Benoit). Total respect, dude.
Un disque : Phlippe Petit & friends – Silk-screened (Trace Recordings)
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22:38 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, jazz, experimental, jerome paressant, phlippe petit, andy diagram, ronan benoit, remi bellin, cyril secq, trace recordings |
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27.12.2008
Lena & The Floating Roots Orchestra – Lost Wax
Figure incontournable d’une certaine scène indie made in France, celle qui – à l’instar d’un Jérôme Paressant sur son label Oceanik Creations – refuse les compromissions que s’autorise une scène faussement Naïve, Mathias Delplanque était l’auteur en 2004 d’un excellent album de dub (Floating Roots), dont le présent disque est le prolongement naturel. Axé sur un mélange des genres (dub, jazz, soul, spoken word, rap) d’une très grande maîtrise qu’on aimerait davantage en lâcher-prise, Lost Wax fait appel à une myriade de collaborateurs, voisins de paliers (les Nantais de Man Rasim Biyikli et Charles-Eric Charrier), patron de label (le batteur Steve Argüelles, collaborateur entre autres de l’impeccable Pierre Bastien) ou légende de Chicago (le corniste Rob Mazurek, habitué de la maison Thrill Jockey), qui donnent au disque une matière sonore intéressante, dont le grain riche, voire copieux, donne par moments envie de baisser pavillon. Non que le disque manque d’idées, il en regorge même, à l’image du flow de MC Black Sifichi ou des remarquables lignes de guitare de Delplanque, c’est juste que cette avalanche de richesses donne un sentiment d’indigestion étrange et incongru.
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18:21 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soul, jazz, critique, dub, spoken word, man, jerome paressant, mathias delplanque, rasim biyikli, charles-eric charrier, steve arguelles, rob mazurek, black sifichi, lena the floating roots orchestra, plush, experimenta |
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