22/11/2008

John R. Carlson – In November

johnrcarlson_innovemberNouvelle venue sur la scène discographique, la maison Parvoart nous avait indiqué sur la première sortie (le splendide Ecclesia Semper Reformanda du label manager Duncan O Ceallaigh) le chemin d’une musique ambient de la plus haute tenue electronica. Dès le second numéro, les ordinateurs sont rangés au placard et font la place nette au piano de John R. Carlson, un danseur de ballet devenu musicien résidant à Wismar dans l’est de l’Allemagne. Compositeur très prolifique (plus de soixante-dix productions en une quinzaine d’années), le musicien d’origine américaine a enregistré les cinq pièces de ce minidisque trois pouces (marque de fabrique Parvoart) sans qu’elles soient éditées ou overdubbées et leur musicalité, bien que quelque peu surannée, témoigne d’un sens généreux de la mélodie romantique, au sens le plus noble du terme. Contrairement au néo-classicisme presque gâteux d’un Dustin O’Halloran, les compositions de Carlson bercent leurs arpèges dans une sphère contemporaine (bien que tonale) qui doit autant à Yann Tiersen qu’à Max Richter, tout en n’atteignant pas le miraculeux dépouillement de Sylvain Chauveau sur Un Autre Décembre.

 

En écoute sur CD Baby

Un disque : John R. Carlson In November (Parvoart)

20/08/2008

Duncan O Ceallaigh – Ecclesia Semper Reformanda

duncanoceallaigh-ecclesiasemperreformandaEtrange personnage que ce Duncan O Ceallaigh, qui voue un culte autant à Martin Luther (comme son titre l’indique, l’album est inspiré de son manifeste pour une église en constante réformation) qu’à Arvo Pärt (cfr. le nom de son label). Ajoutez-y des origines irlando-écossaises (l’homme fit même partie de plusieurs groupes dublinois indés dans les années 1990), une résidence sur la côte baltique allemande et un changement d’attitude à 180° (du post rock à l’ambient, en gros) et vous aurez une petite idée de l’idiosyncrasie du bonhomme. Musicalement, les quatre titres de ce mini-disque trois pouces frisent tantôt l’exceptionnel (l’ouverture Ecclesia Semper Reformanda, loin de tout pompiérisme ecclésiastique explore par de simples boucles mélodiques une réflexion électronique apaisée dont émerge une beauté quasi-charnelle, et ses huit minutes sont magnifiquement prenantes) alors que le final Perpetuum Mobile développe en toute intimité digitale des drones subtilement ornés), tantôt le très bon (la brève pulsation Spatial). Nul besoin, vous l’avez compris, de maîtriser les arcanes théologiques de la religion protestante dans toute sa complexité, tant cette première sortie du label Parvoart impose sa présence – déjà notoire – en compagnie des maisons 12K ou Room40. 

 

En écoute sur LastFM

Un disque : Duncan O Ceallaigh – Ecclesia Semper Reformanda CD 3’’ (Parvoart)