26/05/2010

Toog – Goto

toog-gotoSource d’inspiration des artistes, le trafic automobile n’a cessé d’inspirer les artistes, de Charles Trénet à sa Nationale 7 (et les reprises fendardes des Honeymoon Killers et Stereo Total) à Philip Glass (certaines séquences de Koyaanisqatsi). Dans un genre plus grinçant, Gilles Weinzaepflen, alias Toog, aborde le thème avec une distance électro-pop dada – think Felix Kubin vs Matmos – totalement bienvenue. Mêlant des field recordings (klaxons) à des musiques qu’on aurait très bien entendues sur Gagarin Records, Toog pose les bonnes questions (Où Va La Vie ?’, L’Esprit de l’Inventeur) tout en se gardant bien d’un tirer un discours pseudo-philosophique abscons (pour ça, regarder BHL trente secondes sur YouTube suffit). Derrière son dilettantisme en trompe-l’œil, le savoir-faire du bonhomme est immense. Parvenant à traiter de sujets sérieux avec la légèreté onirique d’un François de Roubaix, Weinzaepflen insuffle une énorme part d’humanité dans la multitude de ses influences. Citant Jean-Jacques Perrey tout comme il décorne Katerine (les drolatiques Ebréché et La Chambre Noire), l’homme de Mulhouse nous amène – sans coup férir – à la question : et si on tenait un nouveau Bertrand Burgalat ?

 

Un disque : Toog Goto (Karaoke Kalk)

13/03/2009

Takeo Toyama reprend ses Etudes

TakeoToyama-EtudesAvant tout "connu" et apprécié pour son album Hello 88, paru en 2001 sur le label allemand Karaoke Kalk, le musicien japonais Takeo Toyama n’a guère d’équivalent en matière de tonalité néo-classique fondue de jazz de bonne humeur. Bien sûr, son approche ludique et sensorielle évoque l’écho d’un certain Pascal Comelade, grand pourfendeur de culture nipponne, soit dit en passant. Tout en n’étant pas exempte d’un certain pastoralisme, on songe parfois aux Tableaux d’une Exposition de Moussorgsky sur le morceau Nancy, la verve ludique de l’homme d’Osaka est une très bonne raison d’approcher sur la réédition de ses Etudes. De (beaucoup) plus près.

 

Un disque : Takeo Toyama Etudes (Karaoke Kalk)

17/09/2007

Pluramon puissance quatre

pluramon-monstroussurplusQuatre ans, c’était suffisamment long pour oublier les réminiscences shoegazing des Allemands de Pluramon de leur troisième album Dreams Top Rock. Quatre, le chiffre doit être fétiche pour Marcus Schmickler, qui aura attendu quarante-huit mois (oui, quatre fois douze) pour nous revenir avec un… quatrième album. A écouter en mangeant du quatre quart dans un train entre Cologne et Berlin, résidences successives du label Karaoke Kalk ?

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Pluramon The Monstrous Surplus (Karaoke Kalk)