18/10/2009

Laura Gibson – Beasts Of Seasons

lauragibbson-beastsofseasonsMise à l'honneur en ces mêmes pages voici moins d’un an, Laura Gibson nous avait à l’époque fait parvenir son premier album, le parfaitement recommandable If You Come To Greet Me sorti sur l’épicerie fine espagnole Borne!. En adepte d'une folk music qui trempait sa mélancolie dans l'encre de Peter Broderick (il était du nombre présent sur le disque) et d'Adam Selzer (qui le produisait), la demoiselle américaine nous avait profondément séduits par son naturel, désarmant comme du Julie Doiron et beau comme du Mariee Sioux.

C'est donc rempli d'un enthousiasme débordant que notre lecteur a englouti ces bêtes des saisons, bien plus automnales que printanières et, pour la petite histoire, première sortie du nouveau label berlinois Souterrain Transmissions. Divisée en deux parties (Communion Songs et Funeral Songs), l'œuvre débute par deux titres d'une grande tristesse, heureusement jamais surjouée, qui évoque la rencontre des grandes Billie Holliday et Sibylle Baier. Le troisième morceau Spirited vient, heureusement, mettre du baume au coeur, aux battements rythmés par Feist sur fond de nymphe des bois. Entre envolées belles à pleurer sur le Carbon Glacier de Laura Veirs et magnifiques arrangements, riches et décorés comme du Lambchop, le temps vire à novembre, et sa morte saison.

 

Un disque : Laura Gibson Beasts Of Seasons (Souterrain Transmissions)


Shadows On Parade - Laura Gibson

Spirited -

03/01/2009

Playlist # 5 - The rest of the best in 2008 (II)


05/12/2008

Laura Gibson – If You Come To Greet Me

lauragibson-ifyoucomeAussi méconnue chez nous que sa folk music est recommandable, l’Américaine Laura Gibson soutient, sans hésitation aucune, la comparaison de la grande Julie Doiron, tant ses inflexions ravageuses de sensibilité perlée l’amènent au nirvana sensible de notre Canadienne préférée. Produite par Adam Selzer (Norfolk & Western), oui tout de même, et joué par une huitaine d’excellents musiciens dont Peter Broderick, le disque fait partie de ces trésors trop bien cachés de la musique américaine, celle qui nous a révélé Alela Diane et Mariee Sioux. Traversé d’onze titres tous plus impeccables les uns que les autres, certains atteignant un degré d’émotion triste à se jeter d’un pont tant c’est beau (Nightwatch, sa guitare, sa scie musicale), d’autres perfectionnant une mélancolie joyeuse des frimas automnaux (Broken Bottle). Le plus miraculeux étant le naturel de la jeune Laura, jamais bobo pleurnicharde, jamais pimbêche revendicative. Quelquefois, la ballade se fait même bucolique et tendre, toujours entre amis de bonne compagnie (Small Town Parade), comme nous partagerons volontiers leur quignon de pain et la chaleur de leur présence humaine.

 

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Un disque : Laura GibsonIf You Come To Greet Me (Borne Recordings)

19/02/2008

Laura Gibson, nouvelle icône folk

lauragibsonOriginaire de Portland, Oregon, Laura Gibson doit forcément sentir l’air frais de la tradition folk américaine, mais aussi du Canada (presque) voisin, sur sa guitare lorsqu’elle compose ses touchantes mélodies folks. Et pour cause, un timbre de voix rappelant une Feist – en bien plus timide et ce n’est pas inconvenant, une gratte acoustique en plein accord avec l’héritage de Karen Dalton, des joues humides à se rappeler le bonheur intime d’aimer Julie Doiron, ça a de quoi ressusciter l’indicible espoir de voir un jour trôner en tête des charts Diane Cluck et Jana Hunter.

 

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Un disque : Laura Gibson If You Come To See Me (Hush Records / Borne Recordings)