31/07/2009

The Revolution – Revolution

TheRevolutionNé de l’échange entre des producteurs anglo-saxons parmi les plus fameux et des jeunes musiciens cubains, The Revolution vaut bien mieux que ne laisse supposer la lourdeur de son titre, clin d’œil balourd au discours castriste, principalement sur sa première partie, totalement excitante. Notamment, le premier morceau Shelter est tout simplement formidable. Grâce au flow limpide du MC Lateef The Truth Speaker, marié aux cuivres brillamment soul d’un certain Norman Cook (alias Fatboy Slim, si si), l’esprit frondeur de Curtis Mayfield rejoint la diversité foisonnante d’un Jimi Tenor qui aurait viré producteur de hip hop. Splendide ! Echo lointain des Buraka Som Sistema et des… Destiny’s Child, les deux tracks signés du producteur Guy Sigsworth (Seal, Madonna, Björk) ont moins d’allure. Toujours impeccable, Roisin Murphy rehausse l’allure, toujours chic et glam, d’une dance music en souvenirs de Moloko – comme quoi, on ne se refait pas – mis en scène par Marius DeVries (Massive Attack). Un pénible souvenir de Yuri Buenaventura vite zappé, la seconde partie du disque convainc en demi-teintes, entre dream pop (trop) alanguie signée Rich File d’Unkle et les fatigants Orishas.

 

Un disque : The Revolution – Revolution (Rapster Records / !K7)


Shelter - Lateef Daumont

Yellow Moon - Revolution

27/10/2008

Milosh – iii

millosh_iiiImaginez un Sascha Ring – dites Apparat – quittant les rives très pop de son Walls. Mettez-le au contact d’un splendide falsetto – on s’y roulerait tout nu – aux frontières d’une soul enrhumée et d’une electronica manipulée par Flying Lotus et Daedelus, enrobez-le de chansons éprises d’un romantisme épris de quiétude sonore. Prenez ensuite le premier vol pour Toronto, lieu de villégiature de Michael Milosh, sentez sur vos joues les premières douceurs du printemps, quitte à faire votre mièvre amoureux des arbres (Gentle Samui), foncez chez le premier disquaire, ou vendeur de violoncelles (instrument de prédilection de Milosh, dont il ne reste aucune trace sur ce… troisième album) et fermez les yeux. Oui, vous pourriez vous sentir à Berlin (dans les bureaux de Monika Enterprise) ou à Londres (chez Expanding ou Warp), quitte à oublier que les mélodies étirées de iii aient davantage leur place dans le catalogue de miss Dani Siciliano, et ce n’est pas toujours très passionnant. Sans compter que tout cela est finalement – et nonobstant la généalogie du projet – très monotone sur la durée de la chose, aux environs des quarante-deux minutes.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Milosh – iii (!K7)

01/05/2008

Burial en DJ-Kicks

burial1Deux séries (Fabric et DJ-Kicks) viennent directement à l’esprit quand on pense aux mixes de deejays parmi les plus fameux de notre planète, de Ricardo Villalobos à Ellen Allien pour la première, de Four Tet à Henrik Schwarz pour la seconde. Personnage désormais incontournable de la scène du clubbing (tendance underground, heureusement à mille lieues des horribles frères chiamois Martin Guetta et David Solveig), le Londonien Burial – par ailleurs roi du dubstep aux côtés de Benga – va faire son entrée dans le club très fermé des DJ-Kicks, et ça risque d’être bien furibard. En attendant le 23 juin, on se repassera – et en boucle, s’il vous plait, ses deux incroyables albums Burial et Untrue.

 

Un mp3 : Burial – Unite

Un disque : Burial DJ-Kicks (!K7)

05/12/2007

Henrik Schwarz – Live

henrikschwarz-liveCompilation live – quelle surprise – de titres de Henrik Schwarz lui-même, de remixes et d'originaux en provenance d'artistes aux multiples horizons, le présent album a été enregistré dans les multiples clubs où le DJ allemand se produit, de Tokyo à Manchester en passant par Londres ou Chicago. Le démarrage (le jazz remarquable de Sun Ra) trouve hélas un pénible écho dans la suite, plusieurs titres demeurant étrangement fidèles à une pop lounge pour guignols en 4x4 Mercedes, voire à une world music policée, donc ennuyeuse. Heureusement, d'autres moments, essentiels dans toute discographie moderne, telle cette soul de traviole de la Laponne norvégienne Mari Boine Persen (quelle voix, mes amis!). Au final, une question demeure, Henrik Schwarz fréquente-t-il les montagnes russes de la foire du Midi?

 

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Un disque : Henrik Schwarz Live (!K7)

22:26 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : henrik schwarz, compilation, techno, k7 |  Facebook |

12/10/2007

Swayzak – Some Other Country

swayzak-socPas  passionnant pour deux beats de minimale, le cinquième album de Swayzak pour le compte de !K7. Pourtant, les précédentes livrées des sieurs James Taylor et David Brown nous avaient particulièrement goûtés (tel l’originel Snowboarding In Argentina de 1998) mais le présent Some Other Country dépasse (presque) toutes les bornes. Hormis quelques passages instrumentaux (ces coups de boutoir martiaux sur So Cheap) et d’autres plus rares moments chantés (No Sad Goodbyes), l’ultime livrée du duo britannique casse bien les burnes. Tels ces beats minimal techno en restes d’épluchures d’une scène berlinoise qui aurait euthanasié Ellen Allien (Distress And Calling, encore que la fin rattrape quelque peu le bout de gras), les tracks de Taylor et Brown font davantage songer à une pseudo rave uccloise dans les Salons de l’Atalaïde (Smile And Receive), et on s’emmerde grave à détailler les conversations lues dans le dernier Victoire. Une fausse innovation worldtronica plus tard (Claktronic, ou comment atteindre le sommet du ridicule en mariant flûtistes latinos de la rue Neuve rythmes samba et electronica compassée), nous constatons avec autant de déplaisir que le chant est toujours aussi étriqué, tandis que By The Rub Of Love sonne comme une démo de Bpitch Control coincée dans les starting blocks. L’ultime They Return passé, une seule pensée nous traverse l’esprit, ’We Flee’.

 

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Un mp3 (via Off The Radar): Swayzak – Smile & Receive

Un disque : Swayzak Some Other Country (!K7)

19:45 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : swayzak, critique, mp3, k7, techno, electronica, pop |  Facebook |

21/07/2006

Four Tet - DJ-Kicks

D’abord saluer la naissance d’un nouveau blog musical, le très électronique Libérez Les Electrons. Ensuite s’imprégner des émanations translucides, lubies jubilatoires et transes aérées de ses pages. Enfin observer quelques lignes plus loin que les DJ-Kicks de Four Tet sont téléchargeables gratuitement (en un seul tenant). Pour combien de temps ? J’sais pas, alors fonce petit champion !

 

Un (gros) mp3 Four Tet DJ-Kicks

Un disque : Four Tet – DJ-Kicks (!K7)

 

Tracklist

 

1. David Behrman - Leapday night (scene 1)
2. Syclops - Mom, the video broke
3. Curtis Mayfield - If I were only a child again
4. Heiner Stadler - Out-rock
5. Gary Davis - The Professor Here
6. Heldon - Les soucoupes volantes vertes
7. Stereolab - Les yper sound
8. So Solid Crew - Dilemma
9. Akufen - Psychometry 3.2
10. Animal Collective - Baby day
11. Madvillain - Figaro (st101 remix)
12. Julian Priester + Pepo Mtoto - Love, love
13. Four Tet - Pockets
14. Model 500 - Psychosomatic
15. Shona People of Rhodesia - Taireva
16. Quickspace Supersport - Superplus
17. Cabaret Voltaire - Kneel to the boss

18. Gong - Love is how y make it
19. Showbiz & AG - Represent
20. Group Home - Up against the wall (getaway car mix)
21. Autechre - Flutter

13:16 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mp3, four tet, dj-kicks, k7, electro |  Facebook |