06/07/2010

alva noto – For 2

alvanoto-for2Personnage quasi-récurrent du Love On The Bits – nous reparlerons très prochainement de sa collaboration avec – mais oui – Blixa Bargeld (Einstürzende Neubauten), alva noto compile sur For 2 les compositions dédiées à des personnages du vingtième siècle, du cinéaste russe Andrei Tarkovsky au dramaturge allemand Heiner Müller en passant par le  musicien américain Phill Niblock. En avant pour un très intéressant aperçu de la vie parallèle de l’auteur de Unitxt, entre 2003 et 2007.

Davantage inspiré par un esprit ambient qui confine au néo-classiscisme tel que l’imaginerait Wolfgang Voigt (alias GAS), Carsten Nicolai n’oublie toutefois pas complètement le minimalisme de ses beats, ceux qui nous excitent tant sur son label Raster-Noton (Garment, 13). Ici penché sur l’héritage indispensable de la musique concrète de Francisco López (Villa Aurora), là imprégné d’un faux jazz viennois que pratiquerait Kai Fagaschinski aux côtés de Philip Glass (Argonaut), For 2 dévoile les multiples facettes méconnues de son auteur. Explorateur des espaces interstellaires, à l’instar de Lawrence English mais aussi de Brian Eno, le musicien de Chemnitz sublime le beau dans la pérennité alors que, trop souvent rangé dans la catégorie des producteurs d’une techno squelettique qui n’en demeure pas moins indispensable, il pourrait se contenter de capitaliser sur la recette d’une relative et bien illusoire notoriété.

 

Un disque : alva noto – For 2 (Raster-Noton)


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27/06/2010

Films – Messenger

films-messengerEmpreinte d’éléments néo-classiques, tel le monde funambulesque de Max Richter illustrant une fable ultime du grand cinéaste Kore-Eda Hirokazu (Nobody Knows, Air Doll), la musique des bien nommés Films se noie – hélas – dans l’évanescence bavarde. Formellement très belles, les atmosphères empreintes de cordes, de piano et d’électronique ont tendance à se perdre dans les méandres vaporeux d’une référence trop voyante. Instrumental, l’univers tonal et apaisant manque de relief rythmique, notamment lorsqu’il s’égare dans un substrat ambient, certes, subtil mais à qui il manque le support visuel pour emprunter davantage de sens. Chantées d’une voix féminine rêveuse, les mélodies s’insèrent dans l’immense interstice séparant les Dead Can Dance de Gutevolk en passant par Soap & Skin (le meilleur) ou Enya (ça devient gênant). A toi de voir, l’ami des elfes aux yeux bridés.

 

Un disque : Films – Messenger (Noble)

17/02/2010

Aufgang – s/t

aufgang2Chaque jour davantage lisible, l’échange entre  les musiques classiques et électroniques ne cesse de gagner du terrain. En songeant à de récentes épopées discographiques (ReComposed de Carl Craig & Moritz von Oswald, The Versailles Sessions de Murcof), la très grande réussite est au rendez-vous, quitte à laisser les ayatollahs de chaque bord à l’orée du bois. Issus, eux aussi, du milieu classique (ils ont étudié le piano à la très prestigieuse Julliard School), Rami Khalifé et Francesco Tristano ont fait leurs armes, c’était au Sonar Festival 2005, aux côtés de l’immense Jeff Mills. Rejoints par le batteur Aymeric Westrich (Cassius), ils avaient repris le fantastique track The Bells du producteur américain, point d’ancrage d’un projet qu’ils dénommeraient Aufgang.

Traversé d’un esprit libre, le disque décline la virtuosité contemporaine de ses notes de piano au gré des fantaisies électroniques. Traversée d’un esprit jazz prégnant sur certains titres (Channel 7, Good Generation) et davantage moderniste sur d’autres (Channel 8), l’entreprise joue à saute-moutons au-delà des siècles. Picorant son inspiration chez Bach – rappel évident de la fréquentation de haut vol de Tristano pour l’œuvre du monstre sacré Johann Sebastian (Barock) – comme chez… Sébastien Tellier (Sonar), le trio peut également s’inscrire dans une exquise langueur (Prélude Du Passé). Seul hic par instants, les ajouts électroniques dénaturent plus qu’ils n’enrichissent des morceaux joués de divine manière.

 

Un disque : Aufgang – s/t (InFiné)

Aufgang from discograph on Vimeo.

04/02/2010

Black To Comm – Alphabet 1968

blacktocomm-alphabet1968Boss du label Dekorder (Guido Möbius, Kuupuu, Xela, Stephan Mathieu) et musicien accompli dans le secteur des drones, Marc Richter aka Black To Comm explore des contrées électronica davantage néo-classiques sur ce nouvel opus, le premier pour Type. Parsemé d’atmosphères multiples et d’influences diverses, Alphabet 1968 est un disque malicieux et long en bouche. Entre velléités pianistiques minimalistes, évasions vers la musique concrète ou beats hyper-discrets très germaniques, les ingrédients se chevauchent dans un premier temps, c’est pour mieux d’amalgamer en un délicieux breuvage. A sa dégustation, nombre de nos héros contemporains se rappellent à notre excellent souvenir. Entre ambiances saupoudrées de turntablism à la Giuseppe Ielasi, escapades humides à la Wolfgang Voigt, rythmiques en sourdine façon Michaela Melian ou glockenspiel fébrile à la manière de Colleen, les points de chute se multiplient et s’entrecroisent. A certains instants, c’est tout bonnement magique (Frost, la conjugaison parfaite entre le Zauberberg de GAS et le Baden-Baden de Mme. Melian) ou gargarisant (Musik für Alle, tel du Benjamin Lew). Dans tous les autres cas, le niveau demeure très haut.

 

Un disque : Black To Comm – Alphabet 1968 (Type)

01/10/2009

Sylvain Chauveau – Touching Down Lightly

touching_downA l’orée d’une double actualité en 2010 (un prochain disque solo Singular Forms (Sometimes Repeated) et le prochain Arca By the Window / By the Looking-glass), le magicien du piano minimal Sylvain Chauveau nous convie à une visite de son entresol, rare et précieux. Vision ultra-dépouillée d’un musicien déjà peu connu pour ses déluges de notes, Touching Down Lightly s’écoute tel qu’il a été conçu, entre curiosité intellectuelle pour toute chose extraordinaire (au sens étymologique du terme) et pause bienvenue entre travaux majeurs. D’une étonnante précision apprise à la fréquentation de John Cage, l’œuvre du pianiste français affronte, le long de quarante-sept minutes réunies en une seule plage, le silence d’entre les lignes, qui cohabite harmonieusement aux côtés des blanches et des noires. A la manière d’un Kenneth Kirschner pour qui l’electronica accompagne les vides pour mieux les combler, Chauveau nous invite gracieusement en une salle d’attente déritualisée où notes et accalmies s’enlacent pour ne plus se quitter.

 

Un disque : Sylvain Chauveau Touching Down Lightly (Creative Sources Recordings)

13/09/2009

V/A – An Anthology of Chinese Experimental Music 1992 - 2008

chinesemusicImmense et diversifiée, la culture chinoise se déguste très largement au-delà des clichés habituellement véhiculés par des médias occidentalisés en mal d’exotisme. Vieille d’environ cinq mille années, ancrée dans une tradition qui juxtapose les différents cultes et philosophies (taoïsme, confucianisme, bouddhisme) en privilégiant l’harmonie à la compétition, elle s’est au fil des siècles inscrite dans une double évolution, interne et externe.

 

Tour à tour replié sur elle-même et ouvert sur le monde, l’Empire du Milieu – traduction littérale du mot 中国 (Zhong Guo, Chine) – n’a cessé d’osciller entre rejet et tolérance, rien qu’au cours du vingtième siècle écoulé. Telle une coquille fermée, il s’est cru plus fort que le dragon (symbole de puissance par excellence) en rejetant toute influence, à deux moments cruciaux de son histoire récente, la guerre des Boxers au tournant des 19è et 20è siècles et la période maoïste, principalement la révolution culturelle maoïste des années soixante, tant fantasmée par les intellectuels d’une certaine gauche soixante-huitarde en manque d’exotisme.

 

Trente années après les réformes économiques de Deng Xiaoping, homme fort du régime – il ne faut pas l’oublier – communiste (et tout ce que cela induit en termes de libertés publiques) de 1979 jusqu’à sa mort en 1997, l’intégration du géant asiatique à l’évolution du monde ne fait plus le moindre doute, en dépit de toutes les contraintes économiques et restrictions politiques d’usage que cet article n’oublie pas, tout en se focalisant sur l’étonnant foisonnement artistique de l’underground local.

 

Il n’est donc guère étonnant que les musiques électroniques aient été à l’avant-plan, si ce n’est l’avant-garde, de l’art chinois contemporain. Quoi de plus international, en effet, que les synthétiseurs, ordinateurs et autres laptops, instruments digitalisés dont la maîtrise artistique dépasse toutes les chapelles culturelles pour se fondre en une immense alliance planétaire, de Berlin à Tokyo, en passant par Sydney, Damas ou (évidemment) Pékin.

 

Remarquablement présenté et documenté (selon les bonnes habitudes du label bruxellois Sub Rosa), le coffret An Anthology of Chinese Experimental Music nous convie à découvrir les musiques d’avant-garde de la scène chinoise, au sens le plus large du terme. Tout en intégrant, évidemment, des artistes de la Chine continentale (Pékin, Shanghai, Hangzhou…), il étend sa vision aux producteurs d’outre les frontières de la République Populaire. De Taiwan à Singapour et de Hong Kong à la Malaisie, voire Berlin (!) c’est toute une génération d’électroniciens farouchement indépendantes et étonnamment créatifs qui nous tend les bras.

 

Mise sur pied par le pionnier hong kongais Dickson Dee aka Li Chin Sung à l’invitation du label manager Guy-Marc Hinant et complétée de deux livrets (les biographies des artistes et une introduction à l’histoire des musiques expérimentales en Chine), l’anthologie accorde toute la place, indispensable et méritée, aux pionniers du genre, notamment les essentiels Dajuin Yao et Yan Jun, sans doute déjà connus des lecteurs du Wire et des partisans les plus acharnés de toutes les musiques électroniques peu ou prou dansantes de la planète.

 

Raisons de lisibilité aidant, il nous est impossible d’entrer dans le détail des quarante-huit (!) artistes présentés. Néanmoins, nous tenterons d’explorer, disque par disque, les éléments les plus pertinents de la compilation, d’une variété stylistique bien plus grande qu’il n’y semble au premier regard.

 

Du premier des quatre CD, le nom déjà évoqué de Li Chin Sung retient merveilleusement l’attention, grâce aux dix extraordinaires minutes de son Somewhere, remplies de craquements industriels noyés dans un fascinant brouillard liquéfié. Ca date de 1994 et ça n’a pas pris une ride. Plus loin, la lenteur bestiale de Zenlu nous ouvre les portes d’un inquiétant voyage interstellaire (Zen), le monde hypnotique de Cheewei rappelle l’élégance de GAS et de Murcof (Evening Has Arrived), tandis que le bruitisme maléfique de Goh Lee Kwang nous plonge dans un trou noir aux allures morbides et infinies (Frong Spraying). Avant une très belle conclusion cosmique, signée du maître Dajuin Yao himself (Psycho Realm).

 

Le second disque débute par une cavalcade en breakbeat faussement dansante, tempi saccadés et ligne vocale étonnamment moyen-orientale. Total respect, totale réussite (Crawing State de Sun Dawei). Elle contraste avec la lenteur extrême de l’ambient du duo WFDD (Wang Fan + Dickson Dee) qui, tel un signal capté du fin fond de l’univers, nous renvoie à la place ridiculement modeste que nous occupons dans la galaxie (Sin). D’autres instants évoquent l’éternel retour de la musique industrielle, le cas échéant revue par Prurient (061020 de Stingrays), alors que le para_dot de Dennis Wong (aka Wong Chung Fai) rappelle l’influence majeure d’un alva noto et de son label Raster-Noton.

 

Placé en tête de la troisième plaque du lot, le très noise hardcore Fugutive du trio Torturing Nurse se mue en chambre d’écho de son Shanghai natal. Il contraste très fortement avec le faux calme précaire du Zero de Wang Fan, telle une sourde menace planant sur sa ville de Pékin. On ne s’y attendait guère, le souvenir du Shanghai glamour des années 30 imprègne le début de j gmc de Hong Qile, hélas noyé dans une masse bruitiste informe sans personnalité. L’humour est de la partie, par contre, sur une étonnante folk song, délirante et volontairement(?) mal troussée, qu’on verrait bien sur le label Paw Tracks (422189 de Z.S.L.O.)

 

L’ultime acte du coffret s’ouvre sur des secondes quasi-bartokiennes, magnifiques et suspendues à un fil au BBC Radiophonic Workshop (Through The Tide of Faces de Wang Changchun). Cette sérénité élégiaque fait place à une cavalcade bruyante qui risque d’effrayer jusqu’à Blixa Bargeld (A Dark Knife de D!O!D!O!D!) qui, elle-même, contraste à pas de loup avec le très cinématique It’s More Than Enough de Yan Jun, où un vieux téléphone fatigué ne cesse de sonner en arrière-plan d’un dialogue de film… russe (et oui). Vous l’aurez deviné, Bird Lady de Pei (aka Liu Pei-Wen) repose sur des field recordings de chants d’oiseaux (et d’un vieux pont vermoulu) et c’est mille fois moins passionnant que le morceau sans titre d’Eric Lin aka Lin Chi-Wei, empreint de l’héritage d’un Luciano Berio atterri au beau milieu d’un jardin d’enfants amoureux des chats. A l’image d’un projet fou où les surprises foisonnent et les découvertes pleuvent. De bonheur.

 

Un disque : V/A – An Anthology of Chinese Experimental Music 1992 - 2008 (Sub Rosa)


Evening Has Arrived - Cheewei

Para_dot - Dennis Wong AKA Wong Chung-Fai

422189 - Z.S.L.O.

24/08/2009

Fenn O'Berg - The Magic Sound & The Return Of...

fennobergTrois dieux des musiques expérimentales, qu’elles soient d’une teneur ambient majestueuse (Christian Fennesz), indie rock folk noise (Jim O’Rourke) ou drone metal vs electronica (Peter Rehberg aka Pita et moitié de KTL). A lire sur le Grisli

16/06/2009

Hildur Gudnadottir – Without Sinking

HildurGudnadottir-withoutsinkingVioloncelliste islandaise formée au conservatoire, partenaire de projets aussi divers que remarquables (Pan Sonic, Animal Collective, Throbbing Gristle, múm), Hildur (Ingveldardottir) Gudnadottir avait déjà fait parler d’elle en 2006 sur son label autochtone 12 Tonar. Et si quelques productions du cru s’étaient frayé un chemin plus que convenable jusqu’en nos terres, notamment la récent et excitante tribu synth kraut Evil Madness, le premier opus de la demoiselle de Reykjavik était resté bien plus discret de ce côté de l’Atlantique Nord.

Dorénavant signée sur l’incontournable Touch, Gudnadottir a passé énormément de temps à voyager ces trois dernières années et la vue des nuages  depuis le hublot des avions lui a inspiré ce Without Sinking dont on reparlera. Par-delà le concept, qui faisait craindre un énième bâillement ambient nébuleux, la musicienne du pays de Valgeir Sigurdsson démontre un fameux savoir-faire dans le traitement des instruments, violoncelle (of course) et cithare en tête. Passés par un filtre électronique qui leur un supplément d’âme au lieu de tout bousiller ce qui fait leur substance, les sons chaleureux de la demoiselle des geysers dénotent une emprise sereine de l’instrument qui n’exclut ni lâcher prise dans les moments allegro, ni recueillement dans les passages lento. Un peu comme si elle avait déniché le point d’équilibre entre Gavin Bryars et Colleen, deux des personnages centraux de notre temps qu’il fait toujours bon fréquenter.

 

Un disque : Hildur Gudnadottir – Without Sinking (Touch)

Elevation - Hildur Gudnadóttir

Opaque - Hildur Gudnadóttir

22/05/2009

Whitetree – Cloudland

whitetree-cloudlandLes origines de Whitetree, collaboration entre les frangins Robert et Ronald Lippok et le compositeur italien Ludovico Einaudi, datent d’un concert milanais des To Rococo Hot. Présent ce jour-là, Einaudi proposa à la fratrie allemande d’un jour enregistrer ensemble, fasciné qu’il fut par l’électronique de Robert et les percussions de Ronald. Le musicien transalpin, en contemporain de notre Wim Mertens national, amena donc en studio le duo allemand, pour un disque étonnant de classe harmonique. En ouverture, le piano d’Einaudi démontre la place majeure qu’il occupe dans cette musique, soignée et classe sur des fonds sonores  qu’on pourrait croire sortis de chez Fennesz. Plus mélodique, presque jazz, le second titre Kyril est absolument prodigieux dans ses entrelacs de bruits épars, notamment grâce au jeu d’une infinie précision de Ronald Lippok, digne de Chris Corsano. Pierre angulaire du disque, le morceau se poursuit sous les auspices de Barbara Mogenstern, la grande amie pop qu’il ne faut jamais oublier. A l’image d’un disque qu’on repassera à qui veut l’entendre.

 

Un disque : Whitetree – Cloudland (Ponderosa)

Kyril - Whitetree

Mercury Sands - Whitetree

06/05/2009

Andrey Kiritchenko – Misterrious

andreykiritchenko-misterriousFondateur du label Nexsound, personnage central dans le développement des musiques électroniques en Europe de l’est, particulièrement en son Ukraine natale, Andrey Kiritchenko enchante, quelque soit la destination de son œuvre. Particulièrement apprécié, notamment pour sa contribution à la formidable compilation BiP_Hop Generation Vol. 9, où aux côtés de Hauschka et du Kammerflimmer Kollektief, le producteur de Kharkov est parvenu à se forger un nom, recommandé auprès des plus grands électroniciens de notre temps, de Francisco Lopez à Frank Bretschneider en passant par Scanner ou l’incontournable Philippe Petit, vingt ans d’activisme musical cette année.

Bien que les machines demeurent (discrètement) présentes dans ce Misterrious intégrant des field recordings d’insectes captés sur la presqu’île de Crimée, c’est bien davantage de jazz - dérivé sous une forme poptronica – qu’il est question sur cette deuxième sortie de notre homme pour le compte du magnifique label japonais Spekk. Composé de séquences d’une tonalité magique, faudrait-il écrire féérique, le disque révèle des boucles de piano pleinement absorbantes, voire légèrement psychédéliques, qui prennent tout leur sens dans un monde où Volker Bertelmann règne en maître. Ailleurs, le magnifique Martin Brandlmayr (Kapital Band 1, Radian, Autistic Daughters) vient révéler sa science du toucher percussif sur Your Thoughts In Scary Forest, entre piano minimalissime et guitare aux notes pincées. Un autre batteur, Jason Kahn – comparse de Tetuzi Akiyama – accompagne d’une admirable discrétion sur trois autres titres, dont le magnifique Wounded By Love, aux relents printaniers de mélodica pastoral en duo avec un piano apprivoisé et c’est tout un pan généreux ET intime de notre contemporanéité qui éblouit nos nuits et apaise nos journées.

 

Un disque : Andrey Kiritchenko – Misterrious (Spekk)


Wounded by love - Andrey Kiritchenko

Your thoughts in scary forest - Andrey Kiritchenko