21/08/2008

Renderizors – Submarine

renderizors-submarineComplaintes psychédéliques, traversées de spectres fantomatiques ou douleur contenue, Maryrose Crook – chanteuse des Renderizors – fourbit ses armes en cousine vocale de Beth GibbonsLa suite sur  Octopus, drones psychés included.

 

En écoute sur LastFM 

Un disque : Renderizors Submarine (Last Visible Dog Records)

22/07/2008

Preston Ari Swirnoff – Maariv

prestonswirnoff-maarivSous-titré Four Pieces of Electroacoustic Music, le présent album de Preston (Ari) Swirnoff est une collection d'œuvres électroacoustiques enregistrées dans le studio de son auteur entre 2004 et 2005. Collaborateur du passionnant Ilya Monosov dans le groupe rock The Shining Path et producteur de dub analogique sous le nickname de Habitat Sound System, le musicien de San Diego aime citer La Monte Young et György Ligeti parmi ses influences. Evidentes tout en étant transcendées par une inspiration jamais prise en défaut de Charlemagne Palestine, les racines de sa musique débordent d'une vitalité d'un psychédélisme pratiquement morbide, tellement fascinant qu'on se prend à se rêver prisonnier des cordes du piano malmené par l'électronique de Maariv 1. Le second des quatre morceaux (Maariv 2) traverse l'esprit du célèbre compositeur hongrois, mais aussi les drones de la grande Eliane Radigue, qu'on imaginerait volontiers malmener les orgues dans une relecture de 2001 Odyssée de l'Espace. L’avant-dernier titres rabibochera carrément les tenants d'une guitare jouée par des fées clochettes, direction la voûte céleste (Maariv 3), bien que l'ultime Maariv 4 trébuche quelque peu sur les quatre enregistreurs à cassettes censés lui donner du grain. Trois morceaux superbes, néanmoins, ça nous fait du 75% de réussite et une mention très bien.

 

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Un disque : Preston Ari Swirnoff – Maariv (Last Visible Dog Records)

18/07/2008

The Terminals – Touch

theterminals-touchLe présent disque le prouve à son corps défendant, l’histoire de la musique pop est remplie d’injustices flagrantes. Récemment, nous vous narrions notre passion, jamais démentie, pour le grand Thierry Müller, dont les œuvres radicales et incantatoires continuent de hanter nos jours et de stimuler nos nuits. Les Néo-Zélandais de The Terminals n’ont pas dû attendre plus de vingt ans avant d’être réédités (il s’agit ici d’une réédition de leur album de 1993 Touch), ils sont en plus la chance de continuer trajectoire aujourd’hui (Last Days Of The Sun, LVD, 2007) placée dès le départ sous le signe du Velvet Underground et de leur jeu de guitares tellement identifiable. Parfois (Mr Clean), on songe aussi aux tout débuts des Pink Floyd, quand la folie de Syd Barrett emportait tout sur son passage et que, ravagée à grands coups de LSD, elle ne donne le tentaculaire The Piper At The Gates Of Dawn. Bien que le chant de Stephen Cogle ne soutienne pas toujours la comparaison avec ses illustres prédécesseurs, les arrangements – psychédéliques et défoncés à souhait – rehaussent de leur chaleur presque paranoïaque (ah, ces synthés analogiques !) des guitares au taux d’acidité redoutable, entre Rolling Stones façon Paint It, Black et Sonic Youth modèle 1981. Et comme de sagesse, nulle question, pourquoi se priver ?

 

En écoute sur LastFM

Un disque : The Terminals – Touch (Last Visible Dog Records)

17/06/2008

Vapaa – Hum Hum Hum

vapaa-humhumhumUn disque au psychédélisme krautrock complètement défoncé à coups de folk malade, ça ne pouvait être que sur Last Visible Dog Records, là où sévit déjà un certain Eyes Like Saucers. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : Vapaa – Hum Hum Hum (Last Visible Dog Records)

30/11/2007

Gianluca Becuzzi & Fabio Orsi

orsi_becuzzi-wildflowersTrès inspiré, le label Last Visible Dog en 2007. Outre les fabuleux drones méditatifs à l’harmonium d’Eyes Like Saucers (chroniqués quelques lignes plus bas), la maison de Providence nous propose le (déjà) troisième essai du duo italien Gianluca Becuzzi & Fabio Orsi, qui s’annonce fameux. Dans la foulée de leur indispensable compatriote Giuseppe Ielasi, l’électronique de l’un (Becuzzi, aka Kinetix) et la folktronica de l’autre (Orsi) polarisent l’essence d’un Brian Eno sous magnitude Stars of the Lid, qui donne forcément des envies d’exploration. Vite, la suite…

 

Un disque : Gianluca Becuzzi & Fabio Orsi Wildflowers Under The Sofa (Last Visible Dog Records)