21/04/2009

Susumu Yokota – Mother

susumuyokota-motherArdent défenseur des musiques électroniques de ces quinze dernières années, de la techno à l’ambient, le Japonais Susumu Yokota n’était guère attendu dans le champ d’action de ce Mother, et ses treize chansonnettes pop mélancoliques. Parmi les sept invités conviés au bal, Casper Clausen (Efterklang) et Anna Bronsted (Our Broken Garden) ressortent du lot, dès l’introduction de l’album, au thème intemporel qu’on verrait bien chez Claude Lelouch s’il faisait des films dignes de ce nom (Love Tendrilises). Les épanchements langoureux de Nancy Elizabeth, censés émouvoir, donnent surtout des envies de zapper, spécialement sur un A Ray Of Light appliqué et scolaire, heureusement rattrapé par A Flower White, où la voix de soprano de la chanteuse anglaise donne une bien meilleure mesure à sa tendre luminosité. A la frontière, certes, de la lounge attitude pour adepte du taoïsme qu’elle est, Caroline Ross – déjà aperçue aux côtés de Mark Rothko et de Yokota – étage la beauté diaphane de ses vocalises, accrochées à une rythmique prenante dans sa subtilité. D’autres tentatives décoratives énervent plus  qu’ils n’émerveillement par leur pseudo-philosophie de temple zen, la palme revenant aux morceaux où la diva nipponne Kaori se laisse emporter dans des élans planants qui nous font regretter de ne pas avoir mis le dernier Tujiko Noriko sur la platine.

 

Un disque : Susumu YokotaMother (Lo Recordings)


Love Tendrillses - Susumu Yokota

A Flower White - Susumu Yokota

23/08/2007

Nancy Elizabeth Cunliffe aka Nancy Elizabeth

nancyelizabeth-battlePlein de références, adulées en ces pages, hantent mon esprit à l’écoute de la jeune (23 ans) Anglaise Nancy Elizabeth, qui a abandonné le patronyme de Cunliffe depuis son confidentiel EP The Wheel Turning King de 2006. Ses titres en écoute, préludes à un premier album sur le prestigieux The Leaf Label, évoquent la harpe de Joanna Newsom, l’acidité de Josephine Foster & The Supposed, la profondeur de James Yorkston ou encore une vision celtique de Vashti Bunyan, tout en restant étrangement dans un creux dont ont surgi ses fondamentales consoeurs américaines Alela Diane et Mariee Sioux. Et s’il lui manquait tout simplement un brin de cette épure assurée qui fait la grandeur de Meg Baird ? Et Qu’en pense le sympathique lecteur tombé sous le sens épique de la splendide Alela? Questions, questions, que de questions…

 

En écoute sur MySpace

Un mp3: Nancy Elizabeth – Hey Son

Un disque : Nancy ElizabethBattle And Victory (The Leaf Label)